06.07.2009

La Montagne Anniversaire

Montluçon - La Montagne

 

Le quotidien le plus lu d'Auvergne, fête ses 90 ans.

 

Étant tout gamin j'imaginai que le journal La Montagne tenait son titre du fait que ses bureaux dirigeants se situaient dans Clermont-Ferrand, ville du département Puy-de-Dôme. Et qui dit Puy-de-Dôme dit montagne ... Je me suffisais de cette simple réponse. Je n'y pensais même plus.

 

C'est alors que survint la Révolution Française. Je veux dire qu'un matin dans la classe Certificat d'Études Primaires, le père Martin écrivit d'une belle craie blanche toute neuve les mots « La Montagne » sur le tableau mural.

 

L'heure de la leçon ayant pour sujet la Révolution Française, débutait. Un phosphore plus intense qu'à l'accoutumé brilla dans ma tête d'écolier bien adapté à son environnement du jeudi et du dimanche. L'instituteur expliqua que et que … Enfin voilà : les députés siégeant le plus haut dans les rangs de l'Assemblée en 1793, on les surnommait les montagnards. Et les Montagnards se bagarraient contre les Girondins. Ça s'égorgeait entre tous ces forts en gueule. Robespierre et Marat appartenaient à « La Montagne ». Marat, C'était « L'ami du Peuple ». Un ami scrofuleux, nauséeux, déphasé et parano, ne trouvant ses ennemis et ses victimes que dans le peuple ! C'était Gor partout. La politique se sacralisait en une Histoire de France. A la fin, tous périssaient, laissant la place libre pour le petit caporal « La paille au nez ». La réponse m'était finalement venue : le journal La Montagne s'appelait ainsi non pas pour les alpinistes mais pour les politiciens.

 

A l'école Voltaire, cela allait de soi, les instits militaient majoritairement à gauche. La cour de la récrée était surveillée par la SFIO – Le béret incliné côté foie pour cacher l'oreille droite – et par les staliniens qui, apprenant la mort de Joseph en 1953, pleuraient sur leur blouse grise, celle-ci usée par la pierre ponce des lessives.

 

Chez nous, mes grands parents lisaient essentiellement Le Centre Républicain mais jamais La Montagne.

 

Le Centre Républicain j'aimais bien. Pas pour la rubrique des sports ni pour les faits divers du genre suivant : abandonnant la mère de ses enfants, un boucher de la rue Miscailloux s'est trissé avec sa camionnette dans laquelle avait pris place une de ses clientes. (Authentique. En cette occasion de commérages, ma grand-mère eut un mot qu'elle regretta sitôt après l'avoir lancé : pour emporter la vache fallait bien emmener la fourgonnette !) Donc Le Centre Républicain, j'aimais bien. Particulièrement en raison des trois images qui se faisaient suite en bas d'une des pages intérieures. C'était un goutte à goutte quotidien de BD. C'était Rip Kirby.

 

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La bande yankee  numéro 3051, publiée dans le Centre Républicain en 1957, est toujours signée Alex Raymond alors que celui-ci est mort accidentellement pendant l'année précédente. Explication du miracle  d'outre-tombe : la série était distribuée dans notre pays par Opéra Mundi, avec du retard par rapport aux publications originales américaines.

John Prentice, élève d'Alex Raymond, pratiquait l'encrage définitif sur les crayonnés de son maître, celui-ci rendu célèbre par le personnage de Flash Gordon.

A ma connaissance, Rip Kirby ne fut jamais édité en France dans des journaux de BD pour enfants.

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En ce moment, dans Clermont-Ferrand, si l'on en croit les journalistes, des policiers contrôlant par routine deux ou trois péripatéticiennes, auraient permis le démantèlement d'un réseau de proxénétisme européen. Mon avis – permettez ? - est que c'est l'inverse qui est le plus plausible : sur le web la filière des proxo était préalablement repérée et l'on a envoyé les « habillés » serrer les filles venues dans Clermont, celles-ci répondant peut être à la demande de chefs de PME régionales. Mais je ne raconte ça que pour vous faire de la lecture ; ce n'est que du supposé. Cependant, quand j'ai entendu que le prix d'une nuit avec une escort girl n'était que de 250 euros, j'ai haussé les épaules. On essayait de nous faire confondre le mousseux avec le champagne.

 

Jeune homme, quand sur ton ordinateur la fiche technique de la voyageuse de commerce te fixe un rendez-vous dans un hôtel à façade HLM, tu dois comprendre tout de suite qu'avec tes pauvres 250 euros, tu ne rencontreras pas une spécialiste pour gros manitous de l'espace Schengen. Ce ne sera probablement que la recalée au bac, qui débute et qui, par une dernière coquetterie d'orgueil, demande un prix un peu élevé afin de se croire ton invitée et non pas ta commodité d'hygiène.

 

Quant aux véritables « escortes girls » dûment estampillées, leurs tarifs sont de beaucoup plus hauts que celui des cinq fois cinquante euros, qui se pratique, par exemple, dans le nouveau « carré d'or » du bas des Champs Elysées … Ach le gross Paris sera toujours le gross Paris !

 

Est savez-vous qu'avant la franglomanie d'aujourd'hui, ces dames de luxueuse luxure, fin années 50 et début années 60, étaient appelées Caravelles ? Une désignation élogieuse, inspirée par le fameux avion pour passagers aisés. Ah ! L'époque aérienne du roi arabe Fayçal-Air ! … Fayçal-Air, jeu de mots facile, Maître Capello.

 

Cependant, dans Montluçon c'est le réseau des librairies qui est démantelé. En moins de cinq années j'en ai vu disparaître quatre, des enseignes vitrines de marchands de livres ou de journaux. Bouquins anciens et publications modernes, on ferme ! Preuve qu'il manque une université à Montluçon.

 

Au siècle dernier, Montluçon fut agrandie par sa Ville Gozet prolétarienne ; puis dévalorisée par la débâcle de ses grandes usines. De cet ouvriérisme d'hier ne subsiste trop souvent qu'un désintérêt pour les ouvrages de l'esprit.

 

A tel point que si je devais investir dans un commerce, j'opterais pour celui de marchand de chaussures. Tiens donc, pourquoi ? Parce que chaque femme n'a que deux pieds mais quarante paires de godasses.

Yral

08.05.2009

Spirou 8 mai 1945

Fallait que ça me saute aux yeux … Je viens de feuilleter Marianne.

On y trouve un article quasi publicitaire pour un nouvel album Spirou : « Le Groom vert-de-gris ».

Toujours pas mort, le petit rouquin qui fut créé par un français : Robert Velter ; et non pas par un belge.

La longévité de Spirou résulte peut être de la crise de rire qui le secoua à l'annonce de la mort de son rival Tintin Hergé (1983).

 

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Rétrospectivement, deux auteurs viennent d'inventer un Spirou résistant à l'occupation de la Belgique par l'Allemagne nazie. De quoi laisser dubitatifs les vieux amateurs tels que moi qui, en plusieurs décennies, n'ont jamais aperçu fut-ce une seule histoire au cours de laquelle Spirou et Fantasio aient eu à affronter « La bête immonde ».

J'irai presque jusqu'à soutenir que de tous les journaux publiés pour la jeunesse en France après la capitulation allemande de 1945, Spirou fut l'un de ceux qui se soucièrent le moins de créer des scénarios engagés contre la période hitlérienne. Si on fait exception de quelques histoires résumées naïvement par l'Oncle Paul pour ses deux neveux, Spirou resta silencieux et comme inactif vis à vis du troisième reich, y compris contre ses nostalgiques. Une aventure comme celle de Soleil Noir, dessinée par Jijé (1958), évoque bien des revanchards mais il s'agit des japonais d'Hiro Hito, non pas de nos cousins germains.

Dans Le Groom vert-de-gris, les réalisateurs brocardent quelque peu le « collaborateur » Hergé, oubliant peut être que ce dernier fut assez bien innocenté par un résistant authentique : Raymond Leblanc (1915-2008).

L'article dans Marianne se termine en affirmant que Franquin lisant Le Groom vert-de-gris « aurait adoré ».

Moi je me refuse à faire parler les morts.

Par contre je conseille de voir ou revoir les toutes premières aventures de Spirou et Fantasio. Voici d'ailleurs une image extraite du numéro 441 de septembre 1946, soit une année après la mort d'Adolf Hitler.

 

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« Un dessin vaut souvent mieux qu'un long texte ». C'est une parole prêtée à Napoléon, à ce qui se raconte.

Yral

 

18.03.2009

Yatacan

Elevé à la puissance BD

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Grand coup de Yatacan

chez les Tarzan-maniaks

 

Des collectionneurs et des boutiquiers (de BD) abusés par d'entêtés spécialistes autoproclamés, croient que l'album n° 12 de la série Tarzan éditée chez Machette de 1936 à 1953, et numérotée de un à vingt, n'existe pas.

 

Qu'ils soient détrompés tous ! L'album n° 12 existe bel et bien. Pour vous en apporter lci-dessous la preuve par l'image , j'en ai scanné la couverture (dimensions réelles 22,5 X 17,5)

 

Cependant j'accorde une excuse à tous les fauteurs et fauteuses (n'oublions pas nos amies les femmes) d'ignorance publique : Ce numéro 12 ne fut imprimé qu'en un seul exemplaire. Phénomène extrêmement rare qui le rendit et le rend encore inaccessible au monde entier.

 

Au monde entier sauf à moi.

 

Il me fut offert pour l'anniversaire de mes sept ans. Son titre Tarzan et le tchador put paraître inattendu voire incongru à l'époque de sa parution. En effet, tout de suite après la seconde guerre mondiale, le voile opaque sous lequel certaines femmes musulmanes cachent leur visage n'était pas un sujet courant de conversation en Europe. Ni surtout une cause d'empoignades politiques entre émancipation féminine et soumission aux traditions patriarcales.

 

Bien entendu, afin de dormir en paix jusqu'au terme de mes jours qui sont aussi pour moitié mes nuits, et pour soustraire Tarzan et le tchador aux convoitises que son existence enfin révélée ne va pas manquer d'exciter, j'ai pris la précaution qui s'impose. Je l'ai enfermé dans un coffre secret, sous un code secret dans une des quelque deux cent soixante banques présentes dans les îles Caïmans.

 

Vous pensez que j'affabule ? Tant mieux ! Que vous me pensiez menteur assure à MON livre mirifique une protection définitive.

 

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Ylar

08.02.2009

Targa

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Existe une collection BD dont la première série comporte 22 numéros de 16 pages chacun, et qui débute en 1947.

Pas toute jeunette.

Si je  nomme Targa  vous  pensez  tout  de  suite  au concepteur de  matériel  informatique …

Mais le Targa dont je parle ici c'est tout autre chose : un personnage imité de lord Greystoke alias Tarzan.

J'en cherche le numéro 5, manquant à ma collection.

J'ai fouillé dans tout Paris, y compris dans ses quartiers les plus sordides, sans résultat.

J'ai même proposé à un marchand possédant les 22 numéros de lui échanger mes 21 numéros en ajoutant 3 fois la valeur du numéro 5 manquant ; mais sans obtenir le succès escompté.

Que faire ? Comme demandait Lénine.

Si  vous  possédez  ce  numéro  5,  sous  quelle  condition  accepteriez-vous  de  me  le  céder ?

Bien entendu si vous souhaitez me le donner, j'accepte volontiers pour ne pas froisser votre susceptibilité.

LYAR

 

P.S. : Ma sœur, beaucoup plus jeune que moi, est très gentille, Monsieur l'Officier.

 

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07.02.2009

Jacques, Bison Impétueux

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Me semble que d'aucuns signalèrent lorsque Jacques Chirac accéda à la républicaine présidence, que celui-ci fut pendant son enfance un lecteur assidu de Coq Hardi, Journal BD des lendemains de la seconde guerre mondiale.

 

Je me suis dit : cherchons, vérifions.

 

Mission accomplie depuis une dizaine d'années ; sans avoir pourtant prévu que ce serait beaucoup plus tard, dans un blog, que je rapporterais ma trouvaille.

 

BISON IMPETUEUX, ça vous emballe, non ? C'est le surnom qui fut choisi par notre Jacques national pour appartenir à la glorieuse tribu des indiens coqs hardis.

Sa présence est d'autant remarquable qu'elle figure dans la toute première liste de jeunes adhérents publiée à l'occasion de la première parution hebdomadaire (n°14, année 1946) de l'illustré créé par Marijac.

 

On trouve, aussi mais dans le numéro 32 un impérial CONDOR INTREPIDE. Cet oiseau portait pour identité française le patronyme de … Bordel.

 

Encore un veinard !

 

Coq hardi publia librement des images imprégnées de violence, ainsi qu'il en faut pour répondre aux besoins de scénarios traitant de sujets historiques.

 

Malheureusement, la censure votée par la collaboration entre catholiques et communistes, en juillet 1949, allait tout appauvrir, tout affadir, imposant la médiocrité dans la production française des journaux destinés aux écoliers.

 

Les revues pour adultes furent aussi mutilées au nom de cette même loi.

Lyar

 

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Image originale dans Coq Hardi, 1946. L'épée frappe entre les reins.

 

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La même image republiée presque 10 ans après ; et dans le mensuel Cocorico, n° 1, année 1957. La lame de l'épée est redessinée en l'air. Conséquence : la main n'est plus adaptée au mouvement de l'arme.

 

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10.01.2009

POPEYE

Du dimanche 4/02, Le monde (encore lui !) vient de consacrer toute une page à l'un des personnages B.D. parmi les plus populaires : POPEYE.

Lisant le commentaire, je regrette qu'il n'explique pas pourquoi ce fut sous le nom de MATHURIN que furent d'abord publiées en France les aventures assez extravagantes du matelot borgne. C'est qu'avant la première et seconde guerres mondiales l'éducation des petits n'enfants était fortement imprégnée de patriotisme. La langue nationale bien comprise confirmait l'appartenance à notre pays. D'où le respect exigé du vocabulaire et de la syntaxe, en particulier dans les journaux destinés à la jeunesse. La règle consistait donc à franciser au maximum toute provenance étrangère. L'époque voulait que l'on parle de gomme à mâcher et non pas de « chewgum » pendant que Guy L'Eclair se substituait à Flash Gordon. Toute la ménagerie de Walt Disney – aie ! – devait changer les noms de son bestiaire : Moule à gaufre remplaçait Pluto, tandis que Pegleg Peté devenait Le Frisé ou Mal O'Pat. Dans d'autres séries Tim Tyler's Luck se changeait en Richard le Téméraire. Au total : une résistance à l'invasion anglo maniaque made in USA, invasion parfois résumée en un seul nom : Winkler (Paul).

Toujours dans l'article sur POPEYE MATHURIN, celui ci est présenté comme un redresseur de torts, protecteur de la veuve et de l'orphelin, et luttant pour une « société plus égalitaire », j'en reste interloqué. J'en reste baba et pas cool du tout. Figé comme par l'effet Pilou Pilou. Car je n'avais jamais vu le rude compagnon d'Olive Oil sous cet angle politique.

Et je ne le vois toujours pas.

Ma mémoire m'indique surtout que POPEYE devint le support publicitaire d'une boîte d'épinards, en même temps qu'un vache de boxeur capable d'assommer 299 géants plus 1 géant (ce qui fait 300 comme le compte si bien le ventru Wimpy, dévoreur de hamburgers). Wimpy que je préfère nommé Gontran puisque j'appartiens à une génération qui ne mangeait pas du hamburger dans Central Park mais des petits pâtés au hachis de viande sur les bords du Canal du Berry.

Dire la peine que les « hussards noirs » de la République se donnèrent pour nous instruire de belles phrases « à la française », serait peu dire.  Mais leurs leçons étaient contestées par le jargonneur  Popeye dans nos journaux illustrés. « Al'z'ont suivi le bâtiau ». Ou quelque autre écriture casse gueule du genre « … Pas élocation. On dit allocation, ça veut dire qu'on a de l'aloquence ». Voilà notre matelot apprenant à bien causer à son Popa.

Alors quand je pense que les éditeurs se voient interdits de rééditer l'original de Tintin au Congo (année 31), sous prétexte que des africains n'y parlent pas une langue française identique à celle parlée par l'Académie Française, j'avoue mon agacement.

Veut-on me faire croire que les tirailleurs sénégalais chargeant hors des tranchés en compagnie de nos poilus de 1918,  pratiquaient une langue identique à celle de messieurs Clémenceau et Poincaré ? Comme si ce n'était pas normal que des gens qui débutent dans un parler nouveau pour eux, débutent maladroitement. Sachez que je ne parle pas le langage chinois … Si j'en prononce plusieurs mots en les faussant vais-je accuser de racisme tel ou tel chinois qui se moque de moi à cause de ma mauvaise diction ? On refuse trop souvent de se souvenir que bien des français parlaient un patois régional (à l'insu de leurs officiers) pendant la guerre 1914-1918. Les villageois amis de mon grand père maternel étaient de ceux-là, creusois d'origine.

Tous pouvaient s'exclamer :

  • "Nous nous moquin dé qui qué risin de nous !"

Alors pourquoi se choque-t'on de formules telles que :

  • « Toi pas fâcher, missié … Nous pas savoir bon blanc » paroles que Hergé attribua aux pèlerins noirs dans Coke en Stock. Paroles qui font comme un écho au langage tenu par un héros blanc dans des films réalisés par hollywood puis traduits en français : « Moi Tarzan, toi Jane ! ».

Toujours dans le même sujet, comment accuser de racisme esclavagiste des européens qui abolirent officiellement l'esclavage, cessèrent les premiers de le pratiquer, alors qu'aujourd'hui encore, en maints pays musulmans, l'esclavage existe toujours ?

Cependant bonne nouvelle : nous pouvons dès à présent utiliser POPEYE sans avoir à en demander l'autorisation aux syndicates américains.

Profitons en tout de suite ci-dessous.

YRAL

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Le dernier banjo à Paris


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23.10.2008

BD prémonitoire

La BD semble parfois s'improviser prophétesse, annonçant un événement futur que peu de gens sérieux croient réalisable. Regardez ci-dessous comment un membre du ku klux klan alarme les électeurs américains de ce qu'une... (mais lisez donc le texte dans la bulle de l'image).

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Ne croirait-on pas cette image fabriquée récemment pour servir d'avertissement  aux USA pendant l'actuel affrontement politique entre McCain et Obama ? On la daterait de 2008, d'aujourd'hui. Or, elle fut fabriquée en 1956, en juin. Publiée dans le mensuel spécial Rancho n° 3 alors vendu au prix de 65 frs. (Aujourd'hui 15 à 20 euros pour les collectionneurs selon l'état de conservation des cents pages brochées.)

Le héros central en est Black Boy, abusivement présenté agent F.B.I. Sa physionomie est imitée de celle, bien réelle de l'acteur Lino Ventura, alors débutant prometteur dans "Le gorille vous salue bien". Sur le devant du survêtement de Black Boy, face à nous, l'initiale B redoublée forme comme un logo de bondage - Mon bonjour à Gwendoline !

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Le plus amusant et que pendant la fin des mêmes années 50, l'actrice de cinéma Brigitte Bardot sera popularisée sous le même redoublement de la lettre B. "Pour l'amour de BB Gaston a tout vendu" écrivait-t'on, oscillant entre ridicule et apitoiement dans Radar n° 532 pour un article daté de 1959.

 

Black Boy n'eut pourtant pas le temps de ce rincer l'oeil devant la jeune BB toute nue en présence du quinquagénaire Kurt Jurgens, dans un film religieusement titré par Roger Vadim.  C'est que Black Boy, en justicier multifonctionnel, était trop occupé à détruire un des repaires du KKK, et que ça n'était pas du facile facile.

 

Damned !

 

Après une bagarre à grands coups de poing et grands coups de pied contre un malais, un turc, un noir, un sumotori et un chinois "boxer" à natte de collégienne  BCBG,  Black Boy met en échec tous les méchants racistes et jusqu'à leur boss, le gouverneur Beverley qu'il livre dare dare  à la police yankee. Au final résonne  une parole sentencieuse que tous les geôliers communistes d'URSS pouvaient applaudir à l'unisson de leurs victimes démocrates.

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A dire vrai cette aventure réussie par le g'man BB avait déjà été réussie précédemment par son propre père, le grand Fantax. Car BB - garçon noir -  est bel et bien le fils des amours de Fantax avec son épouse, la pulpeuse Patricia.

 

C'est pourquoi le scénario de notre Black Boy de 1956 apparaît comme la copie du  scénario de Fantax 1948. Seuls le costume et la mise en page ont  subi des modifications d'un journal à l'autre. Aussi voit-on  le fils agir à visage découvert quand  le père s'avance visage masqué.

 

Car Fantax est un ... cagoulard !

 

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Et lorsque mon instituteur à l'école Voltaire, le camarade stalinien Servant, dégotta un exemplaire de Fantax dans mon cartable en 1950, il m'envoya me faire taper dessus chez le directeur, un vieux auquel je prédisais mentalement des funérailles pour le lendemain. Mon petit cul vierge de huit ans fut malmené par deux mains épaisses, deux  paluches poilues jouant du tambour sur mon podex mal protégé par ma culotte courte.

 

Je n'ai pas pleuré. L'orgueil ... Même si Fantax pleura d'avoir cru morte sa petite fille Barbara.

Signalons que les mouvements des personnages de Fantax et de Black Boy sont presque toujours calqués sur ceux d'abord inventés par Foster (1892-1982) et Hogarth (1911-1996), le premier pour Prince Vaillant, le second pour Tarzan.

 

Trois images font un exemple ci-après.

Sinon de la contrefaçon ; des emprunts incessants.

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1940 Hogarth                    1948 Atelier Chott                  1956 Rémy ?

Parfois l'attitude est simplement un reflet miroir.

 

Lyar

 

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16.10.2008

Brute de paume

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Non, non, Il ne s'agit pas d'une "main de fatma" utilisée par telle ou telle organisation politique travaillant pour les intérêts africains en Europe.

Il ne s'agit que d'une petite image extraite de la bande dessinée Black-Boy publiée en 1956 dans le numéro 5 du format de poche Kid Colorado.

Pourquoi présentons-nous, ici, cette vignette ? simplement parce que ce même kid Colorado destiné à un public d'enfants, pouvait librement offrir à son jeune lectorat toute une imagerie aujourd'hui interdite.

 

La preuve dans cette autre image collée ci-dessous. Un indien fumant une cigarette et s'exhibant en gros plan sur la couverture en couleur !

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Jugez de la différence : même les journaux d'à présent publiés pour des adultes n'osent plus présenter le portrait d'un type tranquillement et virilement occupé à "en griller une" !

C'est dire la régression anti culturelle imposée par les gouvernementaux en deux décennies, sous pression des nouvelles ligues de tempérance.

Bien sûr,on affirme que la lutte contre le tabagisme est nécessaire pour garder les braves gens en bonne santé. Mais réfléchissez que l'on garde aussi les lapins, les vaches et les moutons en bonne santé.

Pour les envoyer à l'abattoir.

 

Yral

 

 

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21.07.2008

Cinquième duo de cheminées

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30.06.2008

Quatrième duo de cheminées

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