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30/03/2019

Les Tarzanides du grenier n° 344

 

L’autre soir d’une des journées écoulées, ma moitié et moi qui suis son entier avions choisi de nous divertir en appréciant HOUDINI... Oui : le film toutencouleur année 1953, avec Tony Curtis dans le rôle du champion escamoteur et contorsionniste qu'aucune prison ni camisole de force ne parvenaient à retenir enfermé.

 

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La bande dessinée ne manqua pas d’inventer cent et cent magiciens, les uns bandits, les autres justiciers ; le plus célèbre à divertir nos jeudis ayant été l’américain Mandrake. Cependant, de beaucoup moins connu, il y eut aussi IBIS, un jeune homme se coiffant d’un turban sans doute pour se dispenser de porter un chapeau haut de forme.

 

Cet IBIS qui débuta sur la quatrième page de l’hebdo « MON JOURNAL », n° 56 d’octobre 1947, s’acheva dans le numéro 85 du 15 avril 1948 ; c’est-à-dire dans l’avant-dernier numéro de ce même MON JOURNAL, dont Bernadette Ratier était la directrice gérante.

 

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A vrai dire cet IBIS n'a pas à être couronné comme magicien véritable. Car ce n’est pas lui qui détient des pouvoirs « surnaturels », c’est une baguette magique nommée IBISTICK. Tout individu même le plus nul se fait redoutable s'il s’en empare. D’où le constat : les scénarios s’articulent autour de l'Ibistick. Tantôt il disparaît, tantôt on le vole etc, etc. Au cours de ses pérégrinations IBIS doit combattre les BAAL, divinités buveuses de sang humain, horribles et, donc vénérés chez les peuples anciens de la Mésopotamie.

 

Lorsque « MON JOURNAL » cesse d’exister en tant que titre c’est pour exister en tant que logo.

 

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Un logo qui pendant plus de trente ans figurera sur tous les journaux BD enregistrés sous la direction de la créative Bernadette Ratier qui, en 1985, finira par céder ses parts de marché à Christian Chalmin.

 

Doc Jivaro

 

17/12/2018

Bar Zing et Doc Jivaro

 

Ce jour : problèmes familiaux
A demain si vous le voulez bien.

 

08/12/2018

Tarzanides du grenier n° 327

 

Un internaute attentif aux propos tenus par Doc Jivaro, vient de rappeler l'existence parfois oubliée d’un des « gros bras » de la Bédé : LOTHAR. D’origine africaine LOTHAR apparut au même moment qu’apparut MANDRAKE parmi les comics r'américains déjà très nombreux en 1934. Leurs créateurs Lee Falk pour le scénario et Phil Davis pour le graphisme, connurent un succès immédiat, jamais démenti.

 

La nature dota LOTHAR d’une force prodigieuse dont les images suivantes apportent la preuve irrefutable.

 

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À mesurer les performances musculaires de cet Hercule noir on s’interroge si même TARZAN disposerait d’assez de ressources pour vaincre LOTHAR dans un corps à corps à la loyale. Et difficile de croire qu’un tel homme ait volontairement accepté d’être le serviteur d’un magicien nommé MANDRAKE. C’est pourtant cette situation résultat d’une hiérarchie sociale qui perdurera pendant plusieurs décennies, jusqu’à ce que les deux hommes en viennent à progresser côte à côte en bons amis égaux en droits comme en devoirs.

 

D’abord présents dans deux hebdomadaires, l’un ROBINSON, l’autre HOP-LA ! Mandrake, toujours vêtu d’élégance, se fera connaître avant la guerre de 1939-40 dans le pays des deux Léon, c'est à dire le pays de Blum et de Daudet.

 

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Pour ceux- celles d’entre vous qui, sans avoir à vider leur cassette d’avare, souhaiteraient lire et regarder les premières aventurlures de Mandrake et Lothar, Doc Jivaro conseille les trois volumes que les ÉDITIONS DES REMPARTS publièrent en 1980. Trois volumes en couleurs comprenant les 376 Sunday Pages d’origine yankee. (Les bouquinistes spécialisés ne manquant pas sur votre web favori. Ah ! j'allais oublier : Le grand magicien rejeton imaginaire de l’aphrodisiaque mandragore fut aussi actif dans le magazine DONALD, chaque dimanche matin, depuis le numéro 1 jusqu’au dernier : le 313 des années 1947 à 1953.

 

– Saperlipopette ? Abracadabra serait mieux dans le sujet.

 

Doc Jivaro  

09/04/2016

Les Tarzanides du grenier n° 207

 

De tous les journaux illustrés publiés en France dans l’immédiat de l’après Seconde Guerre Mondiale, le plus alimenté en bandes dessinées américaines fut certainement DONALD, acheminé chez nous par l’Agence Opéra Mundi.

 

Ma petite enfance y trouva des séries fameuses devenues des classiques du genre, et que mon père avait appréciées, lui aussi ayant été enfant mais en un temps où Clemenceau avait cessé depuis peu d’importuner les jeunes femmes. J’appréciais Guy l’Éclair et le Roi de la Police montée, Brick Bradford et les autres, tous les autres depuis le « Dernier des Fédérés » jusqu’au magicien Mandrake en passant par l’illustre héros de Milton Caniff : TERRY, lequel était à peine grimé en BARRY. Il y avait aussi Raoul et Gaston d’un courage égal à celui de Gaston et Raoul, là-bas en Afrique du Sud.

 

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Ne la cherchez plus, elle est ici au bout de votre nez la première page du numéro 1 de DONALD daté du dimanche 23 mars 1947.

 

 

 

 

 

 

Or, c’était cette qualité dans la diversité qui, en France, faisait de DONALD la cible à détruire par des concurrents éditeurs jaloux. Ceux-ci fortement épaulés par des politiciens de gauche et des académiciens de droite qui, incapables de rivaliser en succès auprès d’un public populaire, ne savaient rivaliser que par des mensonges parfois exagérés jusqu’à la calomnie. Nous vîmes alors les communistes mécréants et les soutanes confessionnelles, précédemment alliés en maquisards pendant quatre années d’une guerre terminée, recommencer à combattre côte à côte mais, cette fois, pour vaincre une bande dessinée américaine jugée trop influente auprès de la jeunesse française. En résulta la LOI de Juillet 1949 qui abattit dans le dos DONALD et plusieurs de ses semblables, dont TARZAN.

 

C’était Don Camillo et Peppone signant une trêve entre eux deux afin de s’unir momentanément dans la chasse au canard DONALD. N’est-ce pas que c’aurait pu devenir le sujet d’un nouveau livre humoristique écrit par Guareschi ?

 

Doc Jivaro (MFCL)

 

16/08/2014

Les Tarzanides du grenier n° 76

Lothar - bis -

 

 

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Effectivement, Lothar est bien le roi d'une tribu africaine présente dans les BD ! (année 1950 et n° 163 de DONALD). Or, Lothar se maintient en même temps comme garde du corps de MANDRAKE, homme blanc tout en élégance civilisée avec son haut chapeau emblème du capitalisme depuis la seconde moitié du XIXe siècle occidental.

 

Devons-nous en conclure que même un roi de noirs ne mérite qu'une place de serviteur auprès de tel ou tel personnage blanc ? C'est ce que durent penser des politiciens pour qui le racisme ne peut exister qu'à sens unique : le blanc dévalorisant le noir. D'autant que dans cette BD américaine les créateurs Falk et Davis attribuèrent à Lothar un équipement vestimentaire vaguement inspiré des mœurs de l'époque coloniale en Afrique Sub-Saharienne. Une peau de léopard couvrant la poitrine et le dos de l’athlète black, semblait attarder celui-ci parmi les « sauvages » animistes d'avant la venue des arabes monothéistes porteurs du sabre de l'Islam.

 

En conséquence la présence domestique de Lothar parut témoigner d'une nostalgie de l'esclavage tel qu'il était autrefois pratiqué dans les États du Sud précédant la dite Guerre de Sécession. Il fallait donc délivrer Lothar. On le délivra en le supprimant vers la fin des années 1970. Il avait eu un rôle essentiel ; il n'en eut plus aucun.

 

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Lothar s'improvisant

Tarzanide

 

Les premiers exploits de Mandrake-Lothar furent réimprimés en 4 volumes par les Éditions des Remparts, année 1980. Ils débutent par la planche du 2/03/1935 où nous apprécions une panthère noire prénommée Rhéta, que le magicien métamorphose en une jeune femme aguichante que nous apprécions mieux encore – Oh ! Oh !

 

 

Docteur Jivaro 

26/07/2014

Les Tarzanides du grenier n° 75

Ce samedi, quel Tarzanide présenter ? Après avoir oscillé entre Kromagoul et Jim la Jungle, Doc Jivaro s'est décidé pour un troisième élu mais pour ainsi dire complètement inattendu des amateurs du genre. Il s'agit de …

 

 LOTHAR

 

Oui, le serviteur, le boy noir du magicien blanc MANDRAKE.

 

Mandrake a forcément pour origine la moyenâgeuse Mandragore, plante réelle mais a laquelle nos aïeux attribuèrent follement moult miracles et malédictions.

 

  

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Du n° 102 de Hop Là ! en 1939.

 

A l'époque quel devin annonça 1940 et la suite cataclysmique ?

 

 

 

Loyal, courageux, costaud comme Hercule et chaste comme Perceval, LOTHAR n'en est pas moins un cachottier de première classe. Il est en vérité le roi secret d'une des plus importantes tribus africaines telles qu'on les invente dans la bande dessinée,.

 

Nous vérifierons en fin de semaine prochaine.

 

 

Tout en vous soutirant un dépassement d'honoraires,

Docteur Jivaro vous salue bien.