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27/12/2019

Tarzanides du grenier n° 393

 

RE-CASTAGNE

 

 

C’est dans le numéro 279 du 17 janvier 1957 que les jeunes lecteurs de SPIROU applaudirent la grande, très grande colère du Marsupilami. Un évènement dans l’Histoire de la BD Franco-Belge : Eh oui ! Robert Velter le créateur de SPIROU était de nationalité française.

 

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Les collectionneurs trouvent dans la reliure cartonnée n° 60 de SPIROU les premiers exploits de l’animal qui ne manqua pas de s’attirer des remontrances "bien pensantes" à cause de son comportement extravagant. Et c’est dans cette même reliure n° 60 que l’on peut assister à la toute première apparition d’un certain GASTON LAGAFFE (Hebdomadaire n° 985 du 28 février 1957).

 

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Le futur héros sans emploi porte un nœud papillon, un veston et des chaussures cirées comme pour tromper son employeur éventuel ... Ce ne sera que deux semaines plus tard qu’il s’affichera sous une allure désinvolte : assis de travers sur une chaise et allumant une cigarette dont il ne gardera bientôt plus que le mégot au bec.

 

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Rappelons que Franquin fut accompagné d’un certain J.D.M. lorsqu’il esquissa les premiers aspects de Gaston ; et que JIDÉHEM faillit bien être le seul héritier du personnage dont la popularité peut presque devenir proverbiale.

 

Aucun d’entre-nous n’étant immortel JDM nous a définitivement quitté le 30 avril 2017.

 

Doc Jivaro

 

26/12/2019

Tarzanides n° 392

 

CASTAGNE

 

- Regardez bien. Vous le reconnaissez ?

- Qui ça ? … Le petit bonhomme chauve et brun dans un gilet vert ?

- N’faites pas semblant de ne pas comprendre : Vous avez reconnu SPIROU. Le vrai Spirou, celui de ses débuts lorsque Franquin relayant Jijé en faisait un bagarreur de première classe.

 

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Ce Spirou « jeux de mains, jeux de vilains » date de 1947. Précisément le 24 avril de l’année. A ce moment là le scénariste et le dessinateur disposaient d’une liberté d’interprétation à laquelle ils durent renoncer pour ne pas se faire couper leurs vingts doigts par les ciseaux d'Anastasie la censeure. Remarquez bien, Commissaire Maigret, que presque tous les ingrédients d'une série noire s'y rencontrent : la cigarette, le whisky et qu’il ne manque guère que les petites pépées.

 

Quelque trois années plus tard, en 1950, c’est le MARSUPILAMI qui héritera de la violence avec laquelle autrefois SPIROU maltraitait ses adversaires les plus dangereux.

 

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Hélas ! finalement, à son tour, le faramineux marsupial perdra son agressivité native pour devenir indulgent comme un Tintin dont les deux mains ne se ferment jamais en deux poings capables de mettre K.O. l’ennemi.

 

Pauvre marsupilami ! Il ne lui reste plus qu’à servir de porte-bonheur, c’est à dire de fétiche protecteur en latex sur le tableau de bord d’une 203 ou d'une 2 CV, celle ci  toujours pilotée par la fille Seccotine. Oui, souvenez-vous : Seccotine était la jeune journaliste qui découvrit notre inattendu marsupial dans les forêts vierges de Palombie

 

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Doc Jivaro

 

13/07/2019

Tarzanide du grenier n° 361

 

En ce moment le Musée des Arts et des Métiers dans Paris-Pourri, expose les travaux d'Edgar Jacobs, travaux relatifs au monde grouillant des bandes dessinées. C'est lui Jacobs qui créa les inséparables Blake et Mortimer, peut-être le fleuron le plus représentatif de l'ancien journal TINTIN. Un journal en faveur duquel se manifestèrent toujours nos curés quoiqu'il concurrença dangereusement Cœurs Vaillants, hebdomadaire directement issu du religieux catholique.

 

Doc Jivaro connut Blake et Mortimer à partir de l'un des épisodes les plus fameux de leurs aventurlures. Nous étions en 1953 et c'était "La Marque Jaune". Toutefois cette histoire ne retint pas longtemps Doc Jivaro qui préféra bientôt la cage grande ouverte de l'écureuil SPIROU.

 

Le numéro 256 de TINTIN édita la première planche BD de La Marque Jaune en même temps que se terminait en page 16 de ce même journal l'épisode précédent "La Grande Menace".

 

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L'hebdomadaire politique VALEURS actuelles (n° 4311) vient d'éditer un article sous le titre "retour vers le futur" consacré à l'exposition présente 60 rue Réaumur 75003 Paris. Sans prétendre  pourtant rivaliser avec le numéro hors-série de BEAUX ARTS (juin 2015) intitulé BLAKE ET MORTIMER  face aux grands mystères de l'Humanité. (BD-Beaux-Arts-hors-série,-2.jpg)

 

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Le travail lent et studieux de Edgar Jacobs contribua fortement à qualifier de "style ligne claire" l'ensemble des bandes dessinées affichées dans TINTIN. Par opposition à une autre école belge surnommée, elle, l’École des Gros Nez, sans doute à cause du tarin en forme de patate dont  Franquin et son compère Jidéhem affublèrent leur personnage Gaston Lagaffe pendant l'année 1957.

 

Doc Jivaro

 

22/09/2018

Tarzanides du grenier n° 316

 

Nous n'en terminerons peut-être jamais avec tous les BOB se démenant tant qu’ils peuvent dans les romans, les films et les Bédés …Mais ici seuls ceux actifs dans les brochures illustrées nous retiennent longuement. Après Bob l’Aviateur (1938) arrivèrent d’autres moins adultes, moins aventureux parmi lesquels BOB et BOBETTE qui donnèrent un titre à un hebdomadaire du jeudi dès l’année 1946.

 

 

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Doc Jivaro fouillant dans ses paperasses vient de retrouver un BOB coiffé d'un chapeau de scout et daté de l’année 1940. Voyez les gags : ils ne sont que banals.

 

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2 bandes sorties de PIERROT, 26 mai et 2 juin 1940

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Banals du point de vue de l'humour, ouais ! cependant l’animal doté d’une longue queue prouve qu’il est capable de performances physiques. Et dites moi : ne nous rappelle t'il pas une créature récente dont l'effigie modelée en latex sert parfois de gri-gri protecteur à l’automobiliste ? Le célèbre MARSUPILAMI, bien sûr ! … Ainsi, Bob le singe doit-il être regardé comme l’un des précurseurs du phénoménal marsupial que Spirou et Fantasio ramenèrent (involontairement) d’une jungle mystérieuse imaginée par FRANQUIN.

 

Il serait amusant – pourquoi pas instructif ? de répertorier les animaux fantaisistes qui préparèrent à l’insu de leurs créateurs l’arrivée de notre Marsupilami.

 

Par exemple un certain Tsoin-Tsoin.

 

Bien oublié aujourd’hui le Tsoin-Tsoin ! Pourtant c’est le deuxième nom attribué à une petite bête pas plus grosse qu’un chat : le Pilou-Pilou. Son apparition en bande dessinée, chez nous, date du numéro 1 du 7 décembre 1937 en première page du journal HOP-LÀ ! …

 

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Ce Tsoin Tsoin - Pilou Pilou réussit des miracles avec sa queue baguette magique. Son appendice caudal paralyse les vilaines sorcières et fournit de l’électricité gratuite. Il a même le pouvoir (c'est un comble !) de rendre IN-VI-SI-BLE le petit animal compagnon des aventurlures de POPEYE.

 

Vous voyez bien que le Marsupilami ne manque pas d’ancêtres.

 

Doc Jivaro

 

05/04/2018

Salon des séniors 2018


GASTON ?


60 ans déjà

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06/04/2012

Marsupilami

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Marsupilami


Chef d’œuvre BD.

Vous pouvez vous abstenir du film.

Vais remettre la pendule à l'heure : Spirou n'était pas manchot, son copain Fantasio n'ayant pas été cul-de-jatte.

Et ce fut une jeune journaliste qui découvrit le Marsupilami. Reportage filmé à l'appui, elle raconta, fin année 1956, les moeurs sauvages de cet animal dans la jungle de Palombie. Spirou et Fantasio l'appelaient Séccotine, la demoiselle. Une manière de faire comprendre aux filles qu'entre garçons d'une dizaine d'années toute présence féminine tenait du pot de colle. Elle squattait le groupe des petits machos : « Que fais-tu là ? On t'a pas sifflée, toi ! ».

Lorsque j'étais écolier, pour me rendre à l'école Voltaire depuis le quartier Beaulieu, le parcours était divisé en deux côtés : trottoir de gauche pour les futurs messieurs ; trottoir de droite pour les prochaines mères de famille. Séparation des deux genres. Le petit mâle qui osait enfreindre ce règlement non écrit mais habituel se changeait ridiculement en « Jean la fille ».

Le premier scénario du Marsupilami est un scénario pour amoureux. A l'époque, un choix très rare pour une BD destinée à un jeune public. D'autres journaux tels que Tintin et Cœurs Vaillants, sous contrôle catholique, en eussent refusé la publication. D'ailleurs, dès le début, notre Marsupilami bagarreur, dévoreur de piranhas et cherchant à satisfaire son besoin sexuel éprouva des ennuis à cause de la loi du 16 juillet 1949. D'aucuns voulurent lui faire la peau. « Ils le dénoncèrent comme très nocif pour la jeunesse » expliqua son créateur Franquin, en 1969, dans Réussir, collection qui parut chez Marabout.

C'est pourquoi notre Marsupilami, pour survivre, dut s'assagir dans la suite de ses aventures.

Malgré la fourberie de ses ennemis le fabuleux marsupial réussit à s'imposer jusque dans la vie quotidienne des familles. Son hébergeur Spirou fit même fabriquer de petits mannequins en latex, augmentant célébrité et commerce du personnage.

De cette façon, le Marsupilami se retrouva souvent suspendu à l'avant des voitures, à hauteur du pare brise, remplaçant comme fétiche protecteur des voyageurs la traditionnelle médaille de Saint Christophe.

Ce qui fit enrager les bons apôtres du ciel qui, de guerre lasse, renoncèrent finalement à faire brûler cette créature à poil, eux qui tant et tant firent brûler les statuettes des animistes africains et polynésiens.

Longue vie au Marsupilami !

 

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Le seul, le vrai Marsupilami.

Oui, dommage, il y a une absence qui le mutile au bas du ventre …

Mais le dessinateur Franquin se classa tout de même parmi ceux qui préparèrent l'émancipation adulte de la BD des années 70 et 80.

Bar-Zing