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12/12/2014

Invitation

 

 

BAR ZING

 

vous donne rendez-vous demain

samedi 13

pour le Tarzanide n° 91

 

 

22/11/2014

Les Tarzanides du Grenier n° 89

Défaillante, la mémoire du Docteur Jivaro lui faisait croire qu'il possédait le numéro 1 de MACHO. En réalité, il n'est en possession que du numéro 5 de l'année 1979. MACHO était une brochure de 48 pages marquée par une homosexualité militante.

 

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Outre d'habituels textes réprouvant des comportements hostiles envers les gays, ce numéro 5 expose une illustration de couverture ayant trait à un des aspects de la sexualité humaine le moins toléré par la victoire législative judéo-chrétienne contre les mœurs païennes. Nous parlons de la zoophilie.

 

Mais qu'est-ce que cette "déviance"  érotique vient faire dans notre série BD consacrée aux Tarzanides ? Voyons, l'évidence en apparaît lorsqu'on lit MACHO numéro 5 ! Son article « Le Beau et la Bête » de sa page 6 jusqu'à sa page 14, utilise un graphisme signé Burnes Hogarth. Des dessins célébrant Tarzan, bien sûr ! Et qui sont extraits des deux volumes retraçant la naissance puis l'âge adulte du fils de Lady Alice et Lord Greystoke. De ces deux volumes réussis par Hogarth, un seul – le premier – reçut une traduction en langage indigène français (Dépôt légal : 1973).

 

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MACHO n° 5 sélectionna des attitudes suggérant l'amour "contre nature" entre l'humain et l'animal.

 

Faut-il supposer que l'homosexualité incline plus souvent que l’hétérosexualité à la pratique zoophile ? Docteur Jivaro n'en sait fichtrement rien. Pour un tel sujet, il se limite a espérer que les échanges poussés entre l'animal humain et l'animal animal n'incitent pas à une maltraitance contraire aux sensations naturellement agréables à la bête.

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De plus en plus, amplifiant son style, Hogarth attribua à son Homme singe des hanches et des fesses dotées d'un charnu que  l'hétéro préfère généralement rencontrer chez la fille voluptueuse. N° 106 et année 1950 de l'hebdo TARZAN.

 

Qui donc peut ignorer les bienfaits que des dames blasées d'avoir à fréquenter journellement l'homme, trouvent dans la compagnie de leur bichon favori ?

 

Docteur Jivaro

 

15/11/2014

Les Tarzanides du grenier n° 88

 

ANTAR, KASPA, TANTOR

 

 

Parmi les Tarzanides les moins cités, il y a ANTAR. Un champion actif sous la forme de romans-photos confectionnés à l'aide de morceaux de films relatifs à TARZAN.

 

Publié en France dans la série JUNGLE-FILM, mais de provenance italienne (Ponzoni Éditeur) le titre de chaque numéro ne correspond pour ainsi dire jamais au titre du film américain dont il utilise des séquences. Exemple : TARZAN'S DÉSERT MYSTERY (R.K.O., année 1943) devient JUNGLE APPELLE BERLIN dans l'interprétation photo distribuée par les NMPP pendant l'année 1964.

 

 

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Gordon Scott allias Antar risquait-il de s'attirer des ennuis de la part de SOS racisme ? Pas du tout. Harlem Désir et Julien Dray n'étaient encore que des gamins lorsqu'en 1961 je touchais mes 19 ans.

 

 

TARZAN réduit à ANTAR – pourquoi pas ZANTAR ? - occupa le terrain pendant environ une dizaine d'années. Ce nom de ANTAR fut aussi employé pour vendre de l'huile de vidange. Ce qui ne peut pas nous étonner puisque Tarzan prêta le sien, de nom, pour la vente de chewing-gum ou encore de paires de chaussures.

 

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La silhouette d'un Tarzanide en guise de publicité pour commercialiser de la gazoline.

 

 

 

 

Les acteurs de cinéma ayant fréquemment tenu le rôle de Tarzan durant plusieurs films américains, sont évidemment présents dans les pages mensuelles de la collection Jungle-film. Weissmuller, Lex Barker … mais aussi Buster Crabbe dans la peau d'un KASPA. KASPA ? un homme-lion donc un Tarzanide dans le numéro 3, année 61, de Jungle-film.

 

Encore moins connu que les ANTAR et autres KASPA, nos pères pendant l'année qui suivit celle du Front Populaire, entendirent parler d'un Tantor. Non pas l'éléphant de Tarzan mais Tarzan lui même rebaptisé occasionnellement TANTOR pour le fascicule numéro 9 de l'année 1937, édité par UNIVERSAL- films et vendu au prix de … 30 centimes d'un franc.

 

 

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Le comédien bien musclé et presque entièrement couvert d'une (fausse ?) peau de panthère se nommait Frank Merrill. Il joua le rôle de Tarzan dans de longs serials pendant les années 1928-1929. Plus palpitant encore : il fut le premier à faire retentir le cri de l'homme-singe dans les salles de cinéma.

 

  

Pour vous comme pour moi, nous arrivons trop en retard pour que Frank Merrill daigne nous serrer la main : Il décéda en 1966.

 

Docteur Jivaro

 

 

04/10/2014

Les tarzanides du grenier n° 82

 Le numéro 1 du NEVADA petit format dans lequel furent re-publiées mais de manière dommageable les actions de MIKI LE Ranger, Docteur Jivaro le possède, cela va de soi. C'est en gare de Bourges qu'il se le paya au moment de sa parution en kiosque année 1958.

 

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Et pour ne pas nous détourner de nos vieux compagnons Les Tarzanides, voici encore un premier numéro, celui de CYCLONE publié par Aredit en 1984. Il y eut une rallonge de 22 numéros jusqu'en 1987 ; puis tout s'arrêta en silence. 

 

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Le vigoureux RUGHA ne jure que par la Déesse KALI, protectrice des Thugs étrangleurs. Hélas ! RUGHA ignore de qui il est le fils.

RUGHA, comme Rajha Cobra et comme beaucoup d'autres avant lui – dont le Fantôme du Bengale et Jim la Jungle - combat les méchants dans une jungle indienne à peine plus mystérieuse que le fond du jardin abandonné aux broussailles par défunt mon oncle.

Défunt mon oncle était artisan forgeron à la sortie Ouest du bourg de Chenérailles.

  

Chenérailles, oui. A proximité d'où, récemment, un couple complota bêtement à faire disparaître en forêt son enfant mort.

   

Moi, dans cette forêt autrefois réputée pour abriter trop de serpents, je m'y rendais en cachette, guidé par un gamin assez turbulent. Un jour il me montra de petits colliers suspendus aux branches basses d'un arbre tout proche, et dit : « Regarde les vipères noires ».

 

J'avais à peine plus de sept ans et pour dire bonjour aux dames je baissais ma tête pour bien cacher que des trous s'étaient creusés par le départ de mes dents de lait. Quelle horreur que certains jours d'enfance !

 

Docteur Jivaro

 

 

 

27/09/2014

Les Tarzanides du grenier n° 81

Déjà le numéro 4 de Betty RUMBA ! Nous sommes en 1948. Les randonnées « piquantes » de cette jeune jolie délurée ne dureront que pendant six numéros bimensuels. Au moins trois collectionneurs m'ont affirmé que son premier exemplaire n'est plus présent chez les bouquinistes spécialisés. Sans blague ?

 

 Coloriée d'un rouge tout sucré d'orange, Betty RUMBA est dessinée par … non, non ! pas « par » mais by Silly Jim.

 

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Silly Jim n'est qu'un pseudo derrière lequel s'abrita YVES MONDET, français né en 1904, mort en 2004. Sa Betty RUMBA n'est pas une concurrente Tarzanide des Tarzella et autres Sheena ou Durga Rani. Elle n'en est que la contemporaine. Cependant, à l'occasion d'une croisière elle se met à rêver et ne voilà t'il pas qu'un bon gros gorille se métamorphose pour elle en un Tarzan joyeux drille. Rien d'étonnant sous le graphisme d'Yves Mondet puisque ce bédéiste de longue durée créa également un vrai tarzanide : OGAR le Démon de la Savane.

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De cet OGAR, Docteur Jivaro vous a parlé précédemment, le 25 août 2012.

 

Yves Mondet en créa même un deuxième de tarzanide : TANKA à l'occasion duquel il alterna son travail avec celui de Remi Bordet. Ce Tanka fut édité en 1968 dans le petit format de poche NEVADA, lequel permettait de visiter, dès 1958, la réédition quelque peu malmenée du fameux MIKI le Ranger. 

 

 La Rumba, danse latino-américaine, n'est toujours pas parvenue à égaler le succès archi mérité du Tango. Pourtant toutes deux symbolisent un unique sujet, le « Je t'aime moi non plus » des relations érotiques autant que conflictuelles entre la prostituée et son souteneur.

 

 Autre chose que la danse des canards.

  Docteur Jivaro

 

13/09/2014

Les Tarzanides du grenier n° 80

 

Le numéro 1 de FANTAX première formule en l'an 1946 est d'autant plus valorisé par les vieux collectionneurs qu'ils lui font la réputation de rester introuvable. En revanche, venu du même éditeur (Société d’Éditions Rhodaniennes – SER), le dernier numéro de Robin des Bois se laisse facilement poser la main sur l'épaule de son habit en peau de rebelle anglais.

 

C'est ce mensuel 32 de l'année 1948 qui clôture les aventures plus imaginées que réelles de Lord Robin Hood ou encore de Lord de Nottingham, parues sous la responsabilité de CHOTT soutenu par son dessinateur Charlas. Celui-ci pilla sans vergogne dans le registre des américains Fosters et Hogarth. Un graphiste tarzanine méconnu, dirons nous.

 

 

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  FLAMMARION.

  Réédition 1951

 

 

 

La jeunesse de notre pays se familiarisa avec les exploits vrais ou faux de Robin des Bois en lisant, dès 1938, un ouvrage illustré par Pierre Noury et édité par FLAMMARION sur une adaptation de Charles Tritter. Cette même année, Heroll Flynn incarna le rôle principal dans le film joliment coloré et réussi par Michaël Curtiz. Film insurpassé jusqu'à présent dans le genre, n'en déplaise à deux des rivaux : Walt Disney – 1953 – et Scott – 2010.

 

  

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Couverture du numéro 32, terminus du Robin des Bois de la SER, celle-ci brusquement concurrencée par les Editions Aventures et Voyages que le scénariste Melwyn-Nash renforça en abandonnant sa collaboration avec Pierre Mouchot.

 

 

On identifie la tête, le rire vainqueur de Heroll Flynn, sortie du film devenu film-culte. Les habitués du style Harold Foster, de leur côté, repèrent tout de suite que les personnages secondaires sont imités de ceux présents dans une des grandes images de Prince Vaillant. (Hop-La !, n° 100 et année 1939 pour la parution française).

 

Mouchot – Chott puisa tant et tant dans les BD américaines de TARZAN qu'il fut mis en procès par les ayant-droits du personnage.

 

Comme quoi on court des risques en se travestissant en un tarzanide.

 

 

Docteur Jivaro