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22/04/2017

Les Tarzanides du grenier n° 250

  

Au jour du 23 mars 1947 et dans l’histoire devenue mythique de la BD, une explosion atomique ravage un pays jusqu’alors inconnu des civilisations de l’après Seconde Guerre Mondiale : « Le pays de la tête de gorille ». En réalité, (si l’on peut dire) ce pays est une montagne que des millénaires et des millénaires d’intempéries ont naturellement sculptée sous l’aspect horrifiant d’une formidable gueule d’anthropoïde.

 

Un physicien mégalo a installé son laboratoire secret et se prépare à matérialiser l’ambition de toute une vie : devenir le maître de la Planète Terre. Un classique du genre. En bon prétentieux, il s’auto-célèbre  : NUMÉRO UN. Son symbole : deux cercles et deux carrés circonscrits. Et patati et patata.

 

Comme prévisible, Numéro UN sera finalement détruit par TARZAN. La terre tremble, le ciel s’embrase etc, etc ; mais la mise en images par le dessinateur Rubimor demeure trop inférieure aux bouleversements wagnériens du texte, et ne fait pas illusion devant nos yeux.

 

A proximité de la catastrophe atomique, Tarzan est en rien malmené. Sa thyroïde reste en bonne santé. Il n’y perd même pas un seul de ses cheveux. La radio-activité ne cause aucun désordre dans son ADN. Pas de cancer à redouter pour lui. Un miracle ? Oui : le miracle de l’irrationnel des arts et des lettres dont la BD manifeste un des rameaux les plus vigoureux.

 

 

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Cet épisode généralement nommé « Tarzan contre Numéro UN » trouve sa situation temporelle entre le Palais des Vampires et l’île de Kagor. Une première édition Franco-Belge exista en double page centrale toutencouleur dans l’hebdomadaire SPIROU de l’année 1947.

   


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SPIROU - Double page centrale N° 476 du 23 mai 1947.

  

J’avançais dans le cours de ma 4ième année et c’était ma mère qui me faisait la lecture

 

 

  

 

En janvier 1994, l’éditeur SOLEIL réimprima dans le tome 5 d’une pseudo-intégrale des aventures de TARZAN, ce récit de notre héros en lutte contre Numéro UN. L’originalité de ce tome 5 se trouve dans une préface rédigée par Michel DÉCUYPER, créateur de la Tribune des Amis d’Edgar Rice Burroughs.

 

Demain nous serons le 23 avril et, d’ici trois jours à passer, nous serons le 25 avril, jour du souvenir de la catastrophe atomique de Tchernobyl année 1986.

 

 

Doc Jivaro et Mfcl

 

 

25/03/2017

Les Tarzanides du grenier n° 246

  

Ça y est ! Depuis plus d’une semaine le printemps s’annonce en silence tout au fond de notre jardin potager délaissé. Un forsythia toujours précoce à se réveiller, se rallume de toute une floraison de lucioles jaunes. Par contre, nos pissenlits se traînent de paresse, retardant l’étalage de leur diurétique jaunisse saisonnière.

 

Ça y est ! s’exclama mon père en repliant les grandes pages du CENTRE RÉPUBLICAIN, vrai journal des vrais montluçonnais d’alors. Ça y est ! le printemps est de retour. La preuve ? la preuve c’est que je viens de lire sur trois colonnes à la une que les soucoupes volantes sont elles aussi de retour. Ayant dit, papa se remit à creuser un os à moelle qu’il aimait à déguster, dédaignant les huîtres qui lui donnaient la nausée rien que par leur seule existence.

 

- On dirait des crachats.

 

Les soucoupes volantes, elles venaient d’être aperçues un peu partout en France. De quoi alimenter la littérature populaire. Des histoires de champs de blé fauchés mystérieusement pendant la nuit ou encore des alertes de trains S.N.C.F stoppés en rase campagne à cause d’un objet insolite posé en travers des voies. Nous écoutions des bavards qui adoptaient un air confidentiel pour donner à croire que : « S’agit de nouvelles armes aéronautiques fabriquées secrètement pour la troisième guerre mondiale qui verra l’affrontement USA contre URSS. On n’y échappera pas, allez !

 

Effectivement ! Des soucoupes volantes le public des années 50 de l’an 1900 en voyait partout. Même qu’elles apparaissaient plus nombreuses d’entre les rotatives des imprimeurs que dans les hauteurs du ciel. Toutes les publications en faisaient leurs choux gras. L’éditeur de romans policiers FLEUVE NOIR en avait créé une série particulière baptisée Anticipation. L’un de ses romanciers avait même rédigé spécialement un ouvrage intitulé Les soucoupes volantes viennent d’un autre monde. C’était Jimmy Guieu. Les illustrations de couverture résultaient souvent de Brantonne, grand fournisseur de bandes dessinées parfois hâtivement schématisées.

 

Évidemment le commerce des bandes dessinées de l’époque ne pouvait pas rater le phénomène des petits bonshommes verts extraterrestres. Ainsi, l’hebdomadaire ZORRO pensa t'il trouver là-dedans l'occasion de moderniser son titre afin de relancer ses ventes quelque peu déclinantes. C’est ce qui explique que ZORRO se métamorphosa en ZIG-ZAG. Le numéro 1 de mars 1952 afficha un grand dessin coloré signé Pierre Le Goff, celui-çi habitué du 22 de la Rue Bergère. Pourquoi ZIG-ZAG ? Bien sûr en souvenir des coups de fouets appliqués en Z par ZORRO.

 

 

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Mais après quelques semaines il fallut se rendre à l’évidence : les poches du justicier masqué ne se renflouaient pas d’avoir changé le bandeau-titre de son magazine. L’ancienne appellation ZORRO fut donc rétablie avec un numéro 12 faisant suite à ZIG-ZAG numéro 11.

 

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Si vous êtes collectionneur de BD voici trois titres résumant la vogue des soucoupes volantes dans des magazines illustrés que les mœurs des années 50 destinaient principalement à la jeunesse du pays de Guignol et de Bibi Fricotin.

 

 

Doc Jivaro et Mfcl

 

 

10/03/2017

Avec ou sans barbichette de prophète

Le pote JULIEN DRAY

du Désir d'HARLEM

propose l'Europe des contribuables

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25/02/2017

Les Tarzanides du grenier n° 243

C’est la môme aux boutons – ton

  Aux boutons de culottes

  Pauvre môme pâlotte

 

Une rengaine à la mode milieu des années 50 du siècle précédent, et dont notre mémoire se souvient d’avoir chanté avec fausseté le refrain tout en roulant à toute vitesse sur la pente de l’Avenue des Étourneaux.

 

Extraites, sélectionnées, cinq images d’une BD dessinée par l’italien Cossio, le bien mortel créateur de Alain Cassecou, Kansas Kid et Duck Hurricane.

 

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Il s’agit du bien oublié CAVALIER INCONNU dont les navrantures furent publiées du numéro 62 jusqu’au numéro 100 sur une des pages de l’hebdomadaire AVENTURES Paris Jeunes, années 1947-1948.

 

L’humour, la rigolade. Hop ! hop ! hop ! c’est les boutons du pantalon du gros méchant vilain mexicain. Il les perd tous ! … En particulier ceux de sa braguette. De quoi faire rire les gamins lecteurs et voyeurs. Voyeurs ? Rien à voir, voyez-vous ! Aucun zizi dans l’ouverture. De toute façon la censure n’en aurait pas permis l’affichage.

 

Lorsque fut publié ce genre de plaisanteries populaires, les garçons portaient des culottes courtes. Il y avait deux bretelles auxquelles se suspendait la culotte grâce à l’intervention salutaire de deux boutons cousus en plein tissu. Preuve que dans le film LA GUERRE DES BOUTONS (celui de 1962) le vrai danger n’est pas de se faire enlever les boutons du col de la chemise mais ceux de la braguette. Danger dont la connotation sexuelle est vérifiée par le fait que c’est une fille qui recoud les boutons.

 

Nos ancêtres les rois n’eurent que rarement de la discrétion publique. Pendant la période dite Renaissance, Charles Quint et François Ier exhibaient de véritables braguettes rembourrées et peintes de couleurs vives.

 

 

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L’une de mes deux grands mères, celle qui prit de l’âge dans Montluçon, travailla dès ses treize ans comme couturière dans l’une des anciennes boutiques de vêtements pour l’homme. Elle s’était spécialisée dans la coupe des culottes pour messieurs endimanchés. Culottière qu’elle était pour le gaillard de l'avant. Cela à la veille de la guerre fratricide 1914-1918.

 

Elle nous racontait quelquefois des souvenirs croustillants. Mais elle tenait toujours à certifier que pour une bonne culottière de l’époque le plus difficile à réussir était :

 

- La braguette ! … Faillait d’abord s’informer : Monsieur s’il vous plaît, excusez moi : vous portez à gauche ou à droite ?

 

Un métier qui exigeait de la délicatesse dans le maniement des ciseaux et des aiguilles avant le triomphe du prêt à porter manufacturé, industrialisé.

 

- C’est la môme aux boutons – ton

  Aux boutons de culottes

  Pauvre môme pâlotte

 

Doc Jivaro et Mfcl

 

 

22/02/2017

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