Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

21/01/2020

Tarzanides du grenier n° 398

 

Pendant la petite semaine à venir vous pouvez apprécier sur Ciné Classique un commentaire agrémenté d'extraits de films hollywoodiens, l'ensemble intitulé "Le Mythe de Tarzan".

 

Weissmuller, évidemment ! occupe une place de choix ; mais nous ne doutons pas que bien des dames vieillissantes d'aujourd'hui préfèrent garder souvenir du très beau Lex Barker incarnant le héros des romans de Burroughs.

 

Pour ce qui est du mythe de l'orphelin anglais adopté par une horde de grands singes dans une jungle bordée d'un océan, il existe un aspect souvent négligé par les commentateurs. Je veux parler d'un exploit inouï, aussi incroyable qu'est incroyable la virginité éternelle d'une juive prénommée Marie. Mais tout de suite observons les six images d'en dessous.

 

Tarzan,Loi de juillet 1949,Ciné Classique,Weissmuller,Lex Barker,Herakles,Bandes dessinées anciennes,Bar Zing de Montluçon,Tarzanides du Grenier,Doc Jivaro

(Images arbitrairement décalées pour former un rectangle)

 

Et constatons qu'à peine adolescent l'enfant sauvage est studieux. Il apprend à lire, à écrire et à compter - et même à dessiner ! sans l'aide d'aucun éducateur. Le bilan en est : les muscles d'Herakles combinés avec le cerveau de Newton. Et plus fort encore que Newton puisque ce dernier eut besoin de professeurs pendant son apprentissage. Doc Jivaro vous le garantit : le vrai mythe de TARZAN c'est que celui-ci comprit l'arithmétique sans y être obligé dès l'âge de cinq ans par l'institutrice Mademoiselle Lesage.

 

Les illustrations présentes ici proviennent de TARZAN, hebdomadaire n° 131 de mars 1949 ; donc peu de mois avant le vote de la sinistre loi de juillet 49 par laquelle communistes staliniens et catholiques de Pie XII se firent responsables du déclin des bandes dessinées françaises durant toute la décennie des années cinquante.

 

Doc Jivaro

 

 

14/01/2020

Tarzanides du grenier n° 397

 

Tous le monde sait ou devrait savoir que POPEYE débuta sa carrière BD en 1932 et comme support publicitaire pour de vulgaires épinards. De vulgaires épinards magnifiés trompeusement par une virgule mal placée dans un pourcentage chimique relatif au fer et, donc, capables d'augmenter à l'extrême la force de quiconque les mangeait. POPEYE ne doit donc pas sa puissance de bagarreur à ses gros avants-bras mais à son appétit opportuniste pour un légume verdâtre.

 

BD-Hop-là,-Popeye,-10-04-1938 (2).jpg

Hop-là, n° 18 année 1938

 

Chaque médaille ayant son revers, c'est encore dans la BD que l'on trouve un autre personnage mettant en doute les vertus toniques d'un plat d'épinards. Cette fois il s'agit de ZOE, une gamine de huit ans créée par Ernie Bushmiller, dont les gags m'amusaient bien lorsque j'étais du même âge qu'elle. Mais vérifions immédiatement comment elle conteste la recette à base d'épinards.

 

BD-Arthur-et-Zoé,-1950.jpg

 

Doc Jivaro ne va pas baratiner longtemps sur POPEYE et ZOE, et se limitera avec ses deux exemples à rappeler que l'Age d'Or de la bande dessinée date de la bande dessinée américaine, celle de l'époque de Citizen Kane.

 

ZOE est une gamine brunette et grassouillette, exactement le format d'enfance qui ne convenait pas à Lewis Carroll. Les amateurs ont remarqué depuis longtemps que le petit copain populaire Arthur de la petite bourgeoise ZOE, porte au milieu du visage un nez en forme de groin. De groin de petit cochon : Un indice qui devrait éveiller la méfiance de la tante de ZOE et la dissuader de laisser sa nièce rondouillarde en compagnie de cet Arthur.

 

Doc Jivaro

 

27/12/2019

Tarzanides du grenier n° 393

 

RE-CASTAGNE

 

 

C’est dans le numéro 279 du 17 janvier 1957 que les jeunes lecteurs de SPIROU applaudirent la grande, très grande colère du Marsupilami. Un évènement dans l’Histoire de la BD Franco-Belge : Eh oui ! Robert Velter le créateur de SPIROU était de nationalité française.

 

BD-Spirou,-couv-album,1957.jpg

 

 

Les collectionneurs trouvent dans la reliure cartonnée n° 60 de SPIROU les premiers exploits de l’animal qui ne manqua pas de s’attirer des remontrances "bien pensantes" à cause de son comportement extravagant. Et c’est dans cette même reliure n° 60 que l’on peut assister à la toute première apparition d’un certain GASTON LAGAFFE (Hebdomadaire n° 985 du 28 février 1957).

 

BD-Gaston-28-février-1957.jpg

 

 

Le futur héros sans emploi porte un nœud papillon, un veston et des chaussures cirées comme pour tromper son employeur éventuel ... Ce ne sera que deux semaines plus tard qu’il s’affichera sous une allure désinvolte : assis de travers sur une chaise et allumant une cigarette dont il ne gardera bientôt plus que le mégot au bec.

 

BD-Gaston,-14-mars-1957.jpg

 

 

Rappelons que Franquin fut accompagné d’un certain J.D.M. lorsqu’il esquissa les premiers aspects de Gaston ; et que JIDÉHEM faillit bien être le seul héritier du personnage dont la popularité peut presque devenir proverbiale.

 

Aucun d’entre-nous n’étant immortel JDM nous a définitivement quitté le 30 avril 2017.

 

Doc Jivaro

 

26/12/2019

Tarzanides n° 392

 

CASTAGNE

 

- Regardez bien. Vous le reconnaissez ?

- Qui ça ? … Le petit bonhomme chauve et brun dans un gilet vert ?

- N’faites pas semblant de ne pas comprendre : Vous avez reconnu SPIROU. Le vrai Spirou, celui de ses débuts lorsque Franquin relayant Jijé en faisait un bagarreur de première classe.

 

BD-Spirou-24-avril-1947.jpg

 

 

Ce Spirou « jeux de mains, jeux de vilains » date de 1947. Précisément le 24 avril de l’année. A ce moment là le scénariste et le dessinateur disposaient d’une liberté d’interprétation à laquelle ils durent renoncer pour ne pas se faire couper leurs vingts doigts par les ciseaux d'Anastasie la censeure. Remarquez bien, Commissaire Maigret, que presque tous les ingrédients d'une série noire s'y rencontrent : la cigarette, le whisky et qu’il ne manque guère que les petites pépées.

 

Quelque trois années plus tard, en 1950, c’est le MARSUPILAMI qui héritera de la violence avec laquelle autrefois SPIROU maltraitait ses adversaires les plus dangereux.

 

BD-Spirou-21-février-1957.jpg

 

 

Hélas ! finalement, à son tour, le faramineux marsupial perdra son agressivité native pour devenir indulgent comme un Tintin dont les deux mains ne se ferment jamais en deux poings capables de mettre K.O. l’ennemi.

 

Pauvre marsupilami ! Il ne lui reste plus qu’à servir de porte-bonheur, c’est à dire de fétiche protecteur en latex sur le tableau de bord d’une 203 ou d'une 2 CV, celle ci  toujours pilotée par la fille Seccotine. Oui, souvenez-vous : Seccotine était la jeune journaliste qui découvrit notre inattendu marsupial dans les forêts vierges de Palombie

 

BD-Spirou-6-mail-1954.jpg

 

Doc Jivaro

 

17/12/2019

Tarzanide numéro 391

 

Imaginer une fois encore un dessin caricatural à propos des manifestations de grévistes socialo-cocos en France finit par devenir assez fastidieux. Aussi Bar Zing et Doc Jivaro se réfugient-ils à l’occasion dans d’anciennes imageries réputées divertir l’enfance.

 

BD-Tarzan,-n°-13,-1972.jpg

 

 

La vignette ci-dessus de Sagédition 1972, nous montre TARZAN occupé à faire boire un éléphant … Notez qu’il utilise son pagne en peau de léopard pour étancher la soif du pachyderme lequel est nommé Kudu … « Cul du » vraiment ? Quoiqu’il en soit avez vous déjà essayé de vous servir une rasade de bière dans votre slip comme dans un bock ? Le dessin est signé de Russ Manning auquel on a fait parfois croire qu’il surpassait Burnes Hogarth dans l’art de camper la silhouette de Lord John Greystocke.

 

Justement le revoici LE TARZAN imaginé par Hogarth pendant l’année 1941. L’homme singe égaré dans le désert affronte le simoun et doit protéger ses poumons contre des milliards de grains de sable … Ce qu’il réussit fort bien en utilisant son slip-pagne en guise de masque filtrant protecteur. Qui dit mieux ?

 

tarzan,russ manning,burnes hogarth,décembre 2019,mai 68,sagédition 1972,doc jivaro,bar zing de montluçon,bandes dessinées anciennes

 

Bon, revenons à la réalité : imbibé de jus de citron à la mode de Mai 68 le caleçon ou le cale-barre de T. suffirait-il à préserver quelque peu du gaz lacrymogène les actuels Black-Blocks ?

 

Doc Jivaro

 

 

14/12/2019

Tarzanides du grenier n° 390

 

En France, le premier hebdomadaire à mériter pleinement la qualité de journal de bandes dessinées, était d’inspiration américaine. Il s’appelait LE JOURNAL DE MICKEY en Octobre 1934. Et cela ne nous rajeunit pas !

 

Chaque année pour les fêtes de Noël ce comic présentait à ses jeunes lecteurs une première page ornée d’une grande illustration mise en couleur par imprimerie quadrichromie. Mais, damned ! notre défaite militaire devant l’armée allemande ; puis l’occupation de notre Pays par les troupes de l’Axe, Italie comprise, obligèrent notre Presse à censurer le nombre de pages de beaucoup de nos publications. C’est ainsi que Mickey se réduisit à huit pages renonçant à sa pagination de douze pendant que la totalité de son impression couleur s’appauvrissait aux rouge et bleu seuls.

 

journal de mickey,paul winkler,opera mundi,grèves sncf,doc jivaro,bar zing de montluçon,bandes dessinées anciennes

Le Journal de Mickey, 22 décembre 1940

 

Aurai-je des transports RATP et SNCF pour mon petit Noël ? C’est sans doute ce que vous vous demandez.

 

Les syndicats parmi lesquels les nostalgiques de l’époque de Joseph Staline nous serrent à la gorge, n’est-il pas ?

 

Doc Jivaro