13/09/2026
Tarzanide n° 692
En dessous d'la ceinture
« Nous avons gagné ce soir » Un film r’américain sous un titre francisé et dont l’original THE SET-UP est actuellement rediffusé sur TCM Cinéma. Pas toute jeune la pellicule : Année 1949, son réalisateur étant Robert Wise, 1949. Et notre intérêt se porte surtout sur son thème : La boxe. Un choix qui fut également celui des bandes dessinées notamment dans le début des années 50 de 1900.
SUPER BOY, l’un des tout premiers formats BD édités français, son seul rival sous cette présentation étant Caméra 34. Ce Super Boy en dépit de son titre formulé anglais était bel et bien un produit de France : IMPERIA dont l’adresse se situait dans Lyon 8 rue de Brest. Ce même éditeur, outre des séries BD mensuelles telles que GARRY, YOUPI, PRAIRIE, ou encore CASSIDY, produisit 8 numéros consacrés à des champions sportifs parmi lesquels des boxeurs de haut niveau : Joé Louis, Robinson, La Motta, et ...
... Et RAY SUGAR ROBINSON.
Ce numéro 5 de l’année 1951 expose des images réussies par un auteur signant ESTEVE bien oublié à présent mais fort connu des écoliers de mon âge puisqu’il illustrait les couvertures violentes et colorées d’un magazine mensuel titré TARGA. Ce Targa n’était qu’un des clones alors nombreux de TAR ZAN (Peau nu). Estève disparut au tout début des années 2000.
Le film « Nous avons gagné ce soir » raconte l’ambiance obscure de la Boxe, ambiance souvent exploitée par des complots mafieux : Matchs truqués, faux champions, etc, etc, ... Le cinéaste consacre toute une partie de son œuvre à décrire l’athmosphère plus que douteux des coulisses inaccessibles au grand public. Plusieurs séquences s’attardent sur le comportement excité des spectateurs mais aussi des spectatrices plus rares dans cette ambiance d’hommes violents. Mais pourquoi éviterions nous de signaler que bien des femmes captivées par des bagarres entre hommes, appartiennent au commerce prostitutionnel ? A Paris, années 70 une certaine Françoise dans un des couloirs de la Porte de la Chapelle parisienne, débâtait avec ses copines qui étaient aussi ses rivales dans le commerce du hareng : « Lui, Cassius Clay, il boxe avec sa tête !
- Elle parlait ainsi de Mohamed Ali ?
Oui, oui : C’était avant que ce champion modifie son identité en se convertissant à l’Islam bienfaiteur des peuples, comme chacun devrait le savoir.
Le mensuel SUPER BOY s’affirma par une maquette parmi les mieux accomplies de la BD populaire, même si celle ci années 1950 et 1960 n’était pas encore reconnue comme LE 9e Art mondial.
Et dois-je rappeler que mes copains et moi endurèrent comme un traumatisme l’ignoble Loi de l’année 1949 ? Celle ci se prétendait votée pour freiner l’influence des comics américains mais elle se révéla d'emblé comme un moyen d'interdire la présence de jolies jeunes femmes dans les illustrés destinés aux garçons. D'où le succès catho-communiste de la grosse mémère Castafiore vocalisant comme pour un substitut d'orgasme refoulé.
Mais savez-vous que dans Le Montluçon de 1950 nous parlions d'un boxeur champion : Mickey Laurent ?
- Vas-y Mickey, tu vas l’avoir !!
Bar Zing
19:17 Publié dans Arts, BD, BD anciennes, Blog, Brèves du trottoir, Cinéma, Education, Grenier de la BD, Journaux, Moeurs, Sport, Tarzanides | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : super boy bd, mickey laurent, ray sugar robinson, bd estève, targa, bandes dessinées de collection, tarzanides
08/08/2019
Notre ancien dessin macho
Marlène Schiappa
affirme :
"Les femmes en ont marre d'être suivies dans la rue"

16:28 Publié dans Actualité, Arts, Blog, Brèves du trottoir, Dessin humoristique, Moeurs, Politique, Sexualité, Société | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : marlène schiappa, harcèlement sexuel, féminicide, balance ton porc, machisme, gomorrhe, lesbienne et bigote
02/06/2018
Tarzanides du grenier n° 301
En fin d’année 2005 ou 2006 quand mon épouse et moi bavardâmes avec une des dernières dames de la rue Saint Denis, nous entendîmes celle-ci rouspéter contre tous les changements apportés à son environnement.
D’abord se plaindre de la disparition des salons de coiffure de proximité. « Rendez-vous compte : on en avait deux rien que rue Blondel ! aujourd’hui, zéro. Je dois remonter à pinces le Sébasto plus loin que Gare de l'Est… Et encore ! j'ai rien que des boutiques où elles font le décrêpage ou la touffe afro. Je leur en mettrais, moi : »
– C’est la déroute des blondes.
– Plaisantons pas avec ces choses ! Vous savez qu’a fallu que j’avertisse mes habitués ? Vous ne me verrez plus en manteau de fourrure sur le ruban, que je leur ai dis. L’autre jour, un groupe de femmes est passé avec des écriteaux. J’ai pas eu le temps de les lire. Je me suis faite agonir… Je me suis planquée dans le couloir. Je leur ai juste crié que c’était du faux, pas du vrai. C’est du vrai bien sûr ! je l’ai payé assez cher, mon renard !
– Tu devrais écrire tes mémoires. T’as connu des tas de gens. Tu nous as souvent dit avoir… Enfin t’as dit avoir connu Michel Simon.
– Lui ou les autres… Je suis en bout de piste, je sais. J’en ai gros sur la patate à voir la rue comme elle est. Ou, pour mieux dire, comme elle n’est plus.
Il n’y a pas que les femmes qui doivent renoncer en public à se blottir dans de la fourrure. Il y a aussi leurs compagnons humains, réels ou mythiques qui ont dû se débarrasser de tout vêtement en peau d’animal. Tenez : le plus connu dans le genre « homme des bois » : TARZAN. Regardons l’image BD d’en dessous. Doc Jivaro l’a sortie du numéro mensuel 23 de SAGEDITION, année 1974.

Bravo ! Vol plané réussi pour tomber sur le râble d’un esclavagiste fournisseur de jolies filles pour le harem du grand vizir. Mais reculons plus de dix années vers l'arrière, en 1951. Nous retrouvons cette même scène avec quelques modifications.

Le pagne est dessiné façon « peau de léopard » alors que dans la réédition en 1974 le marquage de l’animalité a été gouaché, rendu invisible par la censure. On détecte même un autre « détail » qui joue à cache-cache : le poignard escamoté dans l’image en couleurs, réapparaît dans l’image imprimée noir sur blanc.
– Dis donc elle n’a plus l’air d’avoir le moral, la fille.
– Pourtant, c’est à croire qu’elle met un point d’honneur à rester la seule survivante en piste. Tu sais qu’elle raconte avoir été présente lorsque "ils' ont sorti un Monseigneur inconnu par l’escalier pour pas que la police le trouve mort dans une piaule ?
– Elle peut prouver ce qu’elle dit ?
Doc Jivaro
19:21 Publié dans BD, BD anciennes, Brèves du trottoir, Grenier de la BD, Journaux, Moeurs, Sexualité, Société, Tarzanides | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : tarzan, tarzanides du grenier, bandes dessinées de collection, bd anciennes, sagédition, rue saint denis, paris, bob lubbers
03/01/2018
Jours anciens, anciennes nuits

Pour suppléer un tantinet à la vue défaillante de Bar Zing, l'ami Bob conseille d'utiliser d'anciens petits dessins « gardés sous le coude » sans avoir été jamais édités.
En voici un.
Les cheveux longs et le pantalon pattes d’éléphant du jeune hareng indiquent assez bien les années pendant lesquelles le quartier parisien des Halles tournait à plein rendement.
N’empêche ! Bar Zing aurait dû choisir un autre thème !
Mouais ! il aurait pu présenter une des illustrations réalisées pour l’épisode :
MARTINE
Chez les bonobos
16:28 Publié dans A tire d'Elles, Aux bonnes heures des dames, Blog, Brèves du trottoir, Moeurs, Sexualité | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : vie parisienne, les halles de paris, martine chez les bonobos
26/10/2017
Sugar daddy
Jamais victimes du chômage
les prostituées protestent
contre une concurrence déloyale

11:43 Publié dans A tire d'Elles, Actualité, Brèves du trottoir, Dessin humoristique, Moeurs, Sexualité, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : l'hidalgo, franco espagnole, prostitution, pornographie, strass, pénalisation clients et clientes, lucie champenois, pharos, sugar daddy, richmeetbeautiful
21/08/2017
Les Temps Modernes
« ICI LONDRES »
Le trottoir anglais
sert à produire de l'électricité

10:00 Publié dans Aux bonnes heures des dames, Brèves du trottoir, Consommation, Dessin humoristique, Sexualité, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : trottoir électrique, londres électricité, rmc bourdin, piezoélectricite, bird street





