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16/07/2017

Les Tarzanides du grenier n° 260

  

L’après midi d’hier, je me suis reposé entre ma femme et ma flemme. (M’ouais : manque d’élégance le jeu de mots). M-F allait et venait d’une chaîne à l’autre, le zappeur en bougeotte, quand M-F s’exclama :

 

- Tiens ! Il y a Prince Vaillant !

 

J’ouvris un œil, l’autre restant fermé pour retenir le début de mes rêves. Effectivement ! c’était presque la fin d’un film de 1997 retransmis sur l’antenne FX. L’ambiance ? Je n’ai pas compris . Quelque chose comme le genre « héroïc fantaisy », non ? En tout cas rien d’identique à la belle ordonnance classique par laquelle l’américain Harold Foster réalisa sa fameuse BD durant presque 40 années : PRINCE VALIANT.

 

En France, cette saga féodale que d’autres préfèrent qualifiée de médiévale fut partiellement rééditée dans l’hebdomadaire HOP-LA ! La première planche (quelque peu truquée par rapport à son original) parut datée du mardi 7 décembre 1937.

 

Aujourd’hui, il est relativement facile de se procurer la collection complète de l’hebdomadaire HOP LA ! jusqu’au numéro qui l’achève : le 132. Il suffit de payer.

 

Après la … déculottée de notre armée face à l’armée allemande, la politique de collaboration ayant divisé le pays en deux zones, obligea les journaux français éditeurs de BD américaines à se replier dans le sud du pays. C’est ce qui conduisit aussi HOP LA ! à fusionner avec le JOURNAL DE MICKEY, les deux titres étant condamnés par la pénurie à réduire le nombre de leurs pages.

   

PRINCE VALIANT (Prince Vaillant) poursuivit coûte que coûte mais imprimé à l’économie ses aventures et cela jusque dans le numéro 381 du terminus de MICKEY HOP-LA !

 

La dernière planche BD de Prince Vaillant dans MICKEY HOP-LA ! du dimanche 10 mai 1942, n’est qu’un résultat de faussaire. Elle n’existe pas chez les américains. Elle a été confectionnée en isolant puis regroupant de façon fantaisiste quelques images empruntées aux épisodes publiés Outre Atlantique.

 

Tenez, voici cette planche intruse autant que trompeuse.

 

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Les connaisseurs remarquèrent d’emblée que le beau visage de Prince Vaillant dessiné par Harold Foster avait précédemment été préparé par celui de TARZAN lorsque le même Harold Foster dessinait (de 1929 jusqu’à mai 1937), les aventures du héros fabuleux crée par E.R. Burroughs.

 

Doc Jivaro et Mfcl

 

13/09/2014

Les Tarzanides du grenier n° 80

 

Le numéro 1 de FANTAX première formule en l'an 1946 est d'autant plus valorisé par les vieux collectionneurs qu'ils lui font la réputation de rester introuvable. En revanche, venu du même éditeur (Société d’Éditions Rhodaniennes – SER), le dernier numéro de Robin des Bois se laisse facilement poser la main sur l'épaule de son habit en peau de rebelle anglais.

 

C'est ce mensuel 32 de l'année 1948 qui clôture les aventures plus imaginées que réelles de Lord Robin Hood ou encore de Lord de Nottingham, parues sous la responsabilité de CHOTT soutenu par son dessinateur Charlas. Celui-ci pilla sans vergogne dans le registre des américains Fosters et Hogarth. Un graphiste tarzanine méconnu, dirons nous.

 

 

BD-Robin-des-bois-1951.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

  FLAMMARION.

  Réédition 1951

 

 

 

La jeunesse de notre pays se familiarisa avec les exploits vrais ou faux de Robin des Bois en lisant, dès 1938, un ouvrage illustré par Pierre Noury et édité par FLAMMARION sur une adaptation de Charles Tritter. Cette même année, Heroll Flynn incarna le rôle principal dans le film joliment coloré et réussi par Michaël Curtiz. Film insurpassé jusqu'à présent dans le genre, n'en déplaise à deux des rivaux : Walt Disney – 1953 – et Scott – 2010.

 

  

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Couverture du numéro 32, terminus du Robin des Bois de la SER, celle-ci brusquement concurrencée par les Editions Aventures et Voyages que le scénariste Melwyn-Nash renforça en abandonnant sa collaboration avec Pierre Mouchot.

 

 

On identifie la tête, le rire vainqueur de Heroll Flynn, sortie du film devenu film-culte. Les habitués du style Harold Foster, de leur côté, repèrent tout de suite que les personnages secondaires sont imités de ceux présents dans une des grandes images de Prince Vaillant. (Hop-La !, n° 100 et année 1939 pour la parution française).

 

Mouchot – Chott puisa tant et tant dans les BD américaines de TARZAN qu'il fut mis en procès par les ayant-droits du personnage.

 

Comme quoi on court des risques en se travestissant en un tarzanide.

 

 

Docteur Jivaro

 

 

19/07/2014

Les Tarzanides du grenier n° 74

L'éphémère, tel aurait dû être le surnom dépréciatif de Roll, prétendu « Roi des détectives » et dont les aventures simplettes étaient éditées dans JEUDI MAGAZINE, année 1946.

En une seule page précipitamment bouclée bâclée. 

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Planche dans le numéro 13 du 29 août 1946.

 

Et pourquoi ranger ce héros zéro parmi nos tarzanides ? Tout simplement parce que les mouvements corporels de ce minus ne sont que les décalques vulgaires de mouvements que Burne Hogarth créa pour TARZAN dans son épisode fameux d'originalité graphique : Peuple de la mer et Peuple du feu. Hogarth s'y délivrait enfin des préoccupations documentaires de Harold Foster, son prédécesseur, et s'orientait vers une gestuelle théâtrale devenue célèbre mais dont l'appartenance à la bande dessinée demeure discutable. 

 

Un écolier, rue Voltaire, me donna à connaître JEUDI MAGAZINE, alors que je touchais à mes huit ou neuf ans. Je tais son nom sans me retenir d'indiquer que ce nom est à l'opposé de grand. Cet enfant habitait rue Albert Thomas. Mais nous pouvions parvenir à son domicile par une petite cour arrière que je suppose être encore accessible aujourd'hui par la rue de Montcourtais. 

 

Une femme revenant de faire ses courses aux abords de la cité Pierre Leroux, empruntait de temps en temps ce passage. Cette dame tenait un petit bar rue de Bretonnerie. Alain Bisson dit brièvement s'en souvenir dans La Semaine de l'Allier on line (24-05-2013). 

 

Il s'y rappelle aussi une imaginaire grande Micheline dont je me demande s'il ne s'agit pas plutôt d'une vraie grande Marcelle, prostituée dont mon père racontait qu'elle fut heurtée par un véhicule alors qu'elle s'adonnait au stop sur la route conduisant à Néris-les-Bains. 

 

Mais où sont les neiges d’antan.

 

Bd-Zorro-22-mai-1947.jpg

 

 

C'est avec son numéro 51 du Jeudi 22 mai 1947 que le titre JEUDI MAGAZINE se changea en ZORRO l'homme au fouet.

 Docteur Jivaro