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26/04/2026

Tarzanides n° 881

Sois belle et tue toi

Refrain connu

 

Dans le journal quotidien « Centre Républicain » disparu depuis belle lurette, nos montluçonnais d’autrefois s’attardaient sur la page Avis de Décès.

 

  • Tu comprends, m’expliquait ma grand mère paternelle tout en décrochant de ses oreilles sa paire de lunettes, si je suis absente aux funérailles d’une personne que je connais, on racontera que je me suis disputée avec elle même si ce n’est pas vrai.

 

Tout autour de moi pendant ma petite enfance j’apprenais que les gens une fois morts n’étaient vraiment morts qu’après que leur cadavre ait passé par une cérémonie religieuse, preuve ultime que leur âme s’était envolée au ciel ou tombée aux enfers. C’était ainsi dans ma petite tête d’alors.

 

Je me souviens que dans le quartier de Beaulieu des voisins bavardaient fréquemment entre-eux. En particulier pendant la belle saison. On sortait les chaises dehors, devant les habitations et il n’était pas rare qu’une personne passant à bicyclette s’arrêtât pour se mêler aux conversations. Et ça pendant que la nuit tombait ... en silence contrairement à nos voix. Nous n’avions même pas besoin de nous inviter : c’était l’habitude, la familiarité, peut être la tradition paysanne jusqu’aux abords de la ville. D’autant que nos voisins les plus proches logeaient comme nous dans une ancienne ferme compartimentée en lots pour être vendue en 1900. Mes plus proches voisins venaient du village de Bacchus. Oui : c’était Domérat abreuvé de ses vignobles.

 

Mais tout changea à partir des années 60. L’arrivée de la TV dans chaque famille, vous savez bien ! Tout le monde pris l’habitude, en soirée, de se grouper en famille devant ce qu’un journal satirique surnommait : l’étrange lucarne. Cet engin électrique rendait les personnages visibles sans être présents. Leurs reflets en gris se faisaient finalement plus proches de la famille que ne l’avait été un dernier cousin oublié et dont seul le croque -mort rappelait qu’il avait vécu. Les amuseurs publics de la Télé devenaient finalement plus présents que le voisin dont le mur nous était mitoyen.

 

  • Plutôt long comme préambule, Bar Zing ! Comment tu vas attacher ça avec la bande dessinée que tu dois évoquer ici ?
  •  

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Loana Petrucciani

 

Facile ! Et la preuve : récemment tout un chacun a appris la mort de LOANA. Cette jolie jeune femme connue un succès énorme grâce à la télévision. C’était en 2001, le premier LOFT STORY. Enrichie soudainement mais pas préparée a bien gérer un avoir bancaire énorme, tout en se laissant grignoter par de faux amis vrais profiteurs, les difficultés s’accumulèrent contre elle. Et d’autant qu’en pire Les Paradis Artificiels l’imprégnèrent jusqu’à lui dévorer la vie en feux d’artifices hallucinatoires. Loana, en résultat, trépassa solitaire dans un modeste logement niçois.

 

Et voici où je voulais en venir : A 7 ou 8 ans je connus bien Loana ...

 

  • Déconne pas ! T’es né en 1942 !

 

N’empêche que je connus bien Loana. C’était bien une jolie fille blonde mais ... Mais sa peau n’était faite que de papier journal. Un personnage de BD même si à cette époque passée on appelait cette forme d’Art « Histoire en images » en non pas bandes dessinées.

 

loana

Modestement sur une demi-page intérieure Loana fait son appartition

 

 

Cette série BD débuta dans l’hebdomadaire AVENTURES DE PARIS-JEUNES en 1948 à son n° 126 du 8 novembre. Le scénario est censé se dérouler dans l’île de Bornéo. Île  immense, continentale pourrait-on dire. Forêts géantes, jungles impénétrables mais pénétrées : Notre Loana, fille superbe et orpheline y passe des vacances sans congés payés. Jusqu’au jour fatale où débarque inattendu et rapace l’Officier HAYAKAWA. Banzaï !  Banzaï !! C’est un japonais guerrier (pléonasme ?) . Le Japon alors belliqueux en Extrême Orient est à la recherche de minerais nécessaires à son expansion coloniale. Cette série BD est dessinée par Marc Carlo (1929-2017) ; lequel va donner à sa championne une silhouette de pin-up.  Pas du tout le genre à paraître dans une des aventures de Tintin.

 

Résultat ? Les écoliers applaudissent pendant la récréation autour du bac à sable de l’École Voltaire. Et j’espère que vous avez appris qu’existe une école dans l’école. C’est l’école de la cour où l’on joue à ne plus être à l’école. Donc à bavarder de sujets interdits pendant les heures d’études officielles.

 

Après le n° 126, de notre hebdo parurent le 127, le 128 ... Jusqu’au 133. Mais ensuite pas de n° 134. Aucun. Pourtant la suite des aventurlures de LOANA se prolongent la semaine suivante, celles du mois de janvier nouveau année 1949. Surprise : l’éditeur vient de décider de renouveler la numérologie ... Pardon : la numérotation. Et c’est le n° 1 daté du 3 janvier 1949. LOANA s’affiche alors en toute première page, toutencouleur, et quelques gamins imaginèrent que son prénom allait devenir le nouveau titre de leur journal illustré. D’autant que sur le n° 4 le visage de la souriante LOANA occupe sous le bandeau le milieu horizontal de la page affichée.

 

loana

En toute première page, Loana triomphante.

 

Un de mes copains s’exclama : j’vous parie que Loana va devenir le titre du journal.

 

Il n’en fut rien jusqu’au dernier numéro du 30-10-1950 de cet hebdomadaire illustré. Dommage vraiment. Car si LOANA était devenue le titre du journal, ç'aurait été la première fois en France que le prénom d'une fille aurait personnalisé un hebdomadaire destiné aux garçons.

N'empêche que AVENTURES de PARIS devenu simplement AVENTURES jusqu'à son final en 1950 restait totalement inconnue par tous les grands garçons fanas de BD dans mes ateliers du 14e arrondissement parisien.

Un temps disparu lorsque Paris n’était pas encore pourri.  

 

Bar Zing

19/04/2026

Tarzanides n° 880

 

UBU ? IBIS ROI !

 

BD Mon Journal 2-10-1947 Prince Ibis et Princesse Taïa.jpg

 

IBIS par çi, Ibis par là. Tout partout, omniprésent, cet IBIS, alors ? Et vous pensez à l’oiseau cet échassier emmanché d’un long cou allongé d’un bec courbe. L’ibis dont les égyptiens antiques firent un messager religieux capable d’établir une connexion entre eux et le dieu Thot. Mais ce n’est pas de cette volaille dont je vais vous parler. Mon ibis à moi en provenance de mon enfance est un personnage de BD. Donc c’est un homme. Mieux encore un Prince. Et c’est aussi un magicien ... Pas vraiment pourtant. C’est l’instrument qu’il utilise pour accomplir des tours de passe-passe, voire pour se promener dans l’espace-temps. Par exemple pour voyager à longues enjambées dans le Passé (n° 80 du 11 mars 1948. Illustré : MON JOURNAL). En fait une telle performance lui est possible lorsqu’il en fait la demande à son IBISBTRICK, l’outil faramineux que j’ai évoqué.

 

BD Mon Journal 23-10-1947 instrument.jpg

 

Les aventurlures de ce Prince IBIS commencent toutencouleur sur la page 4 des 8 pages formant l’hebdomadaire MON JOURNAL ; n° 56 d’octobre 1947. Un illustré qui cessera de paraître à son numéro 86 du 22 août 1948. Et si vous êtes un collectionneur débutant faites bien attention : ce numéro 86 final doit être marchandé pour être complet avec la présence de l’hebdo Zorro n° 99. Encarté.

 

BD Mon Journal 11-03-1948 espace temps.jpg

 

Signalons que le jeune Prince Ibis est accompagné d’une jolie jeune femme comme le furent la plupart des héros de mon enfance d’avant la sinistre Loi de Juillet 1949. Cette pulpeuse beauté expose une poitrine soulignée par deux traits courbes épais. Son prénom ? TAIA. Mes petits copains et moi pour la prononciation mettions un tréma sur le ï mais allez vous me croire sur la suite ? Il y a longtemps que j’ai mentionné la présence réelle mais courte d’un nommé Oudina dans la classe de CEP de l’École Voltaire. Et pendant une récréation où il nous entendit prononcé Taïa ou quelque chose d’approchant. « On ne doit pas parler de ça ! » s’exclama t’il. Devinez pourquoi ?

 

BD Mon Journal 9-10-1947 S.jpg

 

Forcément le Prince IBIS et sa magie vous donne à penser à un autre personnage magicien infiniment plus connu : MANDRAKE. Mandrake de la phallique mandragore.

 

Les images successives de Ibis, ma scolarité en ignora l’identité du dessinateur. Aujourd’hui je peux sans avoir à le mentionner, vous aider à savoir de qui il s’agit. Cet auteur que fréquenta le cinéaste FELLINI, est surtout connu pour avoir tracé SHAZAM.

 

Alors, ça vient, ce nom ?

 

Bar Zing

 

15/03/2026

Tarzanides n° 878

 A VOTÉ !

 

Revenu à l’entour du Mont’Luçon, je retrouvai le bureau de vote où j’emmenais mes parents pour qu’il y accomplissent le devoir civique. Je connaissais par cœur le chemin, vous pensez ! C’était rue Voltaire, École Voltaire. Alors je marchais en tête, fiérot.

 

Cependant un énième redécoupage électoral m’a finalement envoyé voter rue Viviani sans que je renonce à être accompagné de ma femme.

 

- A l’école Viviani alors !

 

Pas du tout ! L’école a changé d’identité s’appelant Émile Zola. Vous savez bien : l’ancien copain du peinturlureur Paul Cézanne et qui raconta la réussite sociale d’une gamine populaire championne des polissonneries bourgeoises ; et dont il rendit le sobriquet d’enfance célèbre : Nana.

 

- Dieu merci ! Cette coquine meurt au final. Mais est-ce que toi Bar Zing tu te souviens comment nous écoliers parlions de l’ancienne école Viviani ?

 

L’école des voyous ! C’était exagéré, j’admets. Mais il y avait quand même deux trois bandes de petits ... emmerdeurs, dont je tais l’identité ici. Cependant quand nous parlons ensemble le jour dominical c’est pour évoquer nos bandes dessinées de jeunesse. Tu te rappelles sûrement que pas une de nos BD préférées paraissait (sic) le Jour du Seigneur. Pas une sauf VAILLANT.

 

- Bon sang, oui ! L’illustré des communistes-staliniens de l’époque.

 

 

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Comme tu dis. D’autant que dans Montluçon et sa région un collectionneur de ce titre a peu de peine pour se procurer les reliures, les albums voire des titres attenants : Riquiqui, Roudoudou, tout ça avant Pif le cabot. Cette facilité s’explique par le fait que Montluçon étant alors une ville industrielle de grande importance, les camarades syndiqués et les distributeurs volontaires de journaux cocos étaient loin de manquer. Il faut surtout savoir que dans chaque numéro hebdomadaire de VAILLANT, des politiciens adultes encourageaient les gamins lecteurs à faire de la publicité orale en faveur de cet illustré inféodé a l’URSS. D’autant que pendant les années 50, deux séries dessinées, l’une Yves le Loup, l’autre Fils de Chine ,exprimaient des opinions carrément communistes. Ainsi, dans Fils de Chine, Mao Tsé Toung était il célébré comme bien aimé pendant qu’en même temps  lisant Yves le Loup l’enfant apprenait que les conquêtes guerrières de l’Islam ressemblaient à de pacifiques randonnées ... Alors qu’à l’inverse toute action d’une croisade n’était qu’un projet criminel. Ah ! Au fait, en ce moment, des commentateurs racontent que Khamenei se fait soigner guérir chez Poutine. Preuve que les cocos tels que Poutine formatés par le k g b ont toujours manifesté de la bienveillance pour la religion de Mahomet. A condition bien sur qu’Elle emmerde l’Europe de l’Ouest et les USA.

 

Et je termine, disant que notre façon de voter dans un isoloir en se dissimulant derrière un rideau opaque d’urinoir n’a rien de moderne, tout de vieillot. Pourquoi pas aussi, une plume d’oie noircie d’encre pour signer ?

 

Bar Zing

 

02/03/2026

Tarzanide n° 676

BD Fantax logo.jpg

 

Avant hier, traitant  par la dérision l’évènement actuel quant à l’histoire des peuples, BAR ZING a employé un personnage de l’ancienne BD française : FANTAX.

 

- Qui ça ?

 

Normal que les multitudes de jeunes d’aujourd’hui, habitués des Mangas et autres super-héros-tiques (moustiquaire S.V.P.) ignorent ce que fut l’existence pourtant fameuse de ... FANTAX.

  


BD Fantax silhouette Bis.jpg

 

Même s’il nous est facile de voir que FANTAX vient de fantastique et que ce mot a été simplifié en deux syllabes, la seconde étant fermée par un X. Le X symbole du mystère, du secret, de l’anonymat, bref : de l’inconnu même polytechnicien.

 

C’est Pierre Mouchot (1911-1967) et son compagnon du moment : Navarro qui le façonnèrent pour l’année 1946. Le premier dessina le personnage doté de muscles adaptés à nos bandes dessinées pour écoliers ; tandis que le second donna le nom et le personnage et le masque du héros. Avec l’arrêt de la Seconde Guerre Mondiale, les américains vainqueurs en Europe de l’Ouest ramenèrent chez nous leur quantité de supermen : c’est donc pour rivaliser contre eux que Mouchot et Navarro créèrent ce grand “ cagoulard ”. Une cagoule, certes ! Mais rien en commun avec Eugène Deloncle.

 

Et que les gamines, nos copines d’enfance, s’en retournent à leurs tricots “ Les paupières baissées, les genoux serrés ” selon l’ancienne chansonnette : FANTAX est un titre pour les hommes.

 

Mis en vente sous un format 23 X 28 cm. mensuel, le journal ne comptait que 12 pages. La couverture, seule, colorée en quadri pendant que les 11 autres pages alternaient tantôt en noir sur blanc, tantôt imprimées bleuâtres. Il n’y eut que 39 numéros édités de 1946 à 1949. La réussite fut phénoménale ce qui attira aussitôt la jalousie des éditeurs rivaux. Et comme Pierre Mouchot signant CHOTT ne se gênait pas pour multiplier les scènes de violence, on peut affirmer que la sinistre Loi de Juillet 1949 se trouva votée en partie contre l’ambiance graphique du phénoménal FANTAX. Communistes et catholiques s’acharnèrent contre LUI, son principal adversaire venant du monde religieux judéo-chrétien : L’Abbé PIHAN (1912-1996).

 

Le dernier numéro officiel de - FANTAX - n° 39, porte un encart indiquant à ses nombreux fans qu’il cesse sa parution. Et sur sa dernière couverture le sous-titre imprimé fait allusion aux nombreux problèmes judiciaires auxquels se heurta Mouchot Chott.

 

 

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Pierre Mouchot créa sa propre maison d’Editions Rhodaniennes dans la ville de Lyon d’où il  multiplia beaucoup de nouveaux titres BD : RANCHO, KIKI SPRINT, FANTASIA, etc, etc. Et cela jusqu’à l’année 1959 où la réussite de catcheurs masqués applaudis par les familles devant l’écran TV, encouragea l’obstiné CHOTT a rétablir l’existence de son FANTAX parmi le public français. Hélas ! La Loi 1949 n’étant toujours pas abolie et les vieux ennemis pas tous morts, cette résurrection ne connut que 9 numéros avant d’être obligée de se suicider à nouveau.

 

Ceux-celles d’entre vous souhaitant s’informer plus en détail quant au talent courageux de CHOTT peuvent se procurer chez des libraires spécialisés en BD au moins deux études :

 

BDESUP, n° spécial 38-39, année 1986.

ENCYCLOPEDIE des Bandes Dessinées de petit format, Tome 3, décembre 1996. Libraire FANTAXMAK Paris Xe.

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Pendant sa scolarité BAR ZING ne s’inscrivit jamais au “ Club de l’Audace ” créé par l’inoubliable CHOTT. Lequel mit également en vente une figurine représentant FANTAX que BAR ZING ne possède toujours pas.

 

Bar Zing 

 

 

15/02/2026

Tarzanides n° 674

El Santo

 

Du Diable je le connaissais pas. De Dieu non plus. Et tu vas nous en parler ? Bien sûr que oui depuis que je me suis attardé sur un film d’origine mexicaine passé sur Drive in Movie Channel ou quelque chose comme ça : Le Trésor de Dracula. C’est le justicier El Santo qui s’empare de ce trésor non pas pour sa pomme, mais pour le rendre aux victimes. C’est l’amateur de bandes dessinées et dessinateur de BD qui vous en fait l’aveu : son ignorance quant à l’existence de cet El Santo.

 

 

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Voyant le masque sans voir le visage, je me suis dit que ce type là, ce lutteur mexicain, ce catcheur, ce professionnel de la « Lucha Libre, » (Merci Wikipédia), me remettait en mémoire un autre acrobate du ring célèbre vers la fin des années 50 : L’Ange Blanc. De sa véritable identité Jacky Montellier ? A ce moment là le poste de TV n’était pas partout présent dans les familles ; et les gérants de cafés publics et de bistros comprirent vite comment racoler plus de clientèle en soirée : présenter un écran de télé au-dessus du comptoir et les spectacles disponibles pour les seuls consommateurs. C’est ainsi qu’au sortir de l’École des Beaux-Arts de Bourges, chaque vendredi soir, nous nous réunissions à une bonne dizaine dans l’arrière salle du Café de la Poste. Et en avant pour le catch ! ce spectaculaire affrontement dont toutes les acrobaties « violentes » étaient combinées par avance. Notre Ange Blanc combattait pour punir les « méchants » ses rivaux. L’un d’eux, me semble t’il portait un surnom terrible, bonnes gens : Le Bourreau de Béthune. Et plus tard, beaucoup plus tard, il me sembla ouïr que cet athlète « Attrape comme tu peux » de Béthune avait exercé comme garde du corps d’un certain candidat français : Le Pen. Mais je n’ai pas vérifié.

 

 

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El Santo affronta Dracula dans le film ne change rien à la qualité d’un nanar de Nanarland. Tous les amateurs de la Silicon Valley apprécieront  pendant quelques minutes du début une dizaine de jeunes actrices quasiment nues et dont les nichons pointent en l’air comme des obus ainsi que les aimât l’ancien journal « Le Hérisson ».

 

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El Santo

 

El Santo se traduit par Le Saint, sans aucun jeu de mots relatif au paragraphe précédent évoquant tout un étalage de seins.

 

Ce soir du dimanche 15 février 2026, après que la neige soit tombée verticale sur mes propriétés, j’ai donc fait l’aveu de mon ignorance passée de peu quant à ma méconnaissance de l’existence du champion El Santo, vrai mexicain, vrai lutteur de haute race puis vrai personnage de la BD et du cinéma. Mais est-ce El Santo qui donna naissance à l’Ange Blanc ou l’inverse ?

 

Bar Zing

04/02/2026

Montluçon, jadis l'industrie

PLACE DES MARAIS

 

 

-V’là le facteur !

- Non, pas le facteur : le préposé au courrier.

 

Justement, c’était le bulletin de Mont-Luçon. Que 32 pages mais toutes coloriées. Mes grands parents, mes parents et moi connûmes ce bulletin d’il y a plus de 60 ans en arrière de temps passé, lorsqu’il pouvait compter jusqu’à 58 pages. Toutes imprimées noir sur blanc sauf la couverture badigeonnée d’une seule teinte (n° 9, 4e année).

 

Place de la Fraternité Montluçon rénovation.jpg

 

 

Mais voici qu’en page 13 le bulletin récent nous promet pour bientôt une Place de La Fraternité enfin rénovée. Tout bon montluçonnais sait qu’elle est depuis longtemps, longtemps probablement la plus mal entretenue. Peut être parce que cette place nous était inconnue quoique existante à tous mes copains d’école primaire. Nous ne connaissions alors qu’une Place des Marais. Voulait-on donner rendez-vous, jeudi en après-midi ? – On se retrouve, les gars, Place des Marais !

 

Papa et Maman, mon grand père aussi parlaient toujours de cette même Place des Marais. Par la suite des années, il y eut des changements dont le plus mémorable pour nous devenus plus qu’adolescents, consista en la disparition des toilettes publiques parallèles à la Rue Albert Thomas. Ces ... Chiottes (restons français) aménagées en sous-sol et surveillées, nettoyées par une dame pipi que personne d’entre-nous osait élever au grade de dame caca.

 

Souhaitons le réaménagement, enfin ! De cette Place des Marais que les politiciens surnomment Place de La Fraternité sans jamais avoir consulté l’avis des enfants des générations précédentes.

 

Ah ! Montluçon s’est constituée par deux villes, l’une première, l’autre seconde, surnommée Ville de Gozet, lequel de famille Gozet ancestrale ne tenait pas une simple petite auberge pour le gros rouge qui tâche mais un bordel. Les dames de ce lieu répugnant avaient intérêt à bouffer beaucoup de fayots car elles devaient accomplir comme un rituel pour franchir le Pont Saint Pierre en direction de l’ancien Montluçon :

 

- Elles devaient émettre un pet.

 

Vérifiez donc ça auprès des écritures détaillées d’un Abbé Clément, montluçonnais catholique dont nous reconnaissons l’honnêteté d’historien.

 

Publicité MNV, n° 9, 1963.jpg

 

Et tenez, pour vous récompenser de m’avoir lu jusqu’au bout je vous offre sans qu’il m’en coûte un pesos, une serrure devenue symbole d’indiscrétion érotique. Il s’agit d’une publicité pour la Maison Ferrier sise Blvd Courtais lorsqu’était publié le Bulletin Municipal, n° 9 de notre cité en 1963.

 

Bye, bye ! Comme nous disions entre nous en sortant du grand café Le France, disparu t’aujourd’hui.

 

Bar Zing