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12/03/2011

Tsunami

Lorsque nous manquons d'imagination, faisons appel à notre mémoire.

 

En relation avec un évènement actuel.

 

Le tsunami dévastant Sumatra et celui d'aujourd'hui ravageant le Japon ont réveillé dans ma tête un autre souvenir de raz-de-marée, heureusement fictif celui-ci puisqu'il fut dessiné par Burnes Hogarth pour une aventure ... de quoi, de qui ?

 

De Tarzan.

 

Fréquemment rééditée en français, cette aventure est généralement connue sous le titre « Le peuple de la mer et le peuple du feu ». Mais autant dire tout de suite que chez nous les rééditions relatives à cet épisode, sont presque toutes infidèles à l'original. Les deux plus médiocres d'entre elles étant l'une éditée par Del Duca, en 1956, et titrée Prince Tanny ; et l'autre par l'éditeur Soleil, en 1993 – (Ce dernier ayant battu des records de trahison, autant par la vulgarité des couleurs que par l'ajout parasitaire de « bulles » encombrées d'un lettrage hideux).

 

Pouah ! De moi à lui.

 

Tarzan,tsunami,japon

 

Planche extraite du n°3, année 1946, du mensuel Tarzan,

lequel allait se les couper pour se changer en Tarzella dans le N° 5.

 

28/01/2011

Angoulême - Festival de la BD

Houba ! en passant,

  

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17/07/2009

Calvin

DE CALVIN 1509

A NICOLAS 2009

Calvin.jpg

15/05/2009

BD

 

Un de mes visiteurs m'ayant prévenu de son désaccord d'avec quelques-uns des aspects de mon blog du 12/05, j'avais aussitôt pensé le contacter personnellement par courriel. Cependant, comme le sujet traité intéresse certainement d'autres internautes c'est par l'intermédiaire de Bar-Zing que je donne une réponse publique.

 

Oui, allez, c'est exact : l'expression "assez bien innocenté" s'est trop vite formée sur mon clavier. Hergé fut, en effet, repêché d'un marécage et non pas réhabilité bien au sec par R. Leblanc.

Je réagissais à un article paru dans
Marianne, à propos de l'album où Spirou et Fantasio sont présentés comme deux résistants à l'occupation allemande de la Belgique. Et j'insiste encore là dessus : deux résistants tellement secrets qu'ils en sont restés inconnus pendant plus de soixante années après le suicide de l'amant terrible d'Éva Braun. Reconnaissons donc que ça fait un sacré temps d'hibernation aux abonnés absents !

 

Aussi maintiens-je l'avis selon lequel le journal Spirou fut toujours très avare de scénarios montrant des héros réels ou fictifs engagés contre l'Hitlérisme et la Weichmart. Mon visiteur signale, comme pour fournir une indulgence aux anciens équipiers de l'hebdomadaire franco belge, la bande dessinées Svaztika, que je me souviens avoir appréciée. Mais ainsi que le précise Jean G. ce récit date de 1983. C'est donc reconnaître indirectement que Spirou attendit fort longtemps après « La Chute » pour faire de cette époque féroce le thème d'une BD.


Enfin, quand je scanne une vieille image BD montrant
Fantasio en présence d'un artisan tailleur « nez crochu » croyez que ce n'est pas pour dénigrer à titre posthume, Franquin. J'en suis bien incapable.

 

Franquin était gentil, affirmez vous. Ne m'en voulez pas si je ne suis pas entièrement persuadé de la qualité du mot. Beaucoup trop de gentils distribuent des gentillesses à égalité entre le bourreau et sa victime. Certes, tous les gentils ne s'élèvent pas jusqu'au pyrrhonisme vénal pratiqué par des courtisanes ; mais ils ont une façon bien à eux de croire s'épargner tous les ennuis en ménageant et la chèvre et le chou.

 

Quant au fait qu'un des plus célèbres créateurs de BD ait quelque peu collaboré avec d'autres collaborateurs de l'Allemagne nazifiée, c'était « dans l'air du temps » comme on dit à la sauvette. C'est de l'histoire humaine. Et vous savez, du côté gauche aussi, en politique, on s'accommode parfois des « erreurs de jeunesse » de tel ou tel nouveau camarade recruté.

 

Entre autres, voyez les bédéistes Liquois et Poïvet. Le second nommé prolongea l'aventure "Vers des Mondes Inconnus" que le premier avait débuté, tous deux plaçant leur talent au service du journal Le Téméraire, celui ci connu comme magazine insidieusement hitlérien. Or, immédiatement après la destruction de Berlin, ces deux braves gaillards se retrouvèrent travaillant pour le compte de … de Vaillant, illustré classé communiste intransigeant.

 

J'ai toujours plaisir à lire les commentaires qui me parviennent, même s'ils me mordent le mollet que j'ai plutôt dur.

 

Bien amicalement à l'internaute qui vient de rappeler mon attention sur les qualités exemplaires du dessinateur Franquin, duquel je possède environ une dizaine d'autographes accompagnés de petits dessins années 60.

Ryal

 

Le-Téméraire-2.jpg
Le-Téméraire-.jpg

Liquois et Poïvet

1943 et 1944

Bandeau  LE TEMERAIRE,  N° 38, Août 1944 (dernier numéro)


 

 

08/05/2009

Spirou 8 mai 1945

Fallait que ça me saute aux yeux … Je viens de feuilleter Marianne.

On y trouve un article quasi publicitaire pour un nouvel album Spirou : « Le Groom vert-de-gris ».

Toujours pas mort, le petit rouquin qui fut créé par un français : Robert Velter ; et non pas par un belge.

La longévité de Spirou résulte peut être de la crise de rire qui le secoua à l'annonce de la mort de son rival Tintin Hergé (1983).

 

Spirou-1.jpg

 

Rétrospectivement, deux auteurs viennent d'inventer un Spirou résistant à l'occupation de la Belgique par l'Allemagne nazie. De quoi laisser dubitatifs les vieux amateurs tels que moi qui, en plusieurs décennies, n'ont jamais aperçu fut-ce une seule histoire au cours de laquelle Spirou et Fantasio aient eu à affronter « La bête immonde ».

J'irai presque jusqu'à soutenir que de tous les journaux publiés pour la jeunesse en France après la capitulation allemande de 1945, Spirou fut l'un de ceux qui se soucièrent le moins de créer des scénarios engagés contre la période hitlérienne. Si on fait exception de quelques histoires résumées naïvement par l'Oncle Paul pour ses deux neveux, Spirou resta silencieux et comme inactif vis à vis du troisième reich, y compris contre ses nostalgiques. Une aventure comme celle de Soleil Noir, dessinée par Jijé (1958), évoque bien des revanchards mais il s'agit des japonais d'Hiro Hito, non pas de nos cousins germains.

Dans Le Groom vert-de-gris, les réalisateurs brocardent quelque peu le « collaborateur » Hergé, oubliant peut être que ce dernier fut assez bien innocenté par un résistant authentique : Raymond Leblanc (1915-2008).

L'article dans Marianne se termine en affirmant que Franquin lisant Le Groom vert-de-gris « aurait adoré ».

Moi je me refuse à faire parler les morts.

Par contre je conseille de voir ou revoir les toutes premières aventures de Spirou et Fantasio. Voici d'ailleurs une image extraite du numéro 441 de septembre 1946, soit une année après la mort d'Adolf Hitler.

 

Spirou-2.jpg

« Un dessin vaut souvent mieux qu'un long texte ». C'est une parole prêtée à Napoléon, à ce qui se raconte.

Yral

 

18/03/2009

Yatacan

Elevé à la puissance BD

Yatacan.jpg

Grand coup de Yatacan

chez les Tarzan-maniaks

 

Des collectionneurs et des boutiquiers (de BD) abusés par d'entêtés spécialistes autoproclamés, croient que l'album n° 12 de la série Tarzan éditée chez Machette de 1936 à 1953, et numérotée de un à vingt, n'existe pas.

 

Qu'ils soient détrompés tous ! L'album n° 12 existe bel et bien. Pour vous en apporter lci-dessous la preuve par l'image , j'en ai scanné la couverture (dimensions réelles 22,5 X 17,5)

 

Cependant j'accorde une excuse à tous les fauteurs et fauteuses (n'oublions pas nos amies les femmes) d'ignorance publique : Ce numéro 12 ne fut imprimé qu'en un seul exemplaire. Phénomène extrêmement rare qui le rendit et le rend encore inaccessible au monde entier.

 

Au monde entier sauf à moi.

 

Il me fut offert pour l'anniversaire de mes sept ans. Son titre Tarzan et le tchador put paraître inattendu voire incongru à l'époque de sa parution. En effet, tout de suite après la seconde guerre mondiale, le voile opaque sous lequel certaines femmes musulmanes cachent leur visage n'était pas un sujet courant de conversation en Europe. Ni surtout une cause d'empoignades politiques entre émancipation féminine et soumission aux traditions patriarcales.

 

Bien entendu, afin de dormir en paix jusqu'au terme de mes jours qui sont aussi pour moitié mes nuits, et pour soustraire Tarzan et le tchador aux convoitises que son existence enfin révélée ne va pas manquer d'exciter, j'ai pris la précaution qui s'impose. Je l'ai enfermé dans un coffre secret, sous un code secret dans une des quelque deux cent soixante banques présentes dans les îles Caïmans.

 

Vous pensez que j'affabule ? Tant mieux ! Que vous me pensiez menteur assure à MON livre mirifique une protection définitive.

 

Tarzan-et-le-tchador.jpg

 

Ylar