Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

15/03/2026

Tarzanides n° 878

 A VOTÉ !

 

Revenu à l’entour du Mont’Luçon, je retrouvai le bureau de vote où j’emmenais mes parents pour qu’il y accomplissent le devoir civique. Je connaissais par cœur le chemin, vous pensez ! C’était rue Voltaire, École Voltaire. Alors je marchais en tête, fiérot.

 

Cependant un énième redécoupage électoral m’a finalement envoyé voter rue Viviani sans que je renonce à être accompagné de ma femme.

 

- A l’école Viviani alors !

 

Pas du tout ! L’école a changé d’identité s’appelant Émile Zola. Vous savez bien : l’ancien copain du peinturlureur Paul Cézanne et qui raconta la réussite sociale d’une gamine populaire championne des polissonneries bourgeoises ; et dont il rendit le sobriquet d’enfance célèbre : Nana.

 

- Dieu merci ! Cette coquine meurt au final. Mais est-ce que toi Bar Zing tu te souviens comment nous écoliers parlions de l’ancienne école Viviani ?

 

L’école des voyous ! C’était exagéré, j’admets. Mais il y avait quand même deux trois bandes de petits ... emmerdeurs, dont je tais l’identité ici. Cependant quand nous parlons ensemble le jour dominical c’est pour évoquer nos bandes dessinées de jeunesse. Tu te rappelles sûrement que pas une de nos BD préférées paraissait (sic) le Jour du Seigneur. Pas une sauf VAILLANT.

 

- Bon sang, oui ! L’illustré des communistes-staliniens de l’époque.

 

 

BD Vaillant,vote municipal Montluçon,guerre en Iran,

 

 

Comme tu dis. D’autant que dans Montluçon et sa région un collectionneur de ce titre a peu de peine pour se procurer les reliures, les albums voire des titres attenants : Riquiqui, Roudoudou, tout ça avant Pif le cabot. Cette facilité s’explique par le fait que Montluçon étant alors une ville industrielle de grande importance, les camarades syndiqués et les distributeurs volontaires de journaux cocos étaient loin de manquer. Il faut surtout savoir que dans chaque numéro hebdomadaire de VAILLANT, des politiciens adultes encourageaient les gamins lecteurs à faire de la publicité orale en faveur de cet illustré inféodé a l’URSS. D’autant que pendant les années 50, deux séries dessinées, l’une Yves le Loup, l’autre Fils de Chine ,exprimaient des opinions carrément communistes. Ainsi, dans Fils de Chine, Mao Tsé Toung était il célébré comme bien aimé pendant qu’en même temps  lisant Yves le Loup l’enfant apprenait que les conquêtes guerrières de l’Islam ressemblaient à de pacifiques randonnées ... Alors qu’à l’inverse toute action d’une croisade n’était qu’un projet criminel. Ah ! Au fait, en ce moment, des commentateurs racontent que Khamenei se fait soigner guérir chez Poutine. Preuve que les cocos tels que Poutine formatés par le k g b ont toujours manifesté de la bienveillance pour la religion de Mahomet. A condition bien sur qu’Elle emmerde l’Europe de l’Ouest et les USA.

 

Et je termine, disant que notre façon de voter dans un isoloir en se dissimulant derrière un rideau opaque d’urinoir n’a rien de moderne, tout de vieillot. Pourquoi pas aussi, une plume d’oie noircie d’encre pour signer ?

 

Bar Zing

 

08/03/2026

Tarzanides n° 877

 EVA HITLER

adolf hitler,eva braun,dans l'intimité d'hitler daniel costelle,tarzanides du frenier,bar zing,bandes dessinées de collection

 

Eva ... Eva quoi ? Eva Braun, voyons !

 

Ah ! La P ... D’Hitler ? Celle qui chaque soir et en cachette se mettait à cheval sur le dos d’Adolf tout nu sur ses quatre pattes ?  Dommage que nous n’ayons pas des photos. Dommage, oui ; et d’autant que Mademoiselle Eva s’était spécialisée à longueur de pellicules dans le domaine des films ; son amant du troisième Reich ne lui refusant aucun cadeau à ce qu’on nous raconte. Bref ! Les capacités sexuelles d’Adolph étant loin d’égaler celles de Mussolini, le recours à la comédie du sado-masochisme pouvait compenser bien des fiascos (dixit Stendhal) du moustachu pas chaplinesque.

 

  • Mais je croyais que vos Tarzanides traitaient ou maltraitaient de la Bande Dessinée. Pas de la sexualité humaine.

 

Livre Eva Braun D.Costelle.jpg

 

 

J’y viens, j’y viens. Né en 1942 que je suis, mon enfance ignora totalement la physionomie réelle de cette Eva Braun. Les reportages étaient loin d’être aussi nombreux qu’à présent, et les bibliothèques régionales pas toujours achalandées. Quant à la TV …. familiale donc censurée. Mais heureusement, ouf ! Nous connaissions, souvent malgré nos instituteurs et nos curés, beaucoup de journaux de bandes dessinées. En tous les cas, chez moi, je n’en manquais jamais. Aucune personne de ma famille s’y opposait. C’est ainsi que parmi les séries BD des années 1947-48 et 49, un scénario de provenance italienne imprimé dans l’hebdo TARZAN m’impressionna vivement. Son titre : Sacrifices Inconnus. Il résultait d’une réalité historique : L’armée Nazie exploitant ses conquêtes en Europe de l’Ouest. Tout y apparaît : les déportations, les mitraillages et les assassinats, les fosses communes toutes gonflées de cadavres en décomposition. Tout je vous dis. Comme s'il s'agissait d'une BD destinée aux adultes mais qu'un enfant entrevoit par dessus l'épaule de ses parents.

 

 

BD  Tarzan, n° 105, 3e année Bis.jpg

Année 1948, TARZAN n° 105

 

Et parmi tous les personnages dont beaucoup ne vivaient que pour périr de façon brutale, s’il existe bien un héros prénommé Michel, il existe surtout des victimes et des brutes, des séries de tortionnaires au nombre desquels une jolie jeune femme dont le nez porte une paire de lunettes : C’est Gerda. Une hitlérienne cruelle par fanatisme, n’hésitant jamais à assassiner non seulement des familles ennemies mais aussi tel ou tel officier allemand quand celui ci met en doute le génie d’Adolf H.

 

C’est cette Gerda qui dans mon imagination d’enfant me servit à attribuer un visage ainsi qu’un corps féminin à la maîtresse du Führer.

 

 

BD Sacrifices inconnus, Tarzan 1949.jpg

Année 1949, TARZAN n° 125 du 13 février 1949

 

Lorsque beaucoup plus tard j’eus accès facilement à toutes informations et photographies relatives à Eva Braun, évidemment que je me corrigeais de mon premier fantasme ... érotique. Les petits enfants ne sont pas des naïfs, d'autant qu’ils se mouchent bien leurs narines pour cacher des ... rêvasseries absolument condamnées par la décence publique.

 

Enfin, reste un point qui me déplaît :  Comment expliquer que les historiens et leur littérature documentée, continue d’appeler Eva Braun : Eva Braun ? Dans Berlin détruite par les bombardiers alliés et par les canons soviétiques, Adolf Hitler épousa Eva Braun dans un bunker et le mariage fut parfaitement légal. Même si Eva habituée à signer Braun esquissa la lettre B qu’elle rectifia aussitôt par le H de ses amours. J’espère donc que dans l’avenir on imprimera Eva Hitler et non pas Eva Braun.

 

Bar Zing arrête ici tout en avouant avoir rédigé ce petit texte pendant que dans ses oreilles jumelles la voix encolérée de Dominique de Villepin pestait contre les décisions guerrières de Trump et d’Israël affrontant les Gardiens de la Révolution en Iran.

 

Souhaitons que nous n’assistions pas en ce moment au début d’une Troisième ...

 

Bar Zing

06/03/2026

Air France : L'envol supendu

iran,israël,usa,rapatriement français des émirats arabes unis,guerre moyen-orient

02/03/2026

Tarzanide n° 676

BD Fantax logo.jpg

 

Avant hier, traitant  par la dérision l’évènement actuel quant à l’histoire des peuples, BAR ZING a employé un personnage de l’ancienne BD française : FANTAX.

 

- Qui ça ?

 

Normal que les multitudes de jeunes d’aujourd’hui, habitués des Mangas et autres super-héros-tiques (moustiquaire S.V.P.) ignorent ce que fut l’existence pourtant fameuse de ... FANTAX.

  


BD Fantax silhouette Bis.jpg

 

Même s’il nous est facile de voir que FANTAX vient de fantastique et que ce mot a été simplifié en deux syllabes, la seconde étant fermée par un X. Le X symbole du mystère, du secret, de l’anonymat, bref : de l’inconnu même polytechnicien.

 

C’est Pierre Mouchot (1911-1967) et son compagnon du moment : Navarro qui le façonnèrent pour l’année 1946. Le premier dessina le personnage doté de muscles adaptés à nos bandes dessinées pour écoliers ; tandis que le second donna le nom et le personnage et le masque du héros. Avec l’arrêt de la Seconde Guerre Mondiale, les américains vainqueurs en Europe de l’Ouest ramenèrent chez nous leur quantité de supermen : c’est donc pour rivaliser contre eux que Mouchot et Navarro créèrent ce grand “ cagoulard ”. Une cagoule, certes ! Mais rien en commun avec Eugène Deloncle.

 

Et que les gamines, nos copines d’enfance, s’en retournent à leurs tricots “ Les paupières baissées, les genoux serrés ” selon l’ancienne chansonnette : FANTAX est un titre pour les hommes.

 

Mis en vente sous un format 23 X 28 cm. mensuel, le journal ne comptait que 12 pages. La couverture, seule, colorée en quadri pendant que les 11 autres pages alternaient tantôt en noir sur blanc, tantôt imprimées bleuâtres. Il n’y eut que 39 numéros édités de 1946 à 1949. La réussite fut phénoménale ce qui attira aussitôt la jalousie des éditeurs rivaux. Et comme Pierre Mouchot signant CHOTT ne se gênait pas pour multiplier les scènes de violence, on peut affirmer que la sinistre Loi de Juillet 1949 se trouva votée en partie contre l’ambiance graphique du phénoménal FANTAX. Communistes et catholiques s’acharnèrent contre LUI, son principal adversaire venant du monde religieux judéo-chrétien : L’Abbé PIHAN (1912-1996).

 

Le dernier numéro officiel de - FANTAX - n° 39, porte un encart indiquant à ses nombreux fans qu’il cesse sa parution. Et sur sa dernière couverture le sous-titre imprimé fait allusion aux nombreux problèmes judiciaires auxquels se heurta Mouchot Chott.

 

 

pierre mouchot,chott,fantax,bar zing,tarzanides,bédésup 1986,encyclopédie des bandes dessinées 1996,bd super-héros

 

 

Pierre Mouchot créa sa propre maison d’Editions Rhodaniennes dans la ville de Lyon d’où il  multiplia beaucoup de nouveaux titres BD : RANCHO, KIKI SPRINT, FANTASIA, etc, etc. Et cela jusqu’à l’année 1959 où la réussite de catcheurs masqués applaudis par les familles devant l’écran TV, encouragea l’obstiné CHOTT a rétablir l’existence de son FANTAX parmi le public français. Hélas ! La Loi 1949 n’étant toujours pas abolie et les vieux ennemis pas tous morts, cette résurrection ne connut que 9 numéros avant d’être obligée de se suicider à nouveau.

 

Ceux-celles d’entre vous souhaitant s’informer plus en détail quant au talent courageux de CHOTT peuvent se procurer chez des libraires spécialisés en BD au moins deux études :

 

BDESUP, n° spécial 38-39, année 1986.

ENCYCLOPEDIE des Bandes Dessinées de petit format, Tome 3, décembre 1996. Libraire FANTAXMAK Paris Xe.

pierre mouchot,chott,fantax,bar zing,tarzanides,bédésup 1986,encyclopédie des bandes dessinées 1996,bd super-héros

Pendant sa scolarité BAR ZING ne s’inscrivit jamais au “ Club de l’Audace ” créé par l’inoubliable CHOTT. Lequel mit également en vente une figurine représentant FANTAX que BAR ZING ne possède toujours pas.

 

Bar Zing 

 

 

27/02/2026

Dans Lyon, capitale des Goals :

Mélenchon-nous, folle ville !

Lyon Mélenchon.jpg

- Le même Mélenchon fit huer -

Brigitte Bardot

Mélenchon Brigitte Bardot.jpg

26/02/2026

Le RN veut créer ...

... un cordon sanitaire autour de LFI. 

Mais de quel genre ?

rn,lfi,jordan bardella,cordon sanitaire lfi,quentin deranque

 

 

PS :

 

On regrette parfois ... Qui ça “on” ? et ce même “on” me reproche d’user un peu trop de jeux de mots.

 

Mais alors que dire, cette fois, du petit texte sur une enveloppe que je viens de recevoir accompagnant un hebdomadaire auquel ... “on” m’abonne.

 

rn,lfi,jordan bardella,cordon sanitaire lfi,quentin deranque

 

 

Moi qui collectionne d’anciens journaux catholiques j’ai trouvé dans plusieurs des numéros de l’hebdomadaire Le Pèlerin des publicités non seulement celle de La Jouvence de l’Abbé Souri, mais encore celle d’un prêtre réputé capable de soigner toutes les maladies de peau.

 

rn,lfi,jordan bardella,cordon sanitaire lfi,quentin deranque

Extrait : Le Pélerin, 5 janvier 1913

 

Lorsque j’étais tout gamin dans une rue proche de mon domicile résidait une femme vieillissante non mariée. Madame Rose. LA rose. Non pas la patronne d’un mauvais lieu mais une tireuse de cartes à jouer. Elle aussi, pareille à l’abbé ci-dessus, « guérissait » certaines infections ... honteuses.

 

Lorsqu’un petit chien du quartier s’échappa jusqu’à me mordre le mollet, ma grand mère paternelle prit une décision : Allons voir la rose !

 

La Rose nous conseilla d’aller voir un pharmacien.

 

J’aurais pu te le conseiller aussi sans connaître l’astrologie, s’exclama ma grand mère en reprenant le chemin de la rue Championnet non encore dotée d'un trottoir.