14/02/2019
Dès l'âge de 3 ans
Bon pour la scolarité

14:59 Publié dans Actualité, Blog, Dessin humoristique, Education, Enseignement, Moeurs, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : formulaires parents 1 et parents 2, homoparentalité, députés lrem, eric ciotti, négation des genres, scolarité 3 ans
05/01/2019
Tarzanides du grenier n° 333
En 1961, comme je franchissais la rue de Dunkerque dans Paris, pour aller me régaler de frites payées un franc dans leur cornet, je ne pensais pas du tout à la Société Parisienne d’Éditions abritée au 43… C’était Elle, pourtant, qui éditait les Aventures de MIKI.

Je n’ignorais pas ce titre mais je m’étais toujours désintéressé des mésaventures de ce petit blondinet culotté d’une salopette d’apprenti garagiste. Son oncle Harry, invisible de tout le monde sauf de son neveu, ne m’amusait pas non plus. L’alignement monotone des images me faisait même refermer l’album à peine l’avais-je ouvert. C’est dire que j’ignore comment le numéro 1 de ce MIKI année 1950 se trouve dans une pile de vieux journaux rongés par la fourmilière du temps. Cependant, en page 47 de ce MIKI, deux encadrés attirent ma curiosité, tous deux invitant à se divertir en compagnie d’une LILI l’Espiègle.

Cette gamine fictive n’était pas inconnue pour mon enfance : une voisine que je présentais comme étant « ma sœur de lait » pendant qu’elle-même me désignait comme son frère secret échappé d’une maison de correction, lisait cette BD produite par la S.P.E., celle-ci gérée par une célèbre famille Offenstadt.
LILI l’Espiègle est sûrement la mominette la plus vieille parue dans l’histoire de la BD européenne. Née en 1909 sur l’une des pages de l’hebdomadaire FILLETTE, elle est devant les autres filles pareille à ce que le garçon Buster Brown est devant les autres garçons : incorrigible, définitivement, malgré des quantités de fessées éducatives.
Mais je crois bien que nous remettons à plus tard nos commentaires sur le cas de cette jolie et bourgeoise blondinette de Passy, dont l’auteur, semblable à Ronsard, nous précise qu’elle a les lèvres décloses.

Que voici bien un spectacle de BD absolument interdit aux enfants d’aujourd’hui.
Doc Jivaro
18:00 Publié dans Arts, Barzinguettes, BD, BD anciennes, Blog, Education, Fanzine, Grenier de la BD, Journaux, Media, Moeurs, Tarzanides | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : tarzanides du grenier, bandes dessinées anciennes, lili l’espiègle, société parisienne d’Éditions, aventures de miki, buster brown, fillette, correction corporelle, jo valle, doc jivaro, bar zing, famille offenstaldt
31/12/2018
Bonne année 2019
Après s’être évadé d’un tribunal facho
un fils du peuple s’échappe
de l’enfer d’un des bagnes français

Ça augure d’une
prochaine bonne année 2019
pour les Droits de l’Homme
14:59 Publié dans Actualité, Blog, Dessin humoristique, Education, Faits-divers, Journaux, Justice, Media, Moeurs | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : évasion prison de fresnes, michel delpuech, détenu particulièrement surveillé, récidiviste
24/12/2018
Tarzanides du grenier n° 329 bis
Au VIe siècle après Jules César et en réaction contre l’érotisme populaire manifesté par les Saturnales du paganisme, les évangiles imposent le monothéisme en Europe par leurs prêches et leurs guerres. Les manifestations publiques de l’animalité humaine sont interdites pendant que des draperies de pudibonderie transforment la chaude maternité d’Aphrodite-Éros en une présence platonique désexuée, celle de Marie-Jésus.
Pourtant, Rome devenue chrétienne ou plutôt Judéo-chrétienne ne renonça pas à employer dans sa statuaire comme dans son art pictural la figure humaine conformément aux traditions païennes : l'imagerie était évidemment une méthode commode pour enseigner la religion nouvelle aux peuples laborieux, certes ! mais auxquels la compréhension de signes littéraires restait prohibée.
Les vitraux de nos églises avec leurs personnages colorés et transparents sont la preuve historique de l'importance éducative d'une imagerie faite de figures humaines.
Voici qui nous aide à comprendre que lorsque le XIXe siècle en Occident développa tout un commerce de
journaux illustrés destinés à la jeunesse, l’église Catholique n'en fut pas désemparée : elle avait depuis des siècles emmagasinée ses propres munitions visuelles. Et la création de la bande dessinée par la laïcité amena les religieux à créer à leur tour leur propres entreprise de captation de l'innocence. (Séduction of the innocent", Frédric Wertham, 1954)

Fondé en 1929, COEURS VAILLANTS fut publié sans discontinue jusqu'en 1963 où il modifia son titre en J2 puis en Formule1 avant de disparaître pendant l'année 1981.

Bien entendu chaque année, CŒURS VAILLANTS ne manquait pas de rappeler aux enfants baptisés la naissance du Petit Jésus ; naissance sans doute abusivement datée entre le 24 et 25 décembre, c’est-à-dire en remplacement des anciennes Saturnales du polythéisme saluant la renaissance du soleil.
Bonnes fêtes à tous et toutes, que vous dire d'autre ?
Doc Jivaro
17:27 Publié dans Arts, BD, BD anciennes, Blog, Education, Enseignement, Fanzine, Media, Moeurs, Religion, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : coeurs vaillants, bd, bandes dessinées de collection, editions fleurus, abbé pihan, saturnales, polythéisme, aphrodite-eros, noël, enfant jésus
15/12/2018
Les Tarzanides du grenier n° 328
L’INTERDICTION DE LA FESSÉE
C’EST POUR BIENTÔT

Alors profitons-en encore un petit peu avec le Fantôme du Bengale.
(BD année 1941)
Doc Jivaro
17:55 Publié dans BD, BD anciennes, Blog, Education, Enseignement, Fanzine, Grenier de la BD, Histoire, Journaux, Moeurs, Société, Tarzanides | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bd, bandes dessinées de collection, le fantôme du bengale, bar zing, doc jivaro, tarzanides du grenier
28/11/2018
En marge des Tarzanides

Encore LUI – Toujours LUI !
Prisonnier, une fois de plus ! des Thugs religieux, le Fantôme du Bengale va subir un supplice ultime : le poing Marteau-Pilon d’un des bras de la déesse Kali va lui écrabouiller la tête.

C’est du moins ce que les enfants de l’année 1952, en janvier, pouvaient craindre. Et j’en étais.
Seulement voilà : il y avait tromperie dans l’interprétation française qui nous était vendue 20 francs la petite brochure de 20 petites pages. Tromperie car dans l’original américain le héros masqué n’allait pas être mis à mort par écrasement mais par égorgement. En réalité, le censeur avait effacé le poignard sur la page 17 mais avait oublié de l’effacer sur la page 18.

La censure est souvent une vieille fille pas toujours sérieuse.
La secte meurtrière indienne des Thugs fut démantelée par l’armée anglaise, de même que la crémation des veuves vivantes sur le brasier de leur mari défunt fut interdite par les mœurs chrétiennes des colons britanniques.
J’espère que ce n’est pas à cause de tels faits historiques que notre Macron national conteste la valeur civilisatrice des anciennes colonies européennes.
Doc Jivaro
17:12 Publié dans Arts, BD, BD anciennes, Education, Fanzine, Grenier de la BD, Le Petit Censeur Illustré, Media, Moeurs, Société, Tarzanides | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : bandes dessinées de collection, le fantôme du bengale, censure

