24/05/2026
Tarzanides n° 684
Monsieur Isidore Flapi
- Contre lequel voulez-vous lutter ? Allez Messieurs du courage ! C’est l’occasion de vous faire mousser devant les jolies filles. Levez le bras, allez ! !
C’était dans Montluçon, deux semaines en mai, une des deux grandes fêtes foraines chaque année. Entre Saint Paul, l’église, et le pont Saint Pierre ″Sans devant ni d’arrière”.
A ce moment là nous restions bons copains un ancien élève de l’école Voltaire, et moi. Lui se nommait Créteau. Tous deux nous nous préoccupions de judo. Lui déjà plus professionnel que moi à la "Montlu”, quai Louis Blanc.
- Allons les hommes – Les vrais ! Lequel ose affronter Blonblon ? Au catch, à la boxe, à la greco-romaine ? Blonblon, voyez sa carrure, pratique aussi haltérophilie.
Mon copain Créteau leva le bras.
- En judo ? Bravo !
- Tu vas garder mon porte-monnaie pendant que j’irais enfiler le kimono qu’ils vont me prêter, m’avait dit Créteau.
Le bateleur d’estrade publique reprit : notre champion de Pancrace lui aussi est présent et attend que quelqu’un lui lance un défi.
Je n’allais pas me dévouer pour rivaliser avec ce ... Mais le mot Pancrace éveilla en moi le souvenir d’une BD comique jadis publiée dans l’hebdo L’EPATANT ... Et j’en profite pour avouer que récemment dans un de mes petits textes je me suis gourré. J’ai dit qu’un comique Monsieur Pancrace fut édité dans JUNIOR grand magazine de la famille française offenstadt depuis 1900. Gourré, je m’étais, je vous le jure.
- Et je rappelle à toute la classe, en particulier à l’un d’entre vous, que je ne veux pas que vous utilisiez le mot gourer. Vous devez utiliser Tromper ou encore Fauter. J’indique aussi que gourer s’écrit avec un seul " r ".
Le Père Martin, ancien directeur de l’école Voltaire, venait de reprendre la main. Je l’aimais bien le Père Martin. Mais excuser cet intermède : je me rebranche à mon sujet principal pour en venir à un autre personnage rigolo et " sportif " également présent dans défunt L’EPATANT dont mon père me parlait avec force détails. Il avait aimé les Pieds Nickelés dès leur naissance, lui, l’ancien écolier de l’école Damiette, rue Damiette.
L'Epatant, n° 389, décembre 1915
Comme vous le vérifiez ci-dessus, l’humour, les gags, toutes les farces et attrapes utilisées dans L’EPATANT pour distraire les écoliers chaque jeudi férié, n’étaient pas de grande subtilité. C’était du populaire, de la clownerie de cirque. Les alcooliques à gros nez rouge abondaient page après page. Vous y reconnaissez l’Auguste dont rirent tant et tant de gamins d’hier.
La BD titrée Isodore Flapi était signée Marcel Arnac dont l’identité véritable : Marcel Bodereau, n’évoquait pas un jeu de grosses farces.
L'Epatant, n° 435, Décembre 1916
L’hebdo L’EPATANT traversa la dite Grande Guerre 1914-1918. Une guerre dans laquelle tous les ingénieurs français ou allemands conçurent tout un armement nouveau, donc moderne. Les restrictions pour la vie civile furent intensives dans tous les domaines. Ce qui fait que les premières bandes dessinées se trouvaient elles aussi ... mutilées. L’EPATANT comptait 16 pages dont 5 coloriées par temps de paix. La période guerrière l’obligea à ne paraître qu’avec 8 pages dont une seule, la première forcément, s’affichait en couleur.
Le rando-ri du copain Créteau terminé, nous en bavardâmes tout en nous dirigeant vers les auto-tamponneuses ... À l’époque de la jeunesse de Gabin Elles étaient pour les adultes, tout comme le manège de chevaux de bois. Tu sais me dit Créteau. Mon adversaire je le connaissais déjà : Il fréquente la " Montlu ".
Film Quai des Brumes, Marcel Carné, 1938
Bar Zing
18:28 Publié dans Arts, BD, BD anciennes, Blog, Fanzine, Grenier de la BD, Journaux, Société, Tarzanides | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bd l’épatant, famille offenstadt, marcel arnac, pieds nickelés, forton
10/05/2026
Tarzanides n° 682
Numéro z’UN
FULGOR
Qui dites vous ? ... FULGOR ? ... Quasi totalement oublié t’aujourd’hui en France 2026 de l’ère chichement encore chrétien.
FULGOR fut pourtant l’un des titres venus d’un éditeur parmi les plus importants de la décennie 1950 : ARTIMA dont le siège se situait à Tourcoing.
Et d’abord que signifie le mot fulgor ? À ne retenir que ses deux dernières lettres il vaut son poids. Mais il se termine par une syllabe « GOR » qui pendant mon enfance évoquait la violence, la brutalité primitive. Peut-être à cause des romans produits par le r’américain E. R. Burrougs et tout son zoo de bêtes monstrueuses. Et pourtant, de nos jours, ce mot Gore parfois écrit Gor symbolise surtout une situation, sanglante, peut-être sous l’influence des films dits d’horreur.
Quant à fulgor sa signification est éblouissante, merveilleuse, étincelante, etc. ... Donc le personnage de BéDé FULGOR se doit être puissant pour être admiré. Ses aventurlures se développent en Russie, dans les steppes ... Immenses (sic). Toutefois il n’est pas un batelier de la Volga mais un cosaque. En Russie, certes ! non pas en l’an 1942 mais en l’an 1630.
Mensuel n°1 année mai 1955, coll, Artima
Le n° 1 de ce FULGOR est édité en 1955 pendant le mois de mai. Quantité de pages : 36. Deux fois agrafées et d’un format approximatif 23 X 17,5 cm. Bien entendu les reliures formant albums sont de dimensions moindres puisque re-massicotées. Mais qui donc dessina l’imagerie ? ... Bild.
- Buffalo Bild ?
Rigolo ! Le paraphe BILD apparaît dès le premier numéro au bas de la couverture. Mais par la suite il s’absentera. J’avoue tardivement que sa manière n’attirait pas mon adolescence. Mais je m’aperçus immédiatement qu’il lui arrivait de copier les mouvements des personnages sur ceux précédents signés tantôt Hogarth, tantôt Hal Foster. Et pour ce qui est d’un record de copieur, feuilletons donc le n° 31 de Fulgor.
Mensuel n° 31, année 1957
Mouvement imité de Tarzan (Hogarth)
Si vous n'êtes pas d'accord demandez à la Princesse Ta'ama
ainsi qu'au dictateur Dagga Ramba
Image gauche : copie sur Prince Valiant (anglais)
Images de droite : Tarzan par Hogarth, éditeur Hachette - Sa copie pour Fulgor
Il semblerait que les ventes de ce FULGOR soit demeurées en dessous des espérances de son éditeur. J’écris ça en remarquant qu’à partir du n° 34 le graphisme du mot FULGOR est modifié. Il sera même plusieurs fois changé, sans doute pour parvenir à le rendre plus attrayant pour l’éventuel jeune lecteur qui pouvait librement le regarder exposé dans l’un des très nombreux petits marchands de journaux de l’époque.
Titres des numéros 35 puis 36, année 1958
Ma collection FULGOR est incomplète d’une dizaine de numéros. Je me désintéresse depuis longtemps d’en remplir les vides. Je laisse ça au hasard ...
Ah ! Que je n’oublie pas que ma curiosité d’ado fut pincée par le style d’images signées : JEM. J’aime ? Son personnage BD était baptisé Marc Kambola (le bolas du gaucho ? Pas un gauchiste lui !). Toujours est il que ce bédéiste JEM des années 50 aurait été sans doute classé « Ligne Claire » durant les années 1980 dans mon Atelier.
Et alors ? A bientôt bonnes gens !
Bar Zing
18:26 Publié dans Arts, BD, BD anciennes, Blog, Fanzine, Grenier de la BD, Journaux, Tarzanides | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : fulgor, jem, hogarth, bild artima, cosaques de la volga, bolas, jem marc kambola
26/04/2026
Tarzanides n° 881
Sois belle et tue toi
Refrain connu
Dans le journal quotidien « Centre Républicain » disparu depuis belle lurette, nos montluçonnais d’autrefois s’attardaient sur la page Avis de Décès.
- Tu comprends, m’expliquait ma grand mère paternelle tout en décrochant de ses oreilles sa paire de lunettes, si je suis absente aux funérailles d’une personne que je connais, on racontera que je me suis disputée avec elle même si ce n’est pas vrai.
Tout autour de moi pendant ma petite enfance j’apprenais que les gens une fois morts n’étaient vraiment morts qu’après que leur cadavre ait passé par une cérémonie religieuse, preuve ultime que leur âme s’était envolée au ciel ou tombée aux enfers. C’était ainsi dans ma petite tête d’alors.
Je me souviens que dans le quartier de Beaulieu des voisins bavardaient fréquemment entre-eux. En particulier pendant la belle saison. On sortait les chaises dehors, devant les habitations et il n’était pas rare qu’une personne passant à bicyclette s’arrêtât pour se mêler aux conversations. Et ça pendant que la nuit tombait ... en silence contrairement à nos voix. Nous n’avions même pas besoin de nous inviter : c’était l’habitude, la familiarité, peut être la tradition paysanne jusqu’aux abords de la ville. D’autant que nos voisins les plus proches logeaient comme nous dans une ancienne ferme compartimentée en lots pour être vendue en 1900. Mes plus proches voisins venaient du village de Bacchus. Oui : c’était Domérat abreuvé de ses vignobles.
Mais tout changea à partir des années 60. L’arrivée de la TV dans chaque famille, vous savez bien ! Tout le monde pris l’habitude, en soirée, de se grouper en famille devant ce qu’un journal satirique surnommait : l’étrange lucarne. Cet engin électrique rendait les personnages visibles sans être présents. Leurs reflets en gris se faisaient finalement plus proches de la famille que ne l’avait été un dernier cousin oublié et dont seul le croque -mort rappelait qu’il avait vécu. Les amuseurs publics de la Télé devenaient finalement plus présents que le voisin dont le mur nous était mitoyen.
- Plutôt long comme préambule, Bar Zing ! Comment tu vas attacher ça avec la bande dessinée que tu dois évoquer ici ?
Loana Petrucciani
Facile ! Et la preuve : récemment tout un chacun a appris la mort de LOANA. Cette jolie jeune femme connue un succès énorme grâce à la télévision. C’était en 2001, le premier LOFT STORY. Enrichie soudainement mais pas préparée a bien gérer un avoir bancaire énorme, tout en se laissant grignoter par de faux amis vrais profiteurs, les difficultés s’accumulèrent contre elle. Et d’autant qu’en pire Les Paradis Artificiels l’imprégnèrent jusqu’à lui dévorer la vie en feux d’artifices hallucinatoires. Loana, en résultat, trépassa solitaire dans un modeste logement niçois.
Et voici où je voulais en venir : A 7 ou 8 ans je connus bien Loana ...
- Déconne pas ! T’es né en 1942 !
N’empêche que je connus bien Loana. C’était bien une jolie fille blonde mais ... Mais sa peau n’était faite que de papier journal. Un personnage de BD même si à cette époque passée on appelait cette forme d’Art « Histoire en images » en non pas bandes dessinées.
Modestement sur une demi-page intérieure Loana fait son appartition
Cette série BD débuta dans l’hebdomadaire AVENTURES DE PARIS-JEUNES en 1948 à son n° 126 du 8 novembre. Le scénario est censé se dérouler dans l’île de Bornéo. Île immense, continentale pourrait-on dire. Forêts géantes, jungles impénétrables mais pénétrées : Notre Loana, fille superbe et orpheline y passe des vacances sans congés payés. Jusqu’au jour fatale où débarque inattendu et rapace l’Officier HAYAKAWA. Banzaï ! Banzaï !! C’est un japonais guerrier (pléonasme ?) . Le Japon alors belliqueux en Extrême Orient est à la recherche de minerais nécessaires à son expansion coloniale. Cette série BD est dessinée par Marc Carlo (1929-2017) ; lequel va donner à sa championne une silhouette de pin-up. Pas du tout le genre à paraître dans une des aventures de Tintin.
Résultat ? Les écoliers applaudissent pendant la récréation autour du bac à sable de l’École Voltaire. Et j’espère que vous avez appris qu’existe une école dans l’école. C’est l’école de la cour où l’on joue à ne plus être à l’école. Donc à bavarder de sujets interdits pendant les heures d’études officielles.
Après le n° 126, de notre hebdo parurent le 127, le 128 ... Jusqu’au 133. Mais ensuite pas de n° 134. Aucun. Pourtant la suite des aventurlures de LOANA se prolongent la semaine suivante, celles du mois de janvier nouveau année 1949. Surprise : l’éditeur vient de décider de renouveler la numérologie ... Pardon : la numérotation. Et c’est le n° 1 daté du 3 janvier 1949. LOANA s’affiche alors en toute première page, toutencouleur, et quelques gamins imaginèrent que son prénom allait devenir le nouveau titre de leur journal illustré. D’autant que sur le n° 4 le visage de la souriante LOANA occupe sous le bandeau le milieu horizontal de la page affichée.
En toute première page, Loana triomphante.
Un de mes copains s’exclama : j’vous parie que Loana va devenir le titre du journal.
Il n’en fut rien jusqu’au dernier numéro du 30-10-1950 de cet hebdomadaire illustré. Dommage vraiment. Car si LOANA était devenue le titre du journal, ç'aurait été la première fois en France que le prénom d'une fille aurait personnalisé un hebdomadaire destiné aux garçons.
N'empêche que AVENTURES de PARIS devenu simplement AVENTURES jusqu'à son final en 1950 restait totalement inconnue par tous les grands garçons fanas de BD dans mes ateliers du 14e arrondissement parisien.
Un temps disparu lorsque Paris n’était pas encore pourri.
Bar Zing
19:36 Publié dans BD, BD anciennes, Blog, Fanzine, Grenier de la BD, Journaux, Media, Moeurs, Tarzanides | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : loana, bd aventures paris jeunes, loana petrucciani, marc carlo, bandes dessinées de collection, bar zingtarzanides
19/04/2026
Tarzanides n° 880
UBU ? IBIS ROI !
IBIS par çi, Ibis par là. Tout partout, omniprésent, cet IBIS, alors ? Et vous pensez à l’oiseau cet échassier emmanché d’un long cou allongé d’un bec courbe. L’ibis dont les égyptiens antiques firent un messager religieux capable d’établir une connexion entre eux et le dieu Thot. Mais ce n’est pas de cette volaille dont je vais vous parler. Mon ibis à moi en provenance de mon enfance est un personnage de BD. Donc c’est un homme. Mieux encore un Prince. Et c’est aussi un magicien ... Pas vraiment pourtant. C’est l’instrument qu’il utilise pour accomplir des tours de passe-passe, voire pour se promener dans l’espace-temps. Par exemple pour voyager à longues enjambées dans le Passé (n° 80 du 11 mars 1948. Illustré : MON JOURNAL). En fait une telle performance lui est possible lorsqu’il en fait la demande à son IBISBTRICK, l’outil faramineux que j’ai évoqué.
Les aventurlures de ce Prince IBIS commencent toutencouleur sur la page 4 des 8 pages formant l’hebdomadaire MON JOURNAL ; n° 56 d’octobre 1947. Un illustré qui cessera de paraître à son numéro 86 du 22 août 1948. Et si vous êtes un collectionneur débutant faites bien attention : ce numéro 86 final doit être marchandé pour être complet avec la présence de l’hebdo Zorro n° 99. Encarté.
Signalons que le jeune Prince Ibis est accompagné d’une jolie jeune femme comme le furent la plupart des héros de mon enfance d’avant la sinistre Loi de Juillet 1949. Cette pulpeuse beauté expose une poitrine soulignée par deux traits courbes épais. Son prénom ? TAIA. Mes petits copains et moi pour la prononciation mettions un tréma sur le ï mais allez vous me croire sur la suite ? Il y a longtemps que j’ai mentionné la présence réelle mais courte d’un nommé Oudina dans la classe de CEP de l’École Voltaire. Et pendant une récréation où il nous entendit prononcé Taïa ou quelque chose d’approchant. « On ne doit pas parler de ça ! » s’exclama t’il. Devinez pourquoi ?
Forcément le Prince IBIS et sa magie vous donne à penser à un autre personnage magicien infiniment plus connu : MANDRAKE. Mandrake de la phallique mandragore.
Les images successives de Ibis, ma scolarité en ignora l’identité du dessinateur. Aujourd’hui je peux sans avoir à le mentionner, vous aider à savoir de qui il s’agit. Cet auteur que fréquenta le cinéaste FELLINI, est surtout connu pour avoir tracé SHAZAM.
Alors, ça vient, ce nom ?
Bar Zing
18:55 Publié dans Arts, BD, BD anciennes, Blog, Fanzine, Journaux, Media, Moeurs, Tarzanides | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ibis l'invincible, bd mon journal, bandes dessinées de collection, bar zing, bernadette ratier, clarence charles
15/03/2026
Tarzanides n° 878
A VOTÉ !
Revenu à l’entour du Mont’Luçon, je retrouvai le bureau de vote où j’emmenais mes parents pour qu’il y accomplissent le devoir civique. Je connaissais par cœur le chemin, vous pensez ! C’était rue Voltaire, École Voltaire. Alors je marchais en tête, fiérot.
Cependant un énième redécoupage électoral m’a finalement envoyé voter rue Viviani sans que je renonce à être accompagné de ma femme.
- A l’école Viviani alors !
Pas du tout ! L’école a changé d’identité s’appelant Émile Zola. Vous savez bien : l’ancien copain du peinturlureur Paul Cézanne et qui raconta la réussite sociale d’une gamine populaire championne des polissonneries bourgeoises ; et dont il rendit le sobriquet d’enfance célèbre : Nana.
- Dieu merci ! Cette coquine meurt au final. Mais est-ce que toi Bar Zing tu te souviens comment nous écoliers parlions de l’ancienne école Viviani ?
L’école des voyous ! C’était exagéré, j’admets. Mais il y avait quand même deux trois bandes de petits ... emmerdeurs, dont je tais l’identité ici. Cependant quand nous parlons ensemble le jour dominical c’est pour évoquer nos bandes dessinées de jeunesse. Tu te rappelles sûrement que pas une de nos BD préférées paraissait (sic) le Jour du Seigneur. Pas une sauf VAILLANT.
- Bon sang, oui ! L’illustré des communistes-staliniens de l’époque.
Comme tu dis. D’autant que dans Montluçon et sa région un collectionneur de ce titre a peu de peine pour se procurer les reliures, les albums voire des titres attenants : Riquiqui, Roudoudou, tout ça avant Pif le cabot. Cette facilité s’explique par le fait que Montluçon étant alors une ville industrielle de grande importance, les camarades syndiqués et les distributeurs volontaires de journaux cocos étaient loin de manquer. Il faut surtout savoir que dans chaque numéro hebdomadaire de VAILLANT, des politiciens adultes encourageaient les gamins lecteurs à faire de la publicité orale en faveur de cet illustré inféodé a l’URSS. D’autant que pendant les années 50, deux séries dessinées, l’une Yves le Loup, l’autre Fils de Chine ,exprimaient des opinions carrément communistes. Ainsi, dans Fils de Chine, Mao Tsé Toung était il célébré comme bien aimé pendant qu’en même temps lisant Yves le Loup l’enfant apprenait que les conquêtes guerrières de l’Islam ressemblaient à de pacifiques randonnées ... Alors qu’à l’inverse toute action d’une croisade n’était qu’un projet criminel. Ah ! Au fait, en ce moment, des commentateurs racontent que Khamenei se fait soigner guérir chez Poutine. Preuve que les cocos tels que Poutine formatés par le k g b ont toujours manifesté de la bienveillance pour la religion de Mahomet. A condition bien sur qu’Elle emmerde l’Europe de l’Ouest et les USA.
Et je termine, disant que notre façon de voter dans un isoloir en se dissimulant derrière un rideau opaque d’urinoir n’a rien de moderne, tout de vieillot. Pourquoi pas aussi, une plume d’oie noircie d’encre pour signer ?
Bar Zing
18:29 Publié dans Actualité, Arts, BD, BD anciennes, Blog, Fanzine, Grenier de la BD, Journaux, Moeurs, Politique, Société, Tarzanides | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bd vaillant, vote municipal montluçon, guerre en iran, bar zing, tarzanide du grenier
08/03/2026
Tarzanides n° 877
EVA HITLER
Eva ... Eva quoi ? Eva Braun, voyons !
Ah ! La P ... D’Hitler ? Celle qui chaque soir et en cachette se mettait à cheval sur le dos d’Adolf tout nu sur ses quatre pattes ? Dommage que nous n’ayons pas des photos. Dommage, oui ; et d’autant que Mademoiselle Eva s’était spécialisée à longueur de pellicules dans le domaine des films ; son amant du troisième Reich ne lui refusant aucun cadeau à ce qu’on nous raconte. Bref ! Les capacités sexuelles d’Adolph étant loin d’égaler celles de Mussolini, le recours à la comédie du sado-masochisme pouvait compenser bien des fiascos (dixit Stendhal) du moustachu pas chaplinesque.
- Mais je croyais que vos Tarzanides traitaient ou maltraitaient de la Bande Dessinée. Pas de la sexualité humaine.
J’y viens, j’y viens. Né en 1942 que je suis, mon enfance ignora totalement la physionomie réelle de cette Eva Braun. Les reportages étaient loin d’être aussi nombreux qu’à présent, et les bibliothèques régionales pas toujours achalandées. Quant à la TV …. familiale donc censurée. Mais heureusement, ouf ! Nous connaissions, souvent malgré nos instituteurs et nos curés, beaucoup de journaux de bandes dessinées. En tous les cas, chez moi, je n’en manquais jamais. Aucune personne de ma famille s’y opposait. C’est ainsi que parmi les séries BD des années 1947-48 et 49, un scénario de provenance italienne imprimé dans l’hebdo TARZAN m’impressionna vivement. Son titre : Sacrifices Inconnus. Il résultait d’une réalité historique : L’armée Nazie exploitant ses conquêtes en Europe de l’Ouest. Tout y apparaît : les déportations, les mitraillages et les assassinats, les fosses communes toutes gonflées de cadavres en décomposition. Tout je vous dis. Comme s'il s'agissait d'une BD destinée aux adultes mais qu'un enfant entrevoit par dessus l'épaule de ses parents.
Année 1948, TARZAN n° 105
Et parmi tous les personnages dont beaucoup ne vivaient que pour périr de façon brutale, s’il existe bien un héros prénommé Michel, il existe surtout des victimes et des brutes, des séries de tortionnaires au nombre desquels une jolie jeune femme dont le nez porte une paire de lunettes : C’est Gerda. Une hitlérienne cruelle par fanatisme, n’hésitant jamais à assassiner non seulement des familles ennemies mais aussi tel ou tel officier allemand quand celui ci met en doute le génie d’Adolf H.
C’est cette Gerda qui dans mon imagination d’enfant me servit à attribuer un visage ainsi qu’un corps féminin à la maîtresse du Führer.
Année 1949, TARZAN n° 125 du 13 février 1949
Lorsque beaucoup plus tard j’eus accès facilement à toutes informations et photographies relatives à Eva Braun, évidemment que je me corrigeais de mon premier fantasme ... érotique. Les petits enfants ne sont pas des naïfs, d'autant qu’ils se mouchent bien leurs narines pour cacher des ... rêvasseries absolument condamnées par la décence publique.
Enfin, reste un point qui me déplaît : Comment expliquer que les historiens et leur littérature documentée, continue d’appeler Eva Braun : Eva Braun ? Dans Berlin détruite par les bombardiers alliés et par les canons soviétiques, Adolf Hitler épousa Eva Braun dans un bunker et le mariage fut parfaitement légal. Même si Eva habituée à signer Braun esquissa la lettre B qu’elle rectifia aussitôt par le H de ses amours. J’espère donc que dans l’avenir on imprimera Eva Hitler et non pas Eva Braun.
Bar Zing arrête ici tout en avouant avoir rédigé ce petit texte pendant que dans ses oreilles jumelles la voix encolérée de Dominique de Villepin pestait contre les décisions guerrières de Trump et d’Israël affrontant les Gardiens de la Révolution en Iran.
Souhaitons que nous n’assistions pas en ce moment au début d’une Troisième ...
Bar Zing
18:57 Publié dans Arts, BD, Blog, Grenier de la BD, Histoire, Journaux, Politique, Société, Tarzanides | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : adolf hitler, eva braun, dans l'intimité d'hitler daniel costelle, tarzanides du frenier, bar zing, bandes dessinées de collection




















