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24/05/2026

Tarzanides n° 684

Monsieur Isidore Flapi

 

- Contre lequel voulez-vous lutter ? Allez Messieurs du courage ! C’est l’occasion de vous faire mousser devant les jolies filles. Levez le bras, allez ! !

 

C’était dans Montluçon, deux semaines en mai, une des deux grandes fêtes foraines chaque année. Entre Saint Paul, l’église, et le pont Saint Pierre ″Sans devant ni d’arrière”.

 

A ce moment là nous restions bons copains un ancien élève de l’école Voltaire, et moi. Lui se nommait Créteau. Tous deux nous nous préoccupions de judo. Lui déjà plus professionnel que moi à la "Montlu”, quai Louis Blanc.

 

- Allons les hommes – Les vrais ! Lequel ose affronter Blonblon ? Au catch, à la boxe, à la greco-romaine ? Blonblon, voyez sa carrure, pratique aussi haltérophilie. 

 

Mon copain Créteau leva le bras.

 

- En judo ? Bravo !

 

- Tu vas garder mon porte-monnaie pendant que j’irais enfiler le kimono qu’ils vont me prêter, m’avait dit Créteau.

 

Le bateleur d’estrade publique reprit : notre champion de Pancrace lui aussi est présent et attend que quelqu’un lui lance un défi.

 

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Je n’allais pas me dévouer pour rivaliser avec ce ... Mais le mot Pancrace éveilla en moi le souvenir d’une BD comique jadis publiée dans l’hebdo L’EPATANT ... Et j’en profite pour avouer que récemment dans un de mes petits textes je me suis gourré. J’ai dit qu’un comique Monsieur Pancrace fut édité dans JUNIOR grand magazine de la famille française offenstadt depuis 1900. Gourré, je m’étais, je vous le jure.

 

- Et je rappelle à toute la classe, en particulier à l’un d’entre vous, que je ne veux pas que vous utilisiez le mot gourer. Vous devez utiliser Tromper ou encore Fauter. J’indique aussi que gourer s’écrit avec un seul " r ".

 

Le Père Martin, ancien directeur de l’école Voltaire, venait de reprendre la main. Je l’aimais bien le Père Martin. Mais excuser cet intermède : je me rebranche à mon sujet principal pour en venir à un autre personnage rigolo et " sportif " également présent dans défunt L’EPATANT dont mon père me parlait avec force détails. Il avait aimé les Pieds Nickelés dès leur naissance, lui, l’ancien écolier de l’école Damiette, rue Damiette.

 

 

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L'Epatant, n° 389, décembre 1915

 

Comme vous le vérifiez ci-dessus, l’humour, les gags, toutes les farces et attrapes utilisées dans L’EPATANT pour distraire les écoliers chaque jeudi férié, n’étaient pas de grande subtilité. C’était du populaire, de la clownerie de cirque. Les alcooliques à gros nez rouge abondaient page après page. Vous y reconnaissez l’Auguste dont rirent tant et tant de gamins d’hier.

 

La BD titrée Isodore Flapi était signée Marcel Arnac dont l’identité véritable : Marcel Bodereau, n’évoquait pas un jeu de grosses farces.

 

 

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L'Epatant, n° 435, Décembre 1916

 

L’hebdo L’EPATANT traversa la dite Grande Guerre 1914-1918. Une guerre dans laquelle tous les ingénieurs français ou allemands conçurent tout un armement nouveau, donc moderne. Les restrictions pour la vie civile furent intensives dans tous les domaines. Ce qui fait que les premières bandes dessinées se trouvaient elles aussi ... mutilées.  L’EPATANT comptait 16 pages dont 5 coloriées par temps de paix. La période guerrière l’obligea à ne paraître qu’avec 8 pages dont une seule, la première forcément, s’affichait en couleur.

 

bd l’épatant,famille offenstadt,marcel arnac,pieds nickelés,fortonLe rando-ri du copain Créteau terminé, nous en bavardâmes tout en nous dirigeant vers les auto-tamponneuses ... À l’époque de la jeunesse de Gabin Elles étaient pour les adultes, tout comme le manège de chevaux de bois. Tu sais me dit Créteau. Mon adversaire je le connaissais déjà : Il fréquente la " Montlu ".

Film Quai des Brumes, Marcel Carné, 1938

 

 Bar Zing

 

 

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