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08/09/2012

Tarzanide du grenier (n° 3)

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T'aujourd'hui, pas UN Tarzanide mais UNE Tarzanide.

Les forêts, surtout lorsqu'elles sont réputées vierges d'être sauvages, prédisposent l'imagination à inventer des groupes d'humains sinon complètement nus tout au moins très courts vêtus. C'est ce qui explique que le cinéma puis la bande dessinée fidélisèrent leur public en créant des hommes athlétiques et assez dénudés (genre Tarzan) lesquels furent vite flanqués de jolies jeunes femmes, celles-ci pas enclines à dissimuler leurs charmes dans l'obscurité d'une pudeur musulmane.

Chez Madame BD, ces « filles de la jungle » occupent en grand nombre le paysage. La plus signalée d'entre elles étant …

  • Sheena !

  • Non, monsieur, pas Sheena. Même si sa création remonte à 1937 et précède de beaucoup ses rivales à venir, je me la garde sous le coude pour choisir de parler un peu de …

  • de Betty Boop !

  • Ne plaisantons pas. Je veux parler de Tarzella.

TARZELLA modelée jour après jour, à partir de 1940, par Rex Maxon et pour les strips et planches dominicales américaines de TARZAN.

En France nous attendîmes 1946, que les Éditions Mondiales publient mensuellement TARZAN pour connaître Tarzella.

Les quatre premiers numéros sont titrés TARZAN. Mais avec le numéro cinq c'est Tarzella qui accapare le rôle principal et donne même son nom au journal en remplacement de celui de Tarzan. Pas commode, la demoiselle ! Et le puissant fils adoptif de Kala la femelle doit dépenser beaucoup d'efforts pour s'en faire une alliée.

Tarzella domine ainsi pendant six numéros. Ce n'est qu'en troisième page du numéro onze qu'elle disparaît ou, plus précisément, que Tarzan s'en éloigne malgré sa volonté puisqu'il est emporté dans le … dans le Gouffre de la Mort !

La première collection mensuelle du Tarzan des Éditions Mondiales s'allonge sur cent deux numéros, tous imprimés noir/blanc sauf couvertures coloriées. Tarzella ne reviendra jamais auprès de l'homme singe. Même si dans le numéro trente trois c'est presque son sosie qui bondit au cou du héros pour l'embrasser. Cette autre fille de la jungle s'appelle Fauve. Sa présence est éphémère, n'occupant que deux numéros (trente trois et trente quatre).

Par la suite, Rex Maxon renvoie Tarzan à son rôle de mari auprès de sa bien (trop ?) fidèle Jane. Une Jane à laquelle il fait porter de façon sexy un soutien gorge et une petite jupe en peau de léopard, comme pour ramener au lecteur le souvenir de Tarzella.

Ou de sous entendre que notre Tarzan parfois songeur garde secrètement la nostalgie de Tarzella et Fauve.

Ryal

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La surprise du chef 

Deux images. L'une (celle de gauche) sortie du n° 64 de Tarzan hebdomadaire, année 1947. L'autre présentée dans la grande exposition TARZAN ! qui eut lieu Quai Branly, Musée des Arts Primaires (Été 2009).Roger Boulay écrivit que cette image par laquelle Jane fait du nudisme, existe dans le numéro 64 année 1947 publié en France.

- Moi pas avoir vu poils pubiens, bwana ! Moi jurer. Moi pourtant posséder trois exemplaires n° 64. Eux pas avoir barbu Jane.


02/09/2012

A tire d'Elles n° 4

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- Tiens, bonjour, vous ! On ne vous voyait plus ...

je me suis dit : il a quitté Paris ou alors il s'est trouvé une autre fille.

A part ça, la retraite SNCF, pas trop fatigante ?

01/09/2012

Les Tarzanides du grenier (n° 2)


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Tout au loin, un drapeau japonais s'agite, bat de l'aile. Reconnaissons l'héraldique « Soleil dormant » c.à.d. le pavillon du Japon en période de paix. Or c'est la guerre. 

L'affrontement extrême entre américains et nippons, d'où résulta la deuxième guerre mondiale qui doit peut être beaucoup plus à Hiro Hito qu'à Adolf H. 

L’emblème des fils du Levant devrait donc être celui du « soleil éclatant » ou « Soleil éveillé » lorsque ROAG, en 1943, détruit avec un lance-flammes un repère de « petits hommes jaunes » (Buck Danny. N° 487 dans Spirou).

 Couv, n° 6. Publication mensuelle. Année 1948.


Mais ROAG n'existe pas. C'est du moins ce qu'un collectionneur peut croire s'il limite ses recherches à la lecture de l'index général des officiels BDM (2001-2002) et (2009-2010). 

Voici donc un Tarzanide n'ayant laissé qu'un maigre souvenir dans la mémoire collective des vieux adultes d'aujourd'hui ! J'en lus pourtant six ou sept numéros lors des années 48 et 49 … Publiés qu'ils étaient aux Éditions Voix Françaises et scénarisés par un Cugnot soutenu par des dessins débutants signés Géo Mattéi. Plus tard, en 1984, ce même Mattéi, devenu expérimenté façonnera un autre Tarzanide : Rugha, pour l'éditeur Artima. 

Au cours d'une vingtaine d'aventures ROAG voyage d'île en île, toutes habitées de peuplades fréquemment hostiles. Le numéro 10 présente une particularité le rendant différent des précédents : l'écriture en est tapée sur machine à écrire. En bas de dernière page (la huitième) on voit une petite annonce invitant à lire Garry kid, un autre produit de l'éditeur dont l'adresse était à Nice. 

Garry Kid, cow boy auquel il arrive de piloter des avions, fut mis en images par un certain Bob Legay dont les personnages, à ses débuts, qu'ils marchent ou qu'ils combattent, ont toujours un peu l'air de danser. 

Nommer Bob Legay ici, n'est d'ailleurs pas un hasard puisque lui aussi anima un Tarzanide : Tim L'Audace né en 1947. Tarzanide qu'il reprit des frères Giordan après que ceux-ci aient délaissé leur premier héros pour se consacrer aux récits dits de science fiction. 

Sur le web, le numéro 6 de ROAG est proposé à la vente pour 28 €. Je ne vends pas mes exemplaires mais je les échange volontiers contre les mêmes numéros présentant un état neuf. Les miens ont subi l’outrage du temps et les turbulences de l'enfance.

 

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Les jambes allongées de la jolie Laura au ras du sol avec un léger cadrage par

en-dessous, suffirent à offusquer mon maussade instituteur à blouse grise.

Il me confisqua le petit journal mais – miracle ! - me le rendit à la veille des grandes vacances. 

Je savais qu'il le gardait caché sous le pupitre en bois de son bureau installé en chien de garde sur l'estrade. 

Combien de fois ai-je pensé reprendre mon bien pendant les dix minutes de récréation, quand cet instituteur s'absentait, lui aussi, hors de la classe déserté. 

 

 

26/08/2012

A tire d'Elles n° 2

On a changé le titre sans changer de personnages.

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Aperçu de deux filles s'éclatant de rire sur leur tapin.

J'ai quitté Paris sans oser montrer ce croqueton aux deux dames en question.

Mais je l'ai montré, il y a vingt ans, à René, lequel commenta brievement : tu ne les as pas ratées !

A tire d'Elles n° 1

On a changé le titre sans changer de personnages.

 

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Elle lui a répondu "non" deux fois de suite.

25/08/2012

Les Tarzanides du grenier (n° 1)

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Couv, n° 2 de Ogar

 

Un faux tarzan moins recherché que Targa et moins connu que Akim chez les collectionneurs. 

Lorsque Francis Lacassin rédige en 1963, et pour la revue Bizarre, une enquête sur l'origine et la descendance de Tarzan, il cite une toute petite quinzaine de personnages fabriqués en tant qu'avatars du fameux « Seigneur de la jungle ». Sans toutefois les qualifier de Tarzanides, ce mot n'ayant été vraiment utilisé qu'à partir de la décennie 70. 

Ogar, Tarzanide parmi les pionniers du genre, fut édité par « Le journal des Jeunes » en la ville de Lyon. Lacassin, par deux fois, donne la date 1947 pour début alors que le BDM 2001-2002 donne 1948. Le journal compte simplement huit pages mais d'un format généreux (36,5 X 25,5) où les images intérieures sont imprimées à l'aide d'une teinte bleue. Seules les couvertures exposent des couleurs différenciées. C'est elles, surtout, qui attirent les mordus de BD anciennes. Quant aux dessins ils sont signés de Mondet (Yves) lequel travaillait aussi pour un autre éditeur lyonnais : Wolff. 

Comme n'existe aucune reliure répertoriée groupant les huit numéros publiés Ogar, toute reliure éventuellement en votre possession résulterait de la fantaisie d'un amateur ou d'un petit faussaire. 

En bas de la dernière page du numéro huit, on annonce une prochaine « Formidable Aventure de Ogar » à paraître sur seize pages – promis, juré, chers petits amis lecteurs. Soixante ans après, Anne, ma sœur Anne, rien n'est venu ! 

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Je devins très tôt méfiant envers certaines éditions de journaux de BD destinés à la jeunesse. Lorsque ceux-ci promettaient, par exemple, de doubler le nombre de pages, le truc consistait parfois à diviser par deux la hauteur des pages, leur largeur devenant alors leur … hauteur. 

N'étant pas détenteur du numéro 1 de Ogar (Le trésor de Montézuma) j'accepte volontiers que vous me l'adressiez gratuitement au cas où il encombrerait votre bibliothèque. Votre générosité me permettrait, enfin ! de coller une tête sur les sept membres de ma collection encore incomplète du « Démon des Savanes ».

Voilà. C'est fini pour aujourd'hui comme on dit dans Secret Story. (Continue comme ça Nadège ! C'est toi la comédienne la mieux rusée du lot). 

Ah ! je viens de réussir à ne pas parler du défunt Jean-Luc Delarue. 

Original, non ?

Ylar