Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

04/02/2017

Les Tarzanides du grenier n° 240

En dépit de la pauvreté de sa présentation (seulement huit pages dont un seule colorée) cet exemplaire est un phénomène assez rare.

 

BD-Trafic-à-Shangaï.jpg

 

Il ne comporte ni numéro de publication, ni le mois ni même l’année. Et de quel éditeur vient-il ? On ne sait pas. A quel service de distribution publique recourt-il ? on ne sait pas non plus. Il semble n’avoir aucune existence légale. Plus fort encore peut-être : il ne mentionne aucun prix de vente.

 

Seul figure le titre de l’histoire, titre accompagné du nom du dessinateur : MELLIES. Ce nom ainsi que le format des pages suffisent pourtant à classer ce petit journal parmi les produits des Editions Artima-Tourcoing, tout de suite après la fin de la Seconde Guerre Mondiale.

 

A cette époque disparue Artima-Tourcoing publiait des reliures présentées comme des « romans d’aventures en images » dont le générique était : SOUS TOUTES LES LATITUDES.

 

 

Doc Jivaro et Mfcl

 

28/01/2017

Les Tarzanides du grenier n° 239

  

Né en 1973-74, le Festival International de la Bande Dessinée se renouvelle dans Angoulême en cette fin de semaine.

 

Juste l’occasion de rappeler que l’un des thèmes favoris de la Bande Dessinée à ses débuts en Amérique, dans les années 1900, était … la fessée.

 

 

BD-Buster-Brown 1903.jpg

 

Ici, le petit bourgeois polisson BUSTER BROWN reçoit une correction méritée que lui applique sa jolie et élégante maman. On est en 1903 pour le copyright du New York Herald.

 

Le talentueux Felton Outcault (1863-1928) créa tout un ensemble d’histoires humoristiques relatives à la fessée mais sans préciser si l'enfant imaginé turbulent fut orienté érotiquement comme le fut Jean-Jacques Rousseau en conséquence des raclées reçues de la part de sa gouvernante.

  

 

Ryal

 

14/01/2017

Les Tarzanides du Grenier n° 237

Les éditions Casterman et Moulinsart SA doivent faire des choux gras en rééditant le bon vieux Tintin au pays des SOVIETS (1929) mais dans une version prostituée à la colorisation. Donc dans une falsification avouée.

 

Vous n’allez pas me dire que vous n’accepteriez de vous rendre à une rétrospective des gravures de Dürer ou de celles de Rembrandt qu’à condition qu’elles aient été d’abord scannées et colorisées sous prétexte de les rajeunir ou de les rendre plus vivantes – pouah !

 

 

A propos de TINTIN au pays des SOVIETS, le fanzine RECTO VERSO numéro 3 de l’année 1983, (tellement rare qu’il en est aussi précieux qu’une des précieuses pierres du Graal), le fanzine RECTO VERSO, dis-je, publia en son temps une page critique bousculant quelque peu la mémoire d’Hergé après le trépas du Monsieur Belge. Voici cette page mais amputée d’une de ses vignettes dont le sujet ne concerne pas Tintin.

  

tintin,hergé,casterman,dick tracy,yvan le terrible,king kong,recto verso

 

- Doc Jivaro ?

- Oui ?

- Si t’aimes pas l'arc en ciel n’en dégoûtes pas les gens.

- Soyez sérieux ! Doc Jivaro aime les couleurs en Art lorsqu’elles y sont utiles. Exemples : Le dernier tiers du film YVAN LE TERRIBLE ou encore dans ANTONIO DA MORTES film de 1969. Sans oublier qu’existe aussi un DICK TRACY de 1990 ayant bien joué des teintes fluorescentes. Mais qu’un quelconque quelqu’un vienne à trahir en le colorisant KING KONG, le seul vrai KING KONG, celui de 1933, j’envoie en riposte la Reine du Royaume d’Opar couper les deux breloques du quelconque quelqu’un.

 

Vous voilà tous avertis, cornegidouille !

 

Doc Jivaro et Mfcl

 

07/01/2017

Les Tarzanides du Grenier n° 236

 

Une fois n’est pas coutume, affirme t’on familièrement. Et, en conséquence de quoi, tout collectionneur quelque soit l’objet de ses recherches vous pariera qu’il est plus aisé de trouver plusieurs des numéros quelconques d’une collection que de trouver le numéro 1 d’une même collection. Le cas contraire existe pourtant d’une BD de l’année 1950, celle ayant pour titre TEDDY L’HOMME GRENOUILLE. Car son exemplaire premier nous le rencontrons assez facilement chez un marchand spécialisé alors que nous ne rencontrons que rarement les cinq numéros suivants complétant la série.

 

 

BD-Teddy-N°-1.jpg

 

 

C’est l’éditeur ELAN qui fit paraître bi-mensuellement douze pages de ce TEDDY L’HOMME GRENOUILLE. Le dessinateur en était George BRIENT. A ce moment là nous autres élèves de l’éducation populaire étions loin de fantasmer à propos d’un humain couplé avec un batracien. Que l’homme chauve-souris BATMAN excita notre imagination, très bien, bravo ! Mais qu’un homme combiné avec une grenouille parvint à nous enthousiasmer, c’était exagéré ! c’était trop prétendre abuser de nos naïvetés d’enfance. Comment accepter sans humour un héros de papier BD dont la performance anatomique eut été d’utiliser deux yeux globuleux pour pousser des aliments dans son appareil digestif ? S’envoler comme l’aigle, d’accord. Mais patauger dans une eau vaseuse parmi des sangsues suçant, allez vous faire voir ailleurs ! Évidemment, nous restions réfractaires à ce que l’homme grenouille se classât comme Frogman dans la liste prestigieuse de nos Batman, Wonderman, Superman, Spiderman et l’autre, le Apeman fondateur, c’est à dire le Tarzan homme singe.

 

Le dessinateur George Brient organisait, je suppose, ses mises en page sous l’influence de celles signées de Nortier et Poïvet, ces deux là se relayant pendant l’année 1946 de la parution de leur « LES PIONNIERS DE L’ESPÉRANCE ».

 

 

Images-Brient-et-Poïvet.jpg

 

 

Comme d’autres commentateurs de BD, je crus George BRIENT non seulement oublié depuis des décennies mais encore disparu mortellement. La loterie du hasard vient de me détromper en plaçant devant moi un album cartonné de l’Éditeur LAVAUZELLE daté de 1989 et traitant de la carrière exemplaire du Maréchal De Lattre de Tassigny. Une séquence historique dessinée par … George BRIENT ! Malheureusement, les images fabriquées à partir de documents photographiques n’ajoutent rien au talent de l’artiste.

 

 

Album-Rhin-et-Danube.jpg

 

 

Ma femme ne s’est pas gênée me callant d’un croche-pied : « Tu sais, en 1952, il y eut chez les américains un FROGMAN ! ».

 

Pas d’embrouille Madame ! Votre Doc Jivaro, ici, se limite aux seules publications françaises.

 

Doc Jivaro et Mfcl

 

 

 

03/12/2016

Les Tarzanides du grenier n° 234

 

Lacassin lui même, lorsqu’il rédigea en 1963 pour la revue trimestrielle BIZARRE un Spécial-Tarzan devenu référence pour tous les curieux du mythe inventé par E. R. Burroughs ... Lacassin lui même, dis je ne mentionna pas SAHIB TIGRE parmi les imitations et impostures inventées selon l’effigie du Roi de la Jungle. Et pour cause !  ce tarzanide infériorisé ne s’imprima en France que comme personnage secondaire dans les pages du bi-mensuel AKIM, le premier avril 1973.

 

AKIM, pratiquement tous les gosses l’accompagnaient dans ses aventures africaines. Mais SAHIB TIGRE ? … Sur les 756 numéros que compte AKIM, Sahib Tigre n’est présent que dans les numéros 328 à 343. Puis il disparaît, escamoté par la seule banalité de son scénario.

 

BD-Akim-N°-328.jpg

 Couverture AKIM du Ier avril 1973. N° 328.

 

 Ce serait gaspiller notre temps et mettre à l’épreuve votre patience que de nous attarder sur le cas misérable de Sahib Tigre … Suffisons-nous de rappeler que Sahib Tigre ne parcourt ni la savane et ni la jungle peuplées de Cafres ou de Zoulous. Non, non ! ses pérégrinations le conduisent sous les frondaisons humides de l’Inde colonisée par l’Angleterre après que Versailles ait abandonné le Marquis Dupleix en face des … Mais oublions, ici, cette période déplorée de notre histoire nationale. Regardons plutôt les deux pages ci-dessous : pages 94 et 95. Sur celle de gauche Sahib Tigre porte un cache-sexe barbouillé d’une tache noire. Sur celle de droite le cache-sexe suggère une peau de léopard. On comprend tout de suite qu’un tâcheron chargé de quelques retouches négligea son travail et que l’éditeur haussa les épaules, s’en fichant bien.

 

 

 BD-Akim-N°-328--p-94-95.jpg

  

 

Les romans, les bandes dessinées et le cinéma nous ont habitués à de nombreux faux Tarzan, imitations ou doublures plus ou moins réussies. Cependant il fut un temps où dans les cirques, le public applaudissait des dompteurs de fauves qui adoptaient à leur tour la silhouette célèbre de TARZAN.

 

Tarzan-Prairie 15-06-1954.jpg

 

 

  

Image sortie du n° 40 (1954) du bimensuel PRAIRIE (Éditeur IMPERIA)

 

 

 Beaucoup d’analyses ont été écrites et publiées à propos des Tarzanides dans la littérature et les films. Par contre, des analyses il n’en existe peut être pas concernant des Tarzanides de chair et d’os pareils à cet homme qui s’expose jouant au cerceau avec un tigre.

 

 

 Doc Jivaro et Mfcl

 

19/11/2016

Les Tarzanides du grenier n° 233

  

Bon ! … Du moment que le Conseil d’État vient d’autoriser l’installation d’une crèche de Noël dans tel ou tel lieu public du pays de Clovis, nous pouvons rappeler que nos BD traditionnelles, y compris celles indépendantes de l’Église, ne manquaient jamais de signaler la proximité du jour de NOËL. Généralement en éditant un numéro spécial, celui-ci présentant un nombre de pages supérieur à celui auquel étaient annuellement habitués ses jeunes lecteurs. TINTIN, SPIROU, FRIPOUNET, pour l’exemple, étaient coutumiers du fait.

 

Cependant, des politiciens hostiles aux religions, et éditant des journaux pouvaient, eux-aussi signaler le retour de Noël. Les cas de l’ancien hebdomadaire VAILLANT et du quotidien L’HUMANITÉ du parti communiste étaient typiques de tous ces gens qui, sans religion, profitaient néanmoins du fait religieux pour inciter leur clientèle à dépenser un peu plus de fric.

 

VAILLANT, longtemps édité pendant la journée du dimanche afin de concurrencer les illustrés dominicaux venus du monde confessionnel (BAYARD, BERNADETTE, etc.) ne manquait jamais de mettre en vente un numéro spécial pour Noël. Ci-après la couverture du VAILLANT numéro spécial Noël de 1958.

 

BD-Vaillant-numéro-710.jpg

 

 

Sur ce sujet vous auriez pu questionner Thovarich, votre voisin de l’époque :

 

- Alors, on fête la fête des religieux, camarade ?

- Pas du tout ! Remarque plutôt que sur notre dessin d’ambiance, il n’y a ni une crèche, ni le Jésus du Chanoine Kir, ni aucun des personnages sanctifiés par les Papes. Nous ne présentons que des sujets autrefois païens mais qui ont perdu leur rôle religieux pour ne se réduire qu’à des sujets folkloriques : un sapin illuminé, un bonhomme sous une cape rouge, un fantôme, tout ça bel et bien appartenant aujourd’hui à la laïcité.

 

Comme c’était vrai camarade ! Seulement de la part des « sans dieu » il n’y avait là- dedans rien de vraiment dégagé des sujets d’illustrations utilisés par les éditeurs proches des milieux judéo-chrétiens. Prenons le cas du Journal de MICKEY, celui du 24 décembre de l’année 1939. C’est ça : 1939. Tout le monde sait que les studios WALT DISNEY respectent au maximum les bons sentiments et les conventions morales exigés des églises. Jamais de sexualité ; jamais d’autres péchés que celui d’une grossière gourmandise. Et pourtant malgré les concessions faites au christianisme, on ne trouve ni crèche, ni crucifix ni même Saint Nicolas redonnant la vie à trois petits garçons mis à bouillir par une méchante charcutière. Donc cette illustration Walt Disney est tout autant laïque que celle figurant sur l’ancien journal des communistes. Ne pourrait on pas les intervertir d’un éditeur à l’autre sans que leur laïcité y perde.

 

BD-Mickey-24-12-1939.jpg

Mickey, année 1939, numéro 271

 

Bah ! Doc Jivaro vient simplement de s’amuser, remarquant que les dessinateurs et censeurs mobilisés par les vieux de la vieille rengaine marxiste se comportent comme les dessinateurs et censeurs chargés de faire rire la progéniture des grands trusts capitalistes.

  

 

Doc Jivaro et Mfcl