08/03/2026
Tarzanides n° 877
EVA HITLER
Eva ... Eva quoi ? Eva Braun, voyons !
Ah ! La P ... D’Hitler ? Celle qui chaque soir et en cachette se mettait à cheval sur le dos d’Adolf tout nu à quatre pattes ? Dommage que nous n’ayons pas des photos. Dommage, oui ; et d’autant que Mademoiselle Eva s’était spécialisée à longueur de pellicules dans le domaine des films ; d’autant que son amant du troisième Reich ne lui refusait aucun cadeau à ce qu’on nous raconte. Bref ! Les capacités sexuelles d’Adolph étant loin d’égaler celles de Mussolini, le recours à la comédie du sado-masochisme pouvait compenser bien des fiascos (dixit Stendhal) du moustachu pas chaplinesque.
- Mais je croyais que vos Tarzanides traitaient ou maltraitaient de la Bande Dessinée.
J’y viens, j’y viens. Né en 1942 que je suis, mon enfance ignora totalement la physionomie réelle de cette Eva Braun. Les reportages étaient loin d’être aussi nombreux qu’à présent, et les documentations loin d’arriver nombreuses dans les familles par une TV qui n’existait pas encore chez nous. Heureusement, ouf ! Nous connaissions, souvent malgré nos instituteurs et nos curés, beaucoup de journaux de bandes dessinées. En tous les cas, chez moi, je n’en manquais jamais. Aucune personne de ma famille s’y opposait. C’est ainsi que parmi les séries BD des années 1947-48 et 49, un scénario de provenance italienne imprimé dans l’hebdo TARZAN m’impressionna vivement. Son titre : Sacrifices Inconnus. Il résultait d’une réalité historique : L’armée Nazie exploitant ses conquêtes en Europe de l’Ouest. Tout y apparaît : les déportations, les mitraillages et les assassinats, les fosses communes, tout je vous dis. Comme une BD destinée aux adultes après être passée devant les yeux de certains gamins.
Année 1948, TARZAN n° 105
Et parmi tous les personnages dont beaucoup n’apparaissent que pour périr de façon violente, s’il existe bien un héros prénommé Michel, il existe aussi des brutes et des tortionnaires au nombre desquels une jolie jeune femme porteuse d’une paire de lunettes : C’est Gerda. Une hitlérienne fanatique, cruelle qui n’hésite jamais à assassiner non seulement des familles mais aussi tel ou tel officier allemand mettant en doute le génie d’Adolf H.
C’est cette Gerda qui dans mon imagination d’enfant me servit à attribuer un visage ainsi qu’un corps féminin à la maîtresse du Führer.
Année 1949, TARZAN n° 125 du 13 février 1949
Lorsque beaucoup plus tard j’eus accès facilement à toutes documentations et photographies relatives à Eva Braun, évidemment que je me corrigeais de mon premier fantasme ... Érotique. Les petits enfants ne sont pas des naïfs même s’ils ne mouchent pas toujours bien leur nez.
Enfin, reste un point qui me déplaît : Comment expliquer que les historiens et leur littérature documentée, continue d’appeler Eva Braun : Eva Braun ? Dans Berlin détruite par les bombardiers alliés et par les canons soviétiques, Adolf Hitler épousa Eva Braun dans un bunker et le mariage fut parfaitement légal. Même si Eva habituée à signer Braun esquissa la lettre B qu’elle rectifia aussitôt par le H de ses amours. J’espère donc que dans l’avenir on imprimera Eva Hitler et non pas Eva Braun.
Bar Zing arrête ici et avoue avoir rédigé ce petit texte pendant que dans sa paire d’oreilles la voix encolérée de Dominique de Villepin pestait contre les décisions guerrières de Trump et d’Israël contre les Gardiens de la Révolution en Iran.
Souhaitons que nous n’assistions pas en ce moment au début d’une Troisième ...
Bar Zing
18:57 Publié dans Arts, BD, Blog, Grenier de la BD, Histoire, Journaux, Politique, Société, Tarzanides | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : adolf hitler, eva braun, dans l'intimité d'hitler daniel costelle, tarzanides du frenier, bar zing, bandes dessinées de collection
06/03/2026
Air France : L'envol supendu
15:43 Publié dans Actualité, Blog, Dessin humoristique, Journaux, Politique, Société, Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : iran, israël, usa, rapatriement français des émirats arabes unis, guerre moyen-orient
02/03/2026
Tarzanide n° 676
Avant hier, traitant par la dérision l’évènement actuel quant à l’histoire des peuples, BAR ZING a employé un personnage de l’ancienne BD française : FANTAX.
- Qui ça ?
Normal que les multitudes de jeunes d’aujourd’hui, habitués des Mangas et autres super-héros-tiques (moustiquaire S.V.P.) ignorent ce que fut l’existence pourtant fameuse de ... FANTAX.
Même s’il nous est facile de voir que FANTAX vient de fantastique et que ce mot a été simplifié en deux syllabes, la seconde étant fermée par un X. Le X symbole du mystère, du secret, de l’anonymat, bref : de l’inconnu même polytechnicien.
C’est Pierre Mouchot (1911-1967) et son compagnon du moment : Navarro qui le façonnèrent pour l’année 1946. Le premier dessina le personnage doté de muscles adaptés à nos bandes dessinées pour écoliers ; tandis que le second donna le nom et le personnage et le masque du héros. Avec l’arrêt de la Seconde Guerre Mondiale, les américains vainqueurs en Europe de l’Ouest ramenèrent chez nous leur quantité de supermen : c’est donc pour rivaliser contre eux que Mouchot et Navarro créèrent ce grand “ cagoulard ”. Une cagoule, certes ! Mais rien en commun avec Eugène Deloncle.
Et que les gamines, nos copines d’enfance, s’en retournent à leurs tricots “ Les paupières baissées, les genoux serrés ” selon l’ancienne chansonnette : FANTAX est un titre pour les hommes.
Mis en vente sous un format 23 X 28 cm. mensuel, le journal ne comptait que 12 pages. La couverture, seule, colorée en quadri pendant que les 11 autres pages alternaient tantôt en noir sur blanc, tantôt imprimées bleuâtres. Il n’y eut que 39 numéros édités de 1946 à 1949. La réussite fut phénoménale ce qui attira aussitôt la jalousie des éditeurs rivaux. Et comme Pierre Mouchot signant CHOTT ne se gênait pas pour multiplier les scènes de violence, on peut affirmer que la sinistre Loi de Juillet 1949 se trouva votée en partie contre l’ambiance graphique du phénoménal FANTAX. Communistes et catholiques s’acharnèrent contre LUI, son principal adversaire venant du monde religieux judéo-chrétien : L’Abbé PIHAN (1912-1996).
Le dernier numéro officiel de - FANTAX - n° 39, porte un encart indiquant à ses nombreux fans qu’il cesse sa parution. Et sur sa dernière couverture le sous-titre imprimé fait allusion aux nombreux problèmes judiciaires auxquels se heurta Mouchot Chott.
Pierre Mouchot créa sa propre maison d’Editions Rhodaniennes dans la ville de Lyon d’où il multiplia beaucoup de nouveaux titres BD : RANCHO, KIKI SPRINT, FANTASIA, etc, etc. Et cela jusqu’à l’année 1959 où la réussite de catcheurs masqués applaudis par les familles devant l’écran TV, encouragea l’obstiné CHOTT a rétablir l’existence de son FANTAX parmi le public français. Hélas ! La Loi 1949 n’étant toujours pas abolie et les vieux ennemis pas tous morts, cette résurrection ne connut que 9 numéros avant d’être obligée de se suicider à nouveau.
Ceux-celles d’entre vous souhaitant s’informer plus en détail quant au talent courageux de CHOTT peuvent se procurer chez des libraires spécialisés en BD au moins deux études :
BDESUP, n° spécial 38-39, année 1986.
ENCYCLOPEDIE des Bandes Dessinées de petit format, Tome 3, décembre 1996. Libraire FANTAXMAK Paris Xe.
Pendant sa scolarité BAR ZING ne s’inscrivit jamais au “ Club de l’Audace ” créé par l’inoubliable CHOTT. Lequel mit également en vente une figurine représentant FANTAX que BAR ZING ne possède toujours pas.
Bar Zing
17:23 Publié dans Arts, BD, Blog, Fanzine, Grenier de la BD, Journaux, Media, Moeurs, Société, Tarzanides | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pierre mouchot, chott, fantax, bar zing, tarzanides, bédésup 1986, encyclopédie des bandes dessinées 1996, bd super-héros
27/02/2026
Dans Lyon, capitale des Goals :
15:59 Publié dans Actualité, Blog, Dessin humoristique, Journaux, Media, People, Politique, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : meeting mélenchon, brigitte bardot, lyon, lfi, mort de quentin, cérémonie des césars olympia 2026
26/02/2026
Le RN veut créer ...
... un cordon sanitaire autour de LFI.
Mais de quel genre ?
PS :
On regrette parfois ... Qui ça “on” ? et ce même “on” me reproche d’user un peu trop de jeux de mots.
Mais alors que dire, cette fois, du petit texte sur une enveloppe que je viens de recevoir accompagnant un hebdomadaire auquel ... “on” m’abonne.
Moi qui collectionne d’anciens journaux catholiques j’ai trouvé dans plusieurs des numéros de l’hebdomadaire Le Pèlerin des publicités non seulement celle de La Jouvence de l’Abbé Souri, mais encore celle d’un prêtre réputé capable de soigner toutes les maladies de peau.
Extrait : Le Pélerin, 5 janvier 1913
Lorsque j’étais tout gamin dans une rue proche de mon domicile résidait une femme vieillissante non mariée. Madame Rose. LA rose. Non pas la patronne d’un mauvais lieu mais une tireuse de cartes à jouer. Elle aussi, pareille à l’abbé ci-dessus, « guérissait » certaines infections ... honteuses.
Lorsqu’un petit chien du quartier s’échappa jusqu’à me mordre le mollet, ma grand mère paternelle prit une décision : Allons voir la rose !
La Rose nous conseilla d’aller voir un pharmacien.
J’aurais pu te le conseiller aussi sans connaître l’astrologie, s’exclama ma grand mère en reprenant le chemin de la rue Championnet non encore dotée d'un trottoir.
16:09 Publié dans Actualité, Blog, Dessin humoristique, Journaux, Justice, Media, Politique, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : rn, lfi, jordan bardella, cordon sanitaire lfi, quentin deranque
22/02/2026
Tarzanides n° 675
UBERMENSCH
En ce jour dominical, Onfray et son Michel de prénom n’étaient pas venus seuls tous les deux mais accompagnés de la rediffusion de leur émission du samedi.
Michel Onfray évoqua l’existence du philosophe allemand le plus controversé de la seconde moitié du XIXe siècle : Nietzsche. En réalité un fou syphilitique qui formula la création d’une sorte de surhomme ... De quoi s’attirer la colère de nos amies les femmes libérées présentement. Mais pire encore peut-être : ce même philosophe (?) fantasma jusqu’à une mort prochaine inévitable de Dieu. Comprenez bien : le Dieu des judéo-chrétiens, non pas le Dieu des arabes. Car vous n’ignorez pas j’espère que ce même Nietzsche appréciait beaucoup les conquêtes guerrières accomplies par l’Islam.
Dans une des bandes dessinées éditées pendant ma scolarité mais que je ne lus que plus tard, il fut question d’un surhomme inventé par des ingénieurs allemands. Ce récit se trouve encore dans les numéros mensuels 23 et 24 des Éditions Mondiales sises 2 rue des Italiens dans Paris. Leur titre ? TARZAN, chacune distinguée par un sous-titre : « Chasseurs d’esclaves » pour l’une « Tarzan vainqueur » pour l’autre.
Dès le début nous assistons à une réunion secrète groupant Goering, et Goebbels et un troisième, ancien clochard SDF, artiste raté et pétomane notoire : Hitler.
- Manque personne ?
Ni Speer, ni Himmler, ni Hess n’y sont présents. Le moment arrive où l’on annonce à Hitler que les savants qu’il a recrutés ont réussi l’exploit ambitionné par des multitudes de scientifiques avant eux : fabriquer un surhomme. Va t’on le baptiser Ubermensch ? Nein ! ! Il s’appellera Thorwald. Hitler, à ces mots ne se tient plus de joie et pour montrer sa belle voix jette un ordre : « Tuez les tous ! ». Aussitôt des S.S. Mitraillent sur place tous les savants : Il faut bien se garantir absolument contre une trahison éventuelle.
Dessiné par Rex Maxon habile à donner une allure simiesque à l'homme
Et c’est en employant ce surhomme allemand, donc boche, que le caporal décoré de la croix germanique du mérite, ambitionne de conquérir toute l’Afrique subsaharienne.
Ouais ! D’autant que le Hubermensch a été usiné pour être capable de vaincre TARZAN, le roi des jungles.
Lorsque Bar Zing acheta ces deux numéros (1984), autant vous dire que le libraire peu éloigné de l’Université Jussieu ne manquait pas d’augmenter quelque peu le prix de vente après avoir mentionné au crayon « Hitler » sur chacune des couvertures.
Les rééditions publiées en France depuis des originaux américains, étaient quasiment toujours victimes de suppressions d’images, voire de partie d’image que la censure française ne permettait pas de présenter aux enfants. Bar Zing avoue, ici, ne pas connaître les originaux made in USA concernant Hitler contre Tarzan. C’est pourquoi nous ignorons si dans les créations BD d’Outre Atlantique, la Croix Gammée est présente dans quelques unes des images. Puisque nous ne devons savoir qu’en France, dans les années qui suivirent la guerre, il était fortement déconseillé d’utiliser l’ancien symbole sol-air accaparé par les Nazis. (En particulier dans les éditions destinées à la jeunesse).
Ah ! Que je n’oublie pas : ce fut Rex Maxon qui dessina cet épisode des aventurlures réussies par Lord John Kres... Mais il se trouve que ce Maxon Rex fut longtemps boudé par les spécialistes français de la bande dessinée. Boudée et peut dire : quelques-uns le méprisaient, ainsi Lacassin écrivant « traits inachevés, décor demi esquissé, insipides gambades ». Dans le n° 29-30, n° spécial année 1963. J’ai opté depuis longtemps pour un avis opposé. Rex Maxon a tant et tant de fois dessiné Tarzan qu’il fut pendant de longues années le seul rival de Burnes Hogarth ... Dans un style fort différend j’en suis d’accord.
Finissons momentanément en séparant les deux syllabes THOR-WLAD pour leurs rendre leurs approximations « à la française ». Thor est le dieu du Tonnerre chez les anciens peuples nordiques. Quant à (Bertrand ?) quant à Wlad, parfois Vlad c’est un nom d’origine roumaine (de roumain) inséparable du supplice d’empalement.
L’empalement étant, à ce qu’affirment certains humoristes, un supplice qui commence bien mais finit très mal.
Bar Zing
18:10 Publié dans Arts, BD, BD anciennes, Blog, Grenier de la BD, Journaux, Media, Tarzanides | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : hitler, goering, tarzan, editions mondiales del duca, thorwald, ubermensch, bandes dessinées de collection, bar zing, tarzanides


















