Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

16/04/2020

Tarzanides du grenier n° 419

 

Semaine après semaine, de ses numéros 1 à 140 le magazine TARZAN publia une interprétation BD du roman populaire LES MISÉRABLES imaginé par Hugo le Victor.

 

Puis dessiné par René Giffey pour éveiller ma scolarité.

 

Une réédition en trois volumes de cinquante deux pages chacun, fut réalisée par l'Imprimerie de Sceaux à la demande de l'omniprésent Cino Del Duca.

 

les misérables,victor hugo,rené giffey,troment,editions del duca,cosette,bandes dessinées de collection,bar zing de montluçon,tarzanides du grenier,doc jivaro

 

D'un assez grand format fréquent à l'époque (370 X 280 cm) les trois couvertures illustrées par Troment ne font que copier quelques unes des silhouettes réussies par Giffey dans son style à la fois réaliste et souple.

 

On sait l'histoire d'un Jean Valjean abusivement condamné aux galères et ne s'évadant que pour devenir le notable Monsieur Madeleine père adoptif d'une Cosette Une gamine aussi niaise que coquette malgré une enfance passée sous la table d'un estaminet entre les jambes de routiers et de rouliers alcoolisés et obscènes. Notons qu'Emilio Zola,presque vingt ans plus tard, en traçant le portrait de Nana fille de l'ouvrière Gervaise, ne sombrera pas dans l’hypocrisie grandiloquente hugolienne : Sa Nana comédienne ratée ambitionne à l'exemple d'autres filles prendre sa revanche en devenant grande courtisane.

 

 

BD-Les-Misérables,-1949.jpg

 

 

Cette séquence BD mettant aux prises Fantine agressée par un groupe de jeunes noctambules aurait été inspirée, aux dires des biographes de Totor, par un fait divers réellement vécu par le poete des Feuilles d'Automne. Hugo, alors Pair de France se serait porté témoin en faveur d'une prostituée injuriée par des bourgeois en goguette (comme on dit). Mais bien entendu, dans la transcription BD pour les gamins, Fantine édentée n’apparaît que comme mendiante.

 

La dernière planche BD LES MISÉRABLES fut publiée dans le numéro 140 de TARZAN avons-nous écrit. Ce n’est d'ailleurs qu’une demi-planche. Ce numéro porte la date du 29 mai 1949, ce qui nous aide à attribuer une publication ultérieure aux trois volumes non datés.

 

Joyeux confinement à vous tous.

 

Doc Jivaro

11/04/2020

Deuil

 

Alors que Bar Zing préparait le Tarzanide de ce samedi 11, le frère aîné de son épouse a téléphoné annonçant le décès de leur maman âgée de 108 ans.

 

La famille est très dispersée dans le pays et la date des funérailles ne pourra être décidée qu’après le lundi de Pâques. On comprend que cette mauvaise nouvelle nous fasse renoncer à toute publication ce jour.

 

Doc Jivaro

 

 

06/04/2020

Tarzanides du grenier n° 418

 

 

JUDEX !

 

JUDEX ? ... Un mot devenu un nom, le nom d'un personnage présent dans l'histoire du cinéma. JUDEX, c'est en 1963, que Franju en renouvela l'apparition justicière dans des salles obscures pas encore mises comme hors jeux par la télévision familiale. Et moi je viens de voir sur Radio Classic ce film dont le déroulement m'a ennuyé quelque peu. C'est que je n'ai pas oublié que JUDEX reste un personnage de la bande dessinée pour nombre des garçons de ma génération.

 

 

judex,franju,tarzan,louis feuillade,arthur bernède,editions cino del duca,bandes dessinées de collection,bar zing de montluçon,tarzanides du grenier,doc jivaro

 

 

Effectivement, en 1947 et par la grâce des Éditions Mondiales de Cino Del Duca, JUDEX était regardé et lu dans une BD de format italien de 12 pages. Coiffé d'un chapeau à large bord, il nous semblait venir d'Outre Atlantique, de Chicago, tel un assassin dans des histoires de la mafia italienne déracinée.

 

En réalité ce JUDEX est né dans le pays de Clemenceau et de Claude Monet, en 1917, inventé par le cinéaste Louis Feuillade accompagné du romancier Arthur Bernède pour des épisodes muets, et, plus tard, dans les années 1939-40, mon père pouvait rencontrer ce personnage dans l'hebdomadaire HURRAH ! hebdomadaire bientôt concurrencé par le magazine TARZAN, ce dernier imprimé à Lyon puis à Nice en zone française dite « zone libre » après la débâcle de notre armée moralement abandonnée par les populations civiles.

 

 

judex,franju,tarzan,louis feuillade,arthur bernède,editions cino del duca,bandes dessinées de collection,bar zing de montluçon,tarzanides du grenier,doc jivaro

 

 

L'exemple ci-dessus extrait du Tarzan n° 28 d’août 1941 exhibe un JUDEX autrement mieux énergique que celui, assez fadasse, qui se traîne, hélas ! dans le film de 1963 réalisé par le ci-devant citoyen Franju.

 

Doc Jivaro

 

 

 

04/04/2020

Les Tarzanides ...

 

 

... DEMAIN PEUT-ÊTRE

 

 

 

 

30/03/2020

Tarzanides du grenier n° 417

 

Le confinement des familles rendu obligatoire pour aider à vaincre covid-19 amplifie dit-on les causes de conflits entre les deux sexes. Heureusement pour eux doc Jivaro et son épouse se comportent en maniaques dans chacun de leur domaine. La femme triture les ordinateurs endant que lui s'attarde parmi des désordres de journaux mais pas tous chargés de bandes dessinées. La preuve, ce magazine MATCH du 24 août 1939.

 

 

Paris-Match-24-08-1939,-conv..jpg

 

 

Dans un autre exemplaire, surprise ! tout un lot de photos imprimées dont quatre d'entre elles relatives à la signature du pacte entre communistes et nazis ... Staline, l'homme le plus aimé par la CGT, se tient en arrière plan, témoin historique.

 

 

Paris-Match-31-08-1939.jpg

 

 

MATCH, pas encore PARIS MATCH, éditait une bande dessinée d'origine américaine et d'abord parue dans le NEW YORKER : Le Petit Roi, son créateur humoristique ayant pour nom SOGLOW . De quoi se divertir brièvement dans une actualité qui annonçait un cataclysme planétaire finalement voulu par les politiciens de tout poil.

 

 

Paris-Match-Le-Petit-Roi,-1939.jpg

 

 

"Nous vaincrons parce que nous sommes les plus forts" nous avons tous appris ça, non ?

 

 

Doc Jivaro

 

 

 

24/03/2020

Tarzanides du grenier n° 415

Ma tête en restait à interroger ma cervelle : Quel sujet choisir pour t'aujourd'hui ? ... Lorsque ma TSF rescapée de 1950 annonça la nouvelle : UDERZO, le père d'Asterix vient de mourir.

 

Pour les jeunes de 1980, UDERZO n'était guère connu que comme le créateur en compagnie de Goscinny d'un petit gaulois "irréductible" capable de tenir en échec le stratège Jules César. Mais à la seule condition d'une tricherie : disposer d'une potion magique inconnue de l'armée romaine. Comme si pour les vieux de ma génération UDERZO n'était pas d'abord AL UDERZO, celui dont les dessins apparaissaient dans l'hebdomadaire O.K de grand format.

 

uderzo,Al Uderzo,belloy l'invulnérable,goscinny,asterix,obelix,abbé pihan,journal o.k,Censure loi 1949,bandes dessinées de collection,bar zing de montluçon,tarzanides du grenier,doc jivaro

 

 

A ce moment là beaucoup des héros de la BD se présentaient auréolés de qualificatifs voire de superlatifs pour être pris au sérieux par notre enfance. Ils étaient invincibles, imbattables, invulnérables et, pour tout dire, surhumains jusqu'à en être éternels.

 

L'exemple ci-dessus date du 23 décembre 1948. Le journal illustré O.K se prétendait seul journal de huit pages capable d'offrir jusqu'à 10 bandes dessinées dans chacun de ses fascicules. Il oubliait toutefois de préciser que certaines d'entre elles ne comportaient qu'une seule bande de trois ou quatre toutes petites images.

 

BELLOY l'invulnérable tout en muscles herculéens ainsi que la jolie femme dotée de nichons avantageux incarnent très exactement les personnages qui serviront contre eux-mêmes à faire voter la loi de censure de juillet 1949 prétendument capable de protéger mon innocence déjà menacée par d'infernales licences. 

 

Je n'oublie pas de rappeler que les "Éditions Hors Collection" de 2012 ont éditées deux gros volumes groupant, l'un de 1941 à 1951 et l'autre de 1951 à 1953 des travaux de AL UDERZO.

 

Doc Jivaro