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09/04/2019

Présence d’un souvenir

 

Ce jour Bar Zing a offert à Doc Jivaro
deux rééditions
l'une de TARZAN
l'autre d’un de ses ersatz de 1947

 

 

BD-Tarzan-1967-1969.jpg

 

BD-Tim-L'Audace.jpg

 

Un commentaire devrait paraître
dans l'un de nos prochains
Tarzanides du Grenier.

12/12/2015

Les Tarzanides du grenier n° 191


En août 1945, le final de la seconde guerre mondiale signé entre les USA et le Japon ne fut qu'une transition vers d'autres conflits armés mondiaux dits « de décolonisation » et organisés par deux systèmes politiques ambitionnant de se partager les richesses du monde.

 
D'une part le capitalisme, de l'autre le socialo-communisme, chacun mobilisant ses finances et son intelligence pour rivaliser à savoir lequel réussirait en premier de futurs voyages cosmiques, avec pour étape intermédiaire la conquête de la lune. On sait qu'en 1957, l'URSS devança momentanément les États-Unis en satellisant un objet mécanique autour d'une planète qu'à l'époque personne ne qualifiait de bleue.

 
Bip – bip, bip-bip, bip …

 
Le triomphe mondial du SPUTNIK soviétique.

 
Aussitôt, la Bande Dessinée française s'empara du phénomène scientifique, le réduisant à un jouet pour l'enfance. L'éditeur Artima, déjà rodé par le titre METEOR qu'il publiait depuis 1953, créa SPOUTNIK en francisant le russe SPUTNIK. Ainsi, l'engin communiste propulsé en octobre 1957 eut pour successeur immédiat un vulgaire papier imprimé baptisé SPOUTNIK lancé en décembre 1957. Un numéro 1 de 36 pages qui mérita sa popularité même si, par comparaison d'avec d'autres romans d'anticipation, ses illustrations sont trop calmes, trop sages pour faire illusion. Des images dessinées non pas par le menton des frères Bogdanov mais par la main des frères Giordan, lesquels, longtemps avant, avaient présidé à la naissance d'un Tarzanide de choix : TIM l'AUDACE (1947).

 

Spoutnick-n°-1.jpg

 
Assez curieusement, ce numéro SPOUTNIK de 1957 est divisé en deux épisodes comme s'il avait d'abord été prévu pour paraître sous deux numéros mensualisés successifs. Le premier épisode va de 1 à 18, le deuxième de 1 à 17. Autre particularité de publication inhabituelle chez l'éditeur Artima : la dernière page (la 36) ne présente pas la liste des autres titres mensuels de Artima parus en décembre 1957.

 
Plus de cinquante années se sont volatilisées sur l'élasticité poreuse de l'espace temps, sans que les amateurs de romans de fiction cessent de s'intéresser à ce pourtant modeste numéro 1 de SPOUTNIK. Quoique chacun admet en souriant d'aimable pitié que beaucoup d'auteurs traitant du même thème ont mille fois mieux réussi à captiver notre attention.

  
Doc Jivaro (MFCL)

 

05/07/2014

Les Tarzanides du Grenier n° 72

L'E.L.A.N. de Mister x

 

L'ayant aperçu à l'étalage des journaux dans le bar « Le Miscailloux », mon père acheta ce numéro 3.

 

Mister-X,-7-juin-1951.jpg

 

- Tiens, je parie qu'il va te plaire, me dit-il en posant l'illustré sur mon assiette, dans le creux ou ma mère, qui était aussi ma maman, s’apprêtait à verser le potage.

 

Je tendis ma main pour saisir Mister x quand une autre main l'envoya promener sous la table. Maman refusait de jouer le jeu. « T'as fallu plus d'une heure pour acheter un paquet de cigarettes à deux pas de chez toi ? qu'elle lança à Papa qui délaçait ses chaussures. C'est pour faire excuser ton retard que tu ramènes ce guignol ? Je ne marche pas ! ».

 

Je ne connaissais pas Mister x à califourchon sur la nuque d'un stégosaurus façon BD. Nous étions en juin 1951, mes neuf ans ne sonneraient qu'en décembre.

 

Dans notre École Primaire, on ne cogitait pas la mathématique. J'avais déjà questionné Papa : Pourquoi Colonel x ? - Parce que, justement, on ne le connaît pas. On ne sait pas son nom véritable. C'est le personnage mystérieux, c'est l'inconnu. Et x c'est l'inconnu en algèbre. Papa en savait des choses … Mais Papa fumait beaucoup, beaucoup trop !

 

DOCTEUR JIVARO ne dispose que d'une dizaine de Mister x. Dont trois publiés en format « à l'italienne ». Exemple ci-dessous :

 Mister-X,-numéro-34.jpg

 

L'effet visuel est trompeur mais les formats dits « à l'italienne » sont de dimensions identiques à ceux des formats, disons : « à la française ». Simplement les textes et les images se trouvent imprimés parallèlement au plus long côté du rectangle.

 

On donne généralement les années 1948 à 1951 pour l'activité de la Collection E.L.A.N. Plusieurs titres parmi lesquels Jack Jim et Jo, Dynamite (dessins Markus), Jim l’Éclair … Mais c'est surtout Maya, non pas Maya l'abeille, non pas Maya le maya mais Maya le Sioux qui, illustré par le désormais contesté Mouminoux (Guy Sager), attire la curiosité des collectionneurs. C'est lui qui, toujours pour E.L.A.N., inventa la couverture du numéro un de GONG du 10 avril 1950.

 

Gong-10-avril-1950.jpg

 

Ce bi-mensuel qui se voulait prometteur ne fit qu'une apparition fugitive.

 

Donc, aucun Tarzanide aujourd'hui ? C'est ça : aucun.

 

Docteur Jivaro

 

 

29/03/2014

Les Tarzanides du grenier n° 59

Peu de collectionneurs de Bd anciennes connaissent ce titre n° 1 publié dans la collection Aventures et Voyages par les Éditions Marcel Daubin (Paris Alésia) et dont le dépôt légal date du 2e trimestre 1946.

 

 BD-Pour-venger-sa-race.jpg

 

Rien que le titre, POUR VENGER SA RACE à de quoi faire enrager ceux – celles d'entre vous qui estiment que le monde à suffisamment de races de chiens et de races de poules pour se dispenser d'y ajouter les races humaines du théâtre de Gobineau.

 

Les images de ce petit chef d’œuvre de provocation sont signées Auguste Liquois. C'est dire !

 

Liquois Auguste travailla d'abord pour la collaboration avec le IIIe Reich avant de travailler pour les communistes collaborant avec Staline dans leur journal de bandes dessinées VAILLANT. Caméléon l'Auguste !

 

Semaine prochaine vous constaterez qu'un grand héros Tarzanide se manifeste tout autant auprès des Boers en lutte contre les zoulous et les anglais, que contre de cosmopolites « chercheurs d'or » dans l'Ouest encore sauvage des États Unis.

BD-Pour-venger-page-13.jpg

 

Existe-t-il des léopards et leurs sœurs panthères dans les prairies immenses du « Nouveau Monde » ? Non. Bel et bien non. Seulement grâce à la magie de la BD combinée avec le talent du plagieur Liquois, le chef amérindien Jaguar cache ses « parties honteuses » et son podex sous le … sous le pagne de l'africain TARZAN !

 

Docteur Jivaro

16/03/2013

Les Tarzanides du grenier (n° 26)

 

KARZAK

 

Lors de mon enfance, les journaux de BD portaient fréquemment des titres évocateurs de bouleversements naturels : Cyclone, Tempête (Tempest), Ouragan, etc … ou encore les héros de papier se voyaient dotés d'un patronyme alliant la force et le courage : Tim l'Audace, Duck, Hurricane, Bill Tornade … 

Quel âge en culotte courte avais-je lorsque je ne sais plus quel garçon me prêta un album illustré dont j'ignorais, alors, l'existence ? En tout cas, l'imagerie tristement imprimée de rouge et de bleu ne s'attira pas ma sympathie. Je rendis le prêt, j'oubliai le titre. 

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Longtemps, longtemps après je retrouvai sans l'avoir cherchée cette reliure.

C'était, me semble t'il, dans Clermont-Ferrand, une librairie populaire ouverte sur l'une des rues étroites du quartier de la gothique cathédrale bâtie de pierres de Volvic. Sombres pierres, comme pour faire mentir le scorbut alias Le Corbusier pour qui les cathédrales apparaissaient blanches même étant peintes. 

Le rédactionnel dans TOURBILLON laisse trop peu de place à la BD. L'ambiance du texte en est pétainienne, lénifiante à l'attention des enfants. Cela se pratiquait pendant les années d'occupation militaire de la France par l'Allemagne. On n'est pourtant pas dans Paris, on est en Algérie, dans Alger alors « capitale libre française » quand TOURBILLON publie son premier exemplaire (mars 1944). Cent trente huit numéros suivront, édités à Paris à partir du numéro 118. 

Si je vous parle brièvement de ce TOURBILLON qui ne désordonne rien, pas même une plume d'autruche, c'est qu'avec son numéro 124 débutent les aventures de KARZAK. Et que ce TARZAK est un tarzanide. 

Tarzanide de présence modeste certes, mais un tarzanide malgré son absence totale de célébrité. C'est Guy Samud qui en signe scénario et images. On voit, immédiatement, que les mouvements du personnage sont décalqués avec médiocrité sur ceux de Hogarth quand Hogarth, jeune prétendant s'inspirait du très professionnel Harold Foster. 

KARZAK, même si Francis Lacassin négligea de l'incorporer dans la liste des imitateurs de Tarzan, n'est pas totalement absent sur le Web. Tapez dans Google : karzac tourbillon bd, pour obtenir de ses nouvelles. Même si eBay vous pose une crotte de lapin sur le gâteau : l'annonce 160417263718 a été supprimée. 

Dans le numéro 129 par lequel se termine le cinquième album TOURBILLON, notre tarzanide de service est enterré dans une fosse, sa tête enduite de miel – Ah ! miel, alors ! Le voici offert en pâture à toute une population de fourmis formant « un sinistre cortège pour se rendre à la curée » . Quelle horreur ! C'est inscrit dans le texte. 

Je dus lire ce machin à l'approche de mes huit ou neuf ans. Soixante hivers passés,  j'ignore encore comment le brave KARZAK échappa au supplice. Reste que je m'en fiche bien, vous n'en doutez pas j'espère.

 

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Page BD choisie parmi les

12 pages de l'exemplaire 128. 

 

 

Dans ce numéro 128 le rédacteur apprenait à ses jeunes lecteurs que la ville d'Alger porta d'abord pour nom ICOSIUM.

 

Docteur Jivaro

 

17/11/2012

Les Tarzanides du grenier (n° 8)

TIM L'AUDACE puisque tel est son nom.

 Sur le web, TIM L'AUDACE n'est parfois signalé que comme une BD commençant pendant l'année 1952. Année où sa publication se fait sur un format de dimensions moyennes (17,5 cm x 23 cm) ; format qui va rapidement se généraliser pour tous les autres titres de l’Éditeur ARTIMA. Et ils furent nombreux les autres titres !

 L'année 1952 n'est cependant pas celle de la première apparition de la bande dessinée TIM L'AUDACE parmi tous les Tarzanides. C'est plutôt celle de sa disparition. C'est à dire l'année pendant laquelle ce champion demi-nu proche du paganisme va être accablé de pudeur. Ce qui va l'obliger à se déguiser en gentleman, pantalon long et chemise boutonnée, avec un paire de bottes protégeant la fragilité des orteils. Ainsi s'imposent les exigences vestimentaires « bonnes mœurs » selon lesquelles l'homme respectable-respecté doit s’interdire toute promenade en slip sur le Boulevard de Courtais.

 

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Il faut donc savoir que l'authentique TIM L'AUDACE naquit en 1947 à Monaco (et non pas en 1952) et que sa toute première série BD compte 22 numéros, d'assez grand format : 24,5 cm x 21 cm, l'un.

Seuls ces 22 premiers numéros de la vraie première série sont dessinés par les frères Giordan, prénommés Raoul et Robert – ou l'inverse. 

Lorsqu'avec le numéro 22 cessa de paraître TIM L'AUDACE, les frères Giordan créèrent METEOR. On était en 1953. Tous les mordus des BD publiées pendant les années 50 en France, connaissent METEOR, brochure contenant des histoires de science-fiction. 

Étant donné que le tarzanide TIM L'AUDACE et la bande dessinée METEOR ont pour auteurs les mêmes frères Giordan, existe-t’il des points communs entre les scénarii de ces deux publications ? Répondons que nous en trouvons sans trop avoir à nous y attarder.

 

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Sont-ce (comme disait Giscard d'Estaing) 3 images science fiction éditées dans METEOR ? Non ! non car Il s'agit de fragments de l'aventure numéro 12 de « TIM L'AUDACE au Cœur de la Terre».


Comme dans beaucoup de Tarzanides, les mouvements et les situations du héros de papier sont imités des créations originales signées Burnes Hogarth pour Tarzan. Même la répartition des images sur chaque planche BD vient de l'exemple Tarzan : quatre bandes horizontales comprenant trois images chacune. Toute image plus grande est faite soit de l'addition de deux images plus petites, soit de quatre, et l'on reconnaît là-dedans la disposition graphique inventée par Hogarth pour son chef d’œuvre : « Tarzan et les peuples de la mer et du feu » 

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Encore et toujours l'influence exercée par Hogarth sans qu'il y contraigne ses admirateurs. Robert et Raoul se firent moins copieurs que beaucoup d'autres mais leurs emprunts demeurent faciles à repérer. 

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Une des cent quatorze couvertures fabriquées par Bob Legay pour la deuxième série de TIM L'AUDACE, avant de passer le relai à Robert Hugues qui met un point final à ce titre au quarante deuxième numéro de la troisième série.

Pendant ces cent cinquante six numéros édités entre 1953 et 1965 l'acrimonieuse Demoiselle Censure réussit à rayer TIM L'AUDACE de la liste des Tarzanides



Herr Doktor Jivaro