25/08/2026
96 ans : Bouvard meurt de cesser de vivre
11:39 Publié dans Actualité, Arts, Blog, Cinéma, Dessin humoristique, Journaux, Media, People, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bouvard et pécuchet, flaubert, bouvard philippe, sim, les grosses têtes
23/08/2026
Tarzanide n° 690
VOL TERRE
Naquîtes vous dans Montluçon ? ... Moi, oui. L’école maternelle de la rue Voltaire fut mon premier apprentissage. Puis ce fut l’École Voltaire durant six années. A ce moment là les cahiers pour l’écriture et le calcul nous étaient fournis, l’encre aussi. Une encre violette comestible que le premier de la classe avait seul le droit de verser dans notre encrier.
Celui posé à gauche est illustré d’un petit dessin sur sa couverture : toutes les montluçonnaises reconnaîtront ce qui reste de l’ancien Château des Ducs du Bourbonnais. Quant à (Bertrand) la seconde illustration à droite, l’inspiration en est laborieuse : les cheminées des usines fument, dominant la rivière le Cher, laquelle ne se préoccupe pas de la disparition prochaine des écluses du Canal de Berry. Un jeune homme coiffé d’une casquette qui n’est pas celle du Jockey Club, se montre attentif à quelque devoir... Et remarquons bien le geste de sa main droite : le crayon à l’aide duquel il doit écrire désigne le cœur du jeune homme studieux.
• Dis donc Bar Zing ce n’est pas de la BD, ça !
C’est vrai quoique bien des feuilles quadrillées chacune dotée d’une marge verticale côté gauche, aient été détournées de la scolarité par ma manie de dessiner des petits bonhommes inspirés des journaux illustrés. Heureusement l’instituteur ne manquait jamais la géographie, ce qui me fournissait l’occasion de faire valoir ma manie de gamin : crayonner, crayonner.
Je viens de lire dans le web les prénom et nom d’un ancien élève de ma classe pendant ma période préparant au CEP dont on prévoyait déjà la disparition : Christian Guenon. Plusieurs personnes répondant à cette identité sont signalées comme défuntes ... Il est vrai que ma vieillesse s'attarde plus proche de son terme que de son début.
• Et c’est approximativement à quelle période de ta vie décidas tu de prendre BAR ZING comme pseudo ?
Mettons au commencement de la décennie 1980 quand plusieurs adhérents et moi éditèrent le fanzine RECTO-VERSO dans lequel Stanislas Barthélémy et Voulouzan publièrent leurs premières BD.
B.Z.
18:57 Publié dans Arts, Blog, Dessin humoristique, Education, Enseignement, Grenier de la BD, Moeurs, Société, Tarzanides | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : montluçon École voltaire, classe 42 école voltaire, resto-verso, stanislas barthélémy, christian guenon, canal de berry
19/08/2026
Les tant modernes
17:12 Publié dans Arts, Blog, Dessin humoristique, Histoire, Politique, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : antiracisme, le parquet magistrats, caillebotte, jean-lon gérôme, peinture socialiste, appartements haussmanniens
16/08/2026
Tarzanide n° 689
Poulidor et Astérix
Deuxièmes éternels ?
L’Astérix ? ... Signe orthographique français dont la jeunesse d’à présent se moque bien. Disparu, oublié. La signification de ce mot a été remplacée dans notre imagination par un gaulois frappé de nanisme, et moustachu, inventé par messieurs Uderzo et Goscinny pour les besoins d’une bande dessinée française. Et ça pour aider au succès d’un illustré nouveau créé en 1959 : PILOTE. Et comment oublier ici que Montluçon par quelques uns de ses éditeurs participa à cette création ? Le grand libraire : Lebienheureux, Bld de Courtais, fut-il présent ? En tout cas, le quotidien Centre Matin montluçonnais fut présent, Lui.
Tout le monde sait qu’Astérix le Gaulois ne va pas seul, accompagné qu’il est de son ami fidèle Obelix. Tous deux forment non pas un couple mais un duo, le mot couple suggérant trop d’allusions indécentes. Le petit et le gros, une paire de copains souvent utilisée dans le cinéma comme dans la BD et dont la plus connue reste Laurel et Hardi.
- Où veux-tu nous emmener ?
Simplement rappeler qu’exista avant Asterix et dans les journaux pour enfants un autre gaulois qui le précéda. Il se nommait BIGOUDI.
Bigoudi rimant avec lundi ou mardi. Il fut produit par les Editions Bias-Paris durant l’année 1945. Les images en étaient signées de Jacques Robin.
En parcourant ces deux petites histoires j’ai remarqué quelques ressemblances avec le cahin-caha des premières aventurlures des compères Astérix et Obelix. Par exemple le recours à de petits gags relatifs aux primitives « Pierres levées » autrement appelées menhirs ou encore dolmens : pas facile à renverser cette table ! Mais quand le petit gaulois Bigoudi à besoin d’un conseil, il va le demander à un druide logé sous un ... Dolmen.
Il est certain que les gaulois antiques, peuplades migrantes du Centre de l’Europe jusqu’aux côtes de l’ancienne Bretagne, connurent les « alignements de Carnac » ; mais chez Bigoudi comme plus tard chez Astérix et Obélix on donne à croire au jeune lecteur que les tribus gauloises sculptaient des pierres énormes. Croyons plutôt qu’à leur arrivée dans les territoires qui allaient être appelés Gaule, les celtes achevèrent de massacrer les derniers préhistoriques ... . Une autre ressemblance dans Bigoudi avec les irascibles gaulois d’Uderzo et Goscinny : le jeune Bigoudi a recours à la magie non pas sous l’aspect d’une potion à boire sous la pression d’une éponge magiquement humidifiée. J’en suis donc venu à me demander si Astérix dans PILOTE n’a pas été inspiré à messieurs Goscinny-Uderzo par Bigoudi. Ce qui n’empêche pas que moi, Bar Zing, il m’est parfois arrivé dans ma 20ieme année d’imaginer que l’acteur de Funès avait pu suggérer les premières colères d’Astérix.
Bien sur les scénarios, les gags, ainsi que les dessins et dialogues chez Astérix, sont très supérieurs à ceux de Bigoudi, ça ne se contreverse pas. Mais ce que l’on peut se demander c’est pourquoi « Les Temps Modernes », ceux des industries donc des machines, se complaisent tant et tant à parler des gaulois anciens, depuis la création d’une IIIe République française celle de 1871.
Nos Rois français n’en parlaient pas.
Pour moi qui passa ma scolarité dans une école laïque, je ne fus d’abord jamais surpris qu’un ou deux de nos instituteurs nous fassent rire de temps en temps à propos des vilains pas beaux aristocrates auxquels de dits libérateurs du peuple français coupaient la tête. Il y eut même un maître venu momentanément de Domérat, venu de Domérat qui nous amusait en tournant en dérision certaines des victimes de la toujours veuve guillotine ... « Ils se croyaient grands et se retrouvaient petits même sur leurs talons hauts ! » s’exclamait cet adulte en parlant de 1793. Non ! Son identité n’était pas Mélenchon.
Les hussards noirs de la République, dont parlait le catholique Péguy, j’en ai fréquenté quelques uns. Ils ne portaient plus de tabliers noirs mais gris. Gris triste. Il m’est venu à l’idée que parler en bien des très anciens gaulois disparus fondus dans la puissance romaine païenne permettait à bien des éducateurs laïcs d’abaisser dans notre tête l’existence plus proche du Royaume de France. Et n’oublions pas aussi une certaine famille Bonaparte s’efforçant à pérenniser une dynastie nouvelle venue de Napoléon Ier, et qui dans ce but avait tout intérêt à parler des lointains, lointains gaulois plutôt que des familles aristocratiques encore toutes proches. Ainsi deux forces politiques contraires l’une à l’autre, l’une héréditaire, l’autre élective, avaient-elles chacune de bonnes raisons de réduire dans notre tête écolière le souvenir de Clovis et de ses Mérovingiens.
Maintenant il fallait apprendre à parler des résultats obtenus par des fouilles archéologiques : ici Gergovie, là bas Alésia. Et Vercingétorix devenait plus important que les Mérovée et Clovis rois des Francs de France. Enfin, que ce même Vercingétorix ait été battu finalement par Julius César, peu importait : Sur un cheval de cirque, en vol plané au-dessus de la Place de Jaude, Vercingétorix accédait jusqu'au ciel des immortels.
Et ça d’autant que dans les aventurlures du gaulois Bigoudi, Jules César en est réduit par l'humour à n’être qu’un pauvre trouillard s’enfuyant visé à l’arrière train par une flèche. Son pan de chemise soulevé par le vent de sa fuite, voici donc César Impérator ridiculisé par un petit dessin signé de Jacques Robin. Et ça, déjà, plus de dix années avant l’existence d’un Astérix dessiné par Uderzo.
Bien joué, BIGOUDIX !
Bar Zing
17:39 Publié dans Arts, BD, BD anciennes, Blog, Fanzine, Grenier de la BD, Histoire, Journaux, Tarzanides | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bigoudi, asterix, uderzo et goscinny, jacques robin, bandes dessinées de collection, pilote bd, librairie lebienheureux montluçon
12/08/2026
T'aujourd'hui, spectacle astronomique :
12:29 Publié dans Actualité, Arts, Blog, Dessin humoristique, Faits-divers, Moeurs, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : éclipse 2026, lunette de soudure à l'arc, astronomie et astrologie, le soleil et la lune rendez-vous en 2026
29/07/2026
FRANKESTEIN
En ce moment la seule information sur plusieurs chaînes de TV c’est de témoigner sur les incendies gigantesques ravageant une partie de la France. On en croirait que la guerre contre les geôliers religieux de l’Iran, n’existe plus.
Mais pourquoi nous retenir d’évoquer un film présent sur TMC Cinéma ? Bar Zing veut parler d’une œuvre datée de 1939 – Oui c’est du vieux ! – Et ayant pour titre en France : Le Fils de Frankestein. Nous retrouvons là dedans le bric à brac mythologique donc religieux mêlant fantasmes homériques et superstitions judéo-chrétiennes : La foudre comme manifestation divine, le feu purificateur vengeur ; la résurrection donc redonner vie aux morts ... La virginité nuptiale symbolisée par des voiles blancs, ce qui n’exclut pas une discrète symbolique pédophile (le ressuscité « violant » une gamine dont la virginité se symbolise par des fleurs). Ne manque même pas une allusion à la présence du Diable incarné par le serviteur bossu donc infirme. N’oubliez pas que selon les fables SATAN à beau prendre l’apparence humaine, sa présence démoniaque est souvent trahie par le fait qu’il boite. Je n’y peux rien, d’est ainsi selon nos légendes.
Enfin à la fin de ce film réussi en 1939 par Rowland Vance Lee, on entrevoit une allusion aux énormes manifestations populaires nazies en Allemagne : celles ci se déroulaient souvent de nuit à la lueur des flambeaux.
Par la suite, aucun des autres films inspirés de Frankestein n’atteignit la qualité et l’influence de celui-ci. Boris Carloff, quant à lui, incarnant le fils de Frankestein, il y gagna une réputation qu’aucun de ses successeurs n’a égalé jusqu’à présent.
Bar Zing
16:30 Publié dans Arts, Blog, Cinéma, Dessin humoristique, Film, Histoire, Littérature, Livre, Media, Moeurs, Société, Tarzanides | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : le fils de frankestein, mary shelley, rowland vance lee, boris carloff, nostératu












