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22/10/2016

Les Tarzanides du grenier n° 231

 

Dupuich … J. M. DUPUICH. Ce nom n’a pas laissé un tatouage marqué dans notre mémoire relative aux bandes dessinées. Nous lui devons pourtant un des titres les plus attractifs mis en vente par l’Éditeur Artima-Tourcoing : JIM OURAGAN.

 

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D’abord imprimé sur un format rectangulaire allongé, ses premiers exemplaires ne comptent que huit pages au numéro et ne comportent pas de date de parution. Tout au plus apprenons-nous qu’ils sont imprimés en France et vendus au prix unitaire de trois francs en Belgique. C’est l’atmosphère Western. Nous étions en 1948-1949 … JIM OURAGAN (accompagné de Youpi, bon gros chien chien) était publié tous les jeudis mais sans que ses aventures soient « à suivre » semaine après semaine. Sa huitième page mettait un point final à chaque épisode. Cette formule appelée « récit complet » obtenait un vif succès pendant la seconde moitié des années 1940.

 

Délaissé jusqu’en 1954, JIM OURAGAN réussit un retour en force grâce au talent archi-rodé d’un Eugène GIRE dont les anciens jeunes abonnés du journal VAILLANT gardent sûrement le souvenir d’une sympathique bande d’ahuris hébergés dans « La Pension Radicelle ».

 

Cette deuxième série JIM OURAGAN sans changer d’éditeur changeait de format, massiquotée 23 cm en hauteur, 17 à l’horizontale. Un format astucieux, pas du tout hasardé puisque de telles dimensions correspondaient approximativement à celles, réglementaires, de nos cahiers d’école. Elles nous permettaient de dissimuler la présence d’une bande dessinée entre des pages consacrées au calcul primaire nécessaire à l’obtention du Certificat d’Études.

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Glissé à l’intérieur de la scolarité, 
le numéro 15 de JIM OURAGAN en mars 1956.

 

Gire fut l’un des bédéistes inépuisables des années 50. Les connaisseurs apprécient de lui et pour Les Éditions Mondiales un « ZORRO et ses LEGIONNAIRES ». Il illustra aussi un Tarzanide à peau brune oublié d’un peu tout le monde mais pas de Doc Jivaro : BATOUK (Éditeur : Duclos).

 

Gire, disparu en novembre 1979, parlait quelques fois de ses travaux BD comme s’il ne s’agissait que de « gribouillages ». Cette manière faussement modeste de dévaluer son propre talent, n’était pas non plus étrangère à un Alain Saint Ogan. Celui-ci utilisa parfois le terme de « couillonnades ». Mais il reprenait ainsi, et pour le réduire à zéro, le jugement négatif qu’un Ludovic portait sur l’esprit de l’auteur de ZIG ET PUCE. Ludovic, c’était le bonhomme qui se chargeait de faire semblant de faire le ménage dans le logement de Saint Ogan.

 

Moi, étant mioche, lorsque je griffonnais de petits personnages, ma mère se contentait de dire : pousse tes papiers plus loin sur la table, tu me gènes pour repasser en vitesse la chemise de ton père.

 

 

Doc Jivaro et Mfcl

 

29/09/2016

Pauvre Belgique : Pauvre Baudelaire

 

GRAND PALAIS 2016
EXPO HERGÉ
Concours de l'injure la plus affreuse
du vocabulaire du Cap'tain Haddock

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24/09/2016

Les Tarzanides du grenier n° 227

  

D’emblée, L’ASTUCIEUX se classa parmi les meilleurs périodiques BD en France au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale. Il vécut 81 numéros hebdomadaires (14 mai 1947 à décembre 1948). Une première feuille distribuée gratuitement et dite feuille de lancement existe. Mais ce genre de feuille publicitaire à laquelle les enfants de l’époque n’accordaient pour ainsi dire aucune importance, est devenu difficile à retrouver pour les vieux collectionneurs même les plus têtus. 

 

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Éventuellement, on peut rencontrer cette feuille de lancement n° 0 ou n° 00 dans l’un des albums de TARZAN : l’album assemblant les numéros 29 à 38. (1er avril à mai 1947). Cependant, tous les exemplaires de cet album ne la contiennent pas.

 

Précisons qu’après son numéro 61 de juillet 1948 L’ASTUCIEUX modifia son titre pour devenir BUFFALO BILL.

 

 Doc Jivaro et Mfcl

 

 

19/09/2016

Journées du Patrimoine

La République 
des palais et des bagatelles
de la Royauté

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17/09/2016

Les Tarzanides du grenier n° 226

 

 

Lorsqu’il faut citer des auteurs de BD ayant conté en vignettes les prouesses de Tarzan, les collectionneurs du 9e art énumèrent généralement Maxon, Foster, Hogarth ou encore Vis-cardy, Celardo et Russ Manning etc …. Mais quasiment tous oublient ou dédaignent de mentionner GOSSELIN.

 

André GOSSELIN. Une paire de cavaliers genre western (Jack Hislon auquel succéda Red Canyon) permit à André GOSSELIN d’occuper une place de choix chez l’éditeur ARTIMA jusqu’à la disparition de cette maison en 1987. Toutefois, GOSSELIN fournissait, dès 1947 et pour l’hebdomadaire BOB et BOBETTE, les interprétations imagées de deux films MGM ayant TARZAN pour figure centrale. L’un « Le Trésor de TARZAN », l’autre « TARZAN s’évade ».

 

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Peu habile lorsqu’il faut crayonner l’anatomie humaine, GOSSELIN n’eut jamais la prétention de rivaliser avec Frazetta ou Cheret, non plus qu’avec un ALLEN SAINT JOHN dans le maniement libre d’une nudité masculine appliquée aux Arts Graphiques. Il se contenta de démarquer passablement tout un ensemble de photos / cinéma.

 

Participant à l’épopée des Tarzanides GOSSELIN créa MOHA pendant la décennie qui suivit la fin de la Seconde guerre mondiale. De ce Tarzanide métissé, nous avons déjà parlé dans notre rubrique n° 4 du 22-09-2012.

 

Est-ce par manque de persévérance que Doc Jivaro n’a pas trouvé la biographie détaillée d’ANDRE GOSSELIN ? Il s’est arrêté sur un nom similaire mais d’orthographe différente : André Gosselain. Un musicien œuvrant en compagnie de Robert Hossein pour un des films de 1958 : TOI LE VENIN. Doc Jivaro se souvient que bien des adolescents de sa jeunesse préféraient dans le rôle d’une pin-up non pas la talentueuse Marina Vlady mais la sculpturale Dominique Wilms …

 

Doc Jivaro et Mfcl

 

 

03/09/2016

Les Tarzanides du grenier n° 224

 

En 1958, à partir du 25 février, les éditions françaises IMPERIA dirigées par Robert Bagage mirent en vente le numéro 1 d’un banal journal de poche ayant pour titre OLIVER.

 

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De ce produit, il y eut 456 numéros chacun de 68 petites pages. Seule la première page d’ouverture et la soixante huitième de fermeture sont colorées en quadri. Le premier numéro se vendit 25 francs (avant la dévaluation de notre monnaie survenue en 1960). Aujourd’hui, comptez trente ou quarante euros pour acquérir cet exemplaire en bon état. Non je ne vends pas le mien. Je le donne encore moins.

 

OLIVER n’est qu’un surgeon faiblard du rebelle saxon ROBIN des BOIS. Et si toi, l’inconnu, tu es intéressé par quelques uns des exploits plus ou moins réels de ce personnage dans l’Angleterre de la fin du XIIIe siècle, je te conseille de regarder les 66 bandes dessinées publiées dans l’ancien hebdomadaire TARZAN, depuis le numéro 54 de l’année 1947 jusqu’au numéro 128 de l’année 1949. Le graphisme est dû à Jacques SOURIAU (1886-1957). A ma connaissance ces soixante six bandes n’ont jamais été republiées, ce qui est fort regrettable.

 

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Oyez ! Oyez ! bonnes gens : Les quatre premières bandes dessinées réalisées par SOURIAU pour ROBIN HOOD

 

Doc Jivaro et mfcl