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30/08/2026

Tarzanide n° 691

 

PIE LOTE

 

Oui, oui bien Lui : le n° 3 de PILOTE ...

 

Tu ratas le n° 1 ?

 

Exactement : en 1959 je désertais depuis trois, quatre années la bande dessinée, et cet abandon m’apparaissait comme la preuve que j’avais grandi. Donc le n° 3 de PILOTE je l’acquis par hasard, plusieurs années après.

 

PILOTE s’affirma par un grand format (28,5 X 38,5) alors même qu’à la fin des années 50 les petits formats – pockets – commençaient par envahir les librairies populaires françaises.

 

• Mais je parie que le Pilotorama central n’y est pas présent.

 

Si, monsieur, sa présence est authentifiée par greffier. Le thème évoque le souvenir du Nautilus du Capitaine Némo. Probablement en raison du succès d’un film réussi par l’industriel Walt Disney : 20 milles lieux sous les mers. Mais c’est vrai que les gamins eurent l’habitude d’enlever la double pages centrales toutencouleur pour l’épingler contre l’un des murs de leur chambre. Comme je viens de re-feuilleter ce n° 3, j’en écris quelques lignes.

 

BD Pilote n°3, 12-11-1959 pages internes.jpg

 

 

Toutes les BD présentes dans ce PILOTE auraient pu être imprimées dans tout autre illustré de l’époque sous la surveillance de l’infecte censure anti-France des années qui suivirent l’an 1949. Bien sûr, la première aventurlure d’Astérix dessinée par Uderzo dont je connaissais le talent depuis ma petite enfance. Je note toutefois l’attitude donnée au colosse OBELIX : Les bras dans le dos, les deux mains ouvertes paumes tournées vers le ciel, il semble être condamné à toujours porter contre ses reins le poids d’un menhir. Cette particularité gestuelle disparaîtra par la suite.

 

BD Obélix de dos.jpg

 

Tournons les pages, avançons pour stopper contre le personnage Michel Tanguy. PILOTE aérien français qui parut à ce moment là prétendre rivaliser avec l’excellent Buck Danny campé dans le SPIROU de la haute époque. Ce Michel Tanguy fut même invité à paraître dans le magazine TAM (Terre, Air, Mer) sous la responsabilité de l’Armée Française. Oui, oui : j’en détiens quelques exemplaires. Mais ça me donne à penser qu’hier au soir j’ai regardé en compagnie de mon épouse : Les Morfalous. Franchement, Henri Verneuil aurait pu ne pas signer ce film, c’est mon avis. La Ville africaine où s’est installée la banque cocorico, est totalement vide d’habitants : pas même cinq ou six femmes de réconfort pour nos légionnaires.

 

• Tu y avais droit, toi, à ce genre de fille lorsque tu étais chasseur alpin désigné bon pour le service ?

 

 

Pilote n° 3,1959 Pub Esso.jpg

 

 

Glissons, mortels, pour retourner froisser une feuille de PILOTE. Tiens ! Toute la page 25 est occupée par une publicité ESSO. Les années 60 qui allaient démarrer annonçaient que le prolétariat avait pleinement la possibilité de circuler en automobile. La Volkswagen d’Adolf et Eva Hitler refaisait surface avec des variantes : 2 CV, 4 chevaux, même une Lizetta ...Zut ! Je viens de mélanger avec Lisette, journal de BD pour filles. Corrigeons nous : IZETTA.

 

 

 

 

Même qu’à ce moment là certaines stations de pompes à essence donnaient un petit journal illustré en guise de cadeau à leur clientèle. Visons un exemple ci-dessous. Fallait bien se casser la gueule en bagnole après avoir mis un tigre dans le moteur.

 

 

Pilote n° 4,1958 Pub Esso.jpg

 

 

En dernière page du PILOTE n° 3, la BD « ça va bouillir » avec un Zappy Max soufflant des bulles dans les tympans de son auditoire familiale sur Radio Luxembourg.

 

 

BD Pilote n°3, 12-11-1959, couv..jpg

 

 

 

 

 

 

Puisque vous avez eu la patience de suivre ce commentaire pourtant bref,  voici comme une récompense : la couverture de ce n° 3 PILOTE. Mais nous y reviendrons, nous y reviendrons. Par Toutatis !!

 

 

Bar Zing

 

 

27/10/2024

Tarzanide n° 617

 LES GAULES

 

Pas trop tôt ! Nous nous y attendions mais de tarder ça finissait par user notre patience : ASTERIX et OBELIX font leur entrée dans le Musée Grévin. Ce musée situé sur les Grands Boulevards parisiens de Napoléon III – Haussmann. « Le moins musée des musées, disent certaines mauvaises langues.

 

Né en 1959 dans défunt l’hebdomadaire PILOTE, ces deux personnages comiques de la BD française n'ont pourtant rien de gaulois : Historiquement les gaulois ne sont pas les ancêtres des français, et Vercingétorix se souciait davantage d’un coq surveillant un harem de poules que d’un sanglier malodorant forestier. Et vous devez douter qu’un gaulois ait porté une « pierre dressée », menhir ou (sans blague?) obélisque sur son dos : les peuplades qui orientèrent les alignements de Carnac n’étaient pas des peuplades celtes.

 

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Sans doute votre « professeur des écoles » vous a-t’il fait savoir que Victor Hugo plutôt bigame de mœurs n’aimait pas du tout Napoléon III qu’il surnommait « Napoléon le petit ». C’est pourtant ce même Napoléon III qui incita fortement les français a apprendre qu’avant leurs rois descendants de peuples nordiques envahissant l’empire romain latin, les roitelets étaient des gaulois, ce dont ni Saint Louis, ni Louis XIV se souciaient … Entendez donc tout de suite que le bavardage que nous surnommons « humour gaulois » n’a rien de gaulois même assaisonné de mots grossiers. Et que le Saint Martin des catholiques n’évangélisa pour ainsi dire pas des gaulois puisque ceux-ci au IVe siècle après J.C. (Jules César) avaient tous été assimilés romains par les dieux et déesses hérités de la Grèce Antique.

 

BD-Saint-Martin,1960.jpg

SAINT MARTIN, Editions FLEURUS, 1960

 

Allez ! Revoyons la statue sur la Place de Jaude dans Clermont Ferrand : ce n’est pas du western malgré le cheval de cirque : c’est Vercingétorix en plein galop.

 

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Clermont Ferrand monument VERCINGETORIX

Bar Zing

 

15/05/2022

Tarzanides n° 527

ASTERIX CHEZ LES UKRAINIENS

 

L’Eurovision ? Franchement, je ne m’y suis jamais intéressé. A fallu cette guerre entre l’Ukraine et la Russie pour que je tende une oreille … Alors comme ça c’est l’Ukraine qui remporte la palme ? Avec une chanson bretonne ? C’est, bien sûr, une décision politique. Notre Bretagne serait-elle le seul rempart à l’armée soviétique mobilisée, elle, par un pur et dur de l’ancien KGB ?

 

Asterix Bretons 1966.png

 

Dans l’histoire de la BD française, Astérix le gaulois (peut-être une caricature qui passe encore inaperçue du comportement cinématographique de Louis de Funes), Astérix le gaulois, dis je, ne s’aventurlure en Bretagne qu’à partir de l’année 1965 après avoir débuté ses farces et attrapes dans l’hebdomadaire PILOTE de 1959.

 

La Bretagne comme l’ouest de la France a toujours été crainte par les républicains parisiens de 1793 lesquels envoyèrent les colonnes infernales d’un Turreau en piller et massacrer les populations civiles. Au point qu’aujourd’hui certains dénoncent dans tous ces assassins républicains contemporains de Robespierre comme la préfiguration des Einsatzgruppen hitlériens ravageant la Russie dès 1941.

 

J’avoue qu’il y au moins trente ans passés que je ne parcours plus les pages d’Astérix. Mais je me souviens du journal politique de gauche Le Nouvel Observateur qui affectait de se moquer du personnage créé par UDERZO et GOSCINNY en lui reprochant de conforter les français dans un esprit ridiculement « franchouillard ».

 

Bar Zing

 

24/03/2020

Tarzanides du grenier n° 415

Ma tête en restait à interroger ma cervelle : Quel sujet choisir pour t'aujourd'hui ? ... Lorsque ma TSF rescapée de 1950 annonça la nouvelle : UDERZO, le père d'Asterix vient de mourir.

 

Pour les jeunes de 1980, UDERZO n'était guère connu que comme le créateur en compagnie de Goscinny d'un petit gaulois "irréductible" capable de tenir en échec le stratège Jules César. Mais à la seule condition d'une tricherie : disposer d'une potion magique inconnue de l'armée romaine. Comme si pour les vieux de ma génération UDERZO n'était pas d'abord AL UDERZO, celui dont les dessins apparaissaient dans l'hebdomadaire O.K de grand format.

 

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A ce moment là beaucoup des héros de la BD se présentaient auréolés de qualificatifs voire de superlatifs pour être pris au sérieux par notre enfance. Ils étaient invincibles, imbattables, invulnérables et, pour tout dire, surhumains jusqu'à en être éternels.

 

L'exemple ci-dessus date du 23 décembre 1948. Le journal illustré O.K se prétendait seul journal de huit pages capable d'offrir jusqu'à 10 bandes dessinées dans chacun de ses fascicules. Il oubliait toutefois de préciser que certaines d'entre elles ne comportaient qu'une seule bande de trois ou quatre toutes petites images.

 

BELLOY l'invulnérable tout en muscles herculéens ainsi que la jolie femme dotée de nichons avantageux incarnent très exactement les personnages qui serviront contre eux-mêmes à faire voter la loi de censure de juillet 1949 prétendument capable de protéger mon innocence déjà menacée par d'infernales licences. 

 

Je n'oublie pas de rappeler que les "Éditions Hors Collection" de 2012 ont éditées deux gros volumes groupant, l'un de 1941 à 1951 et l'autre de 1951 à 1953 des travaux de AL UDERZO.

 

Doc Jivaro

 

28/12/2018

Lettr'à Médor

 

La planche du Père Noël signée de Claude Marin ? Il s’agit pourtant bien d'une BD année 1953.

 

Dix ans plus tard MARIJAC tenta de redonner existence à son COQ HARDI abandonné en 1956. Dans ce but il recourut au modeste format de poche qui n’aligna que douze numéros mensuels dont seule la page de couverture est coloriée

 

BD--Coq-Hardi,-n°-1,-1953-g.jpg

 

 Doc Jivaro se souvient s’être payé cet exemplaire inattendu à la boutique de tabac-journaux du hall de la Gare du Nord parisienne. (Il n’avait que la rue de Dunkerque à traverser).

 

Jacques Dumas alias Marijac utilisa jusqu'à la fin de sa vie sa plume pour se maintenir à son rang, l'un des meilleurs du monde de la bande dessinée. La preuve : lorsque Uderzo et Goscinny publièrent en 1968 leur BOUCLIER D'ARVERNE pour tourner en dérision les ancêtres du pays de Louis XIV et de Clemenceau, Marijac écrivit pour riposter :

 

"Dans cet album, les Arvernes étaient particulièrement ridiculisés, ne s'exprimant que par des "Chi" et des"Cha" ce qui est faux ... je décidais donc de faire un pastiche d'Astérix que j'intitulai "Lassaussixe L'arverne" ... Goscinny m'envoya une lettre recommandée m'interdisant de publier !"

 

L’extrait ci-dessus vient des éditions Jacques Glénat dans leur B.DOCUMENTS édité en 1978, Tome IV de la collection.

 

BD-Lassaussixe-par-Marijac,.jpg

 

Il n’est pas inutile de rappeler l’hostilité que le créateur des "Trois Mousquetaires au Maquis" manifestait à l'encontre du personnage Tarzan ainsi qu’envers Pierre Mouchot l’auteur de FANTAX et de BLACK BOY.

 

Doc Jivaro

 

 

03/03/2018

Les Tarzanides du grenier n° 288

Dès la première semaine que Doc Jivaro passa dans l’École des Beaux Arts appliqués à l’industrie (Bourges) il entendit fort bien que la bande dessinée ne s’y trouvait pas en odeur de sainteté.

 

Apprendre à bien dessiner. Ce résultat ne se comprenait qu’en présence d’un modèle vivant, ou du moulage en plâtre d’une feuille d’acanthe. " Mesurez, prenez les proportions, utilisez le fil à plomb … Repérez d’abord les grandes surfaces, comparez-les mentalement aux figures géométriques simples, etc."

 

L’étude visuelle d’une nudité humaine primait avant tout. Il fallait travailler sur papier Ingres d’au moins 180 gr et de dimensions réglementaires 50 × 65. Le crayon ou le fusain, et le modèle : une femme nue, ni moche, ni belle, capable de ne pas se grattouiller la fesse pendant une quinzaine de minutes en position debout, immobile. Lorsque le prof aperçut mon œuvre, il s’exclama quelque chose comme : “ c’est habile, c’est fait de chic ! Mais pour progresser abstenez vous de faire des guignols comme on les fait dans les illustrés populaires ! ”.

 

J’étais cuit, vexé sans le montrer.

 

Trois ans passèrent et c’était l’école des B.A. de Paris où la BD n’était pas non plus encourgée. (La grande mode du moment c’était l'Art Abstrait) (Prière de mettre des majuscules vraiment grosses). L'ambiance hostile à tous les petits Mickey, explique en partie comment je ratai la première apparition d'Astérix dans le journal Pilote année 1959.

 

BD-OK-- N°-134,-27-01-1949.jpg

 

Cependant, attention ! mon enfance connut UDERZO lorsqu’il signait AL UDERZO dans les pages du KID MAGAZINE de l'année 1948. Ou encore lorsqu’il exhibait l'athlète BELLOY en page une de l'hebdomadaire OK.

 

BELLOY L’INVULNÉRABLE (rien que ça !). Nous y repérons certains effets graphiques inspirés du style de Burnes Hogarth (La gestuelle de la reine Zamora et de sa soeur jumelle. Le tracé des flots tumultueux dans le Trésor de l’Île Fantôme).

 

Bon ! on ne va pas en écrire 4 pages Médor.

 

Au fait : semblerait que deux commentateurs du blog Bar Zing aient échangé des propos entre Astéix, Attila et le renoncement à toute résistance.

 

A bientôt. A lundi je veux dire.

 Doc Jivaro