Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

29/10/2016

Les Tarzanides du grenier n° 232

Tarzanides du Grenier 232 du 29-10-2016

 

- Ah ! Ah ! Ah ! Signor milione, tu exagères !

 

Lorsqu’à la fin du XIIIe siècle, Marco Polo, prisonnier des Génois, racontait avec verve ses souvenirs de vingt quatre années écoulées dans une Chine alors inconnue, ses compagnons de cachot se moquaient de lui : tous le prenaient pour un fanfaron ivre d’une trop vive imagination.

 

Après les romanciers, après les historiens, la BD s’empara du grand voyageur pour en faire un sujet de divertissement devant notre jeunesse. L’Éditeur Mouchot intensifiant sa production après le démarrage plein pot de son célèbre FANTAX (année 1946) fonda un journal titré MARCO POLO.

 

C’est un mensuel. Son premier numéro date de 1948, son dernier de 1949. Soit un total de douze numéros maintenant réputés difficiles à rassembler pour de nostalgiques collectionneurs. Les dessins rehaussés au lavis sont développés par Mairani relayé par Bertolot (info : Librairie Fantasmak, Paris 75010). Beaucoup d’images n’apparaissent que comme des contrefaçons manquées d’œuvres BD en provenance de l’Amérique du Nord (Flash Gordon, Prince Valiant). Mais rien de surprenant en cela puisque Mouchot et sa Société d’Éditions Rhodaniennes avaient fait le choix de changer le jeune vénitien en une sorte de super Tarzan capable, à lui seul, de repousser au-delà de la Grande Muraille les guerriers de Mongolie.

 

Pendant les cinq années suivantes l’Éditeur Mouchot est obligé de riposter à la censure qui dénonce en lui l’incorrigible corrupteur de notre enfance. Période pénible pendant laquelle il lui faut modifier les titres de ses journaux, voire même en supprimer tel ou tel personnage (FANTAX). Afin de ne pas trop faiblir face à la concurrence et économiser sur son budget en restreignant le travail de ses coéquipiers, il entreprend de rééditer quelques-unes de ses anciennes publications, parmi lesquelles Marco Polo.

 

En 1953, les douze fascicules mensuels sont partiellement réimprimés pour être à nouveau commercialisés mais sous la forme de deux brochures, chacune de soixante huit pages.

 

BD-Marco-Polo-1953.jpg

 

Ci-dessus, couverture du n° 1 de la seconde édition en décembre 1953. (L’image est reprise quelque peu modifiée de celle du n° 1 éditée en 1948). La brochure n° 2 sera placée en kiosque en février 1954.

 

Doc Jivaro et Mfcl

 

22/10/2016

Les Tarzanides du grenier n° 231

 

Dupuich … J. M. DUPUICH. Ce nom n’a pas laissé un tatouage marqué dans notre mémoire relative aux bandes dessinées. Nous lui devons pourtant un des titres les plus attractifs mis en vente par l’Éditeur Artima-Tourcoing : JIM OURAGAN.

 

BD-Jim-Ouragan.jpg

 

 

D’abord imprimé sur un format rectangulaire allongé, ses premiers exemplaires ne comptent que huit pages au numéro et ne comportent pas de date de parution. Tout au plus apprenons-nous qu’ils sont imprimés en France et vendus au prix unitaire de trois francs en Belgique. C’est l’atmosphère Western. Nous étions en 1948-1949 … JIM OURAGAN (accompagné de Youpi, bon gros chien chien) était publié tous les jeudis mais sans que ses aventures soient « à suivre » semaine après semaine. Sa huitième page mettait un point final à chaque épisode. Cette formule appelée « récit complet » obtenait un vif succès pendant la seconde moitié des années 1940.

 

Délaissé jusqu’en 1954, JIM OURAGAN réussit un retour en force grâce au talent archi-rodé d’un Eugène GIRE dont les anciens jeunes abonnés du journal VAILLANT gardent sûrement le souvenir d’une sympathique bande d’ahuris hébergés dans « La Pension Radicelle ».

 

Cette deuxième série JIM OURAGAN sans changer d’éditeur changeait de format, massiquotée 23 cm en hauteur, 17 à l’horizontale. Un format astucieux, pas du tout hasardé puisque de telles dimensions correspondaient approximativement à celles, réglementaires, de nos cahiers d’école. Elles nous permettaient de dissimuler la présence d’une bande dessinée entre des pages consacrées au calcul primaire nécessaire à l’obtention du Certificat d’Études.

 BD-et-Cahier-d'écolier-Montluçon.jpg

 

Glissé à l’intérieur de la scolarité, 
le numéro 15 de JIM OURAGAN en mars 1956.

 

Gire fut l’un des bédéistes inépuisables des années 50. Les connaisseurs apprécient de lui et pour Les Éditions Mondiales un « ZORRO et ses LEGIONNAIRES ». Il illustra aussi un Tarzanide à peau brune oublié d’un peu tout le monde mais pas de Doc Jivaro : BATOUK (Éditeur : Duclos).

 

Gire, disparu en novembre 1979, parlait quelques fois de ses travaux BD comme s’il ne s’agissait que de « gribouillages ». Cette manière faussement modeste de dévaluer son propre talent, n’était pas non plus étrangère à un Alain Saint Ogan. Celui-ci utilisa parfois le terme de « couillonnades ». Mais il reprenait ainsi, et pour le réduire à zéro, le jugement négatif qu’un Ludovic portait sur l’esprit de l’auteur de ZIG ET PUCE. Ludovic, c’était le bonhomme qui se chargeait de faire semblant de faire le ménage dans le logement de Saint Ogan.

 

Moi, étant mioche, lorsque je griffonnais de petits personnages, ma mère se contentait de dire : pousse tes papiers plus loin sur la table, tu me gènes pour repasser en vitesse la chemise de ton père.

 

 

Doc Jivaro et Mfcl

 

29/09/2016

Pauvre Belgique : Pauvre Baudelaire

 

GRAND PALAIS 2016
EXPO HERGÉ
Concours de l'injure la plus affreuse
du vocabulaire du Cap'tain Haddock

Grand-Palais-Hergé.jpg

 

24/09/2016

Les Tarzanides du grenier n° 227

  

D’emblée, L’ASTUCIEUX se classa parmi les meilleurs périodiques BD en France au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale. Il vécut 81 numéros hebdomadaires (14 mai 1947 à décembre 1948). Une première feuille distribuée gratuitement et dite feuille de lancement existe. Mais ce genre de feuille publicitaire à laquelle les enfants de l’époque n’accordaient pour ainsi dire aucune importance, est devenu difficile à retrouver pour les vieux collectionneurs même les plus têtus. 

 

l’astucieux,biffalo bill,tarzan,editions mondiales,bd,bandes dessinées de collection,presse illustrée

 

Éventuellement, on peut rencontrer cette feuille de lancement n° 0 ou n° 00 dans l’un des albums de TARZAN : l’album assemblant les numéros 29 à 38. (1er avril à mai 1947). Cependant, tous les exemplaires de cet album ne la contiennent pas.

 

Précisons qu’après son numéro 61 de juillet 1948 L’ASTUCIEUX modifia son titre pour devenir BUFFALO BILL.

 

 Doc Jivaro et Mfcl

 

 

19/09/2016

Journées du Patrimoine

La République 
des palais et des bagatelles
de la Royauté

Journées-du-Parimoine.jpg

 

17/09/2016

Les Tarzanides du grenier n° 226

 

 

Lorsqu’il faut citer des auteurs de BD ayant conté en vignettes les prouesses de Tarzan, les collectionneurs du 9e art énumèrent généralement Maxon, Foster, Hogarth ou encore Vis-cardy, Celardo et Russ Manning etc …. Mais quasiment tous oublient ou dédaignent de mentionner GOSSELIN.

 

André GOSSELIN. Une paire de cavaliers genre western (Jack Hislon auquel succéda Red Canyon) permit à André GOSSELIN d’occuper une place de choix chez l’éditeur ARTIMA jusqu’à la disparition de cette maison en 1987. Toutefois, GOSSELIN fournissait, dès 1947 et pour l’hebdomadaire BOB et BOBETTE, les interprétations imagées de deux films MGM ayant TARZAN pour figure centrale. L’un « Le Trésor de TARZAN », l’autre « TARZAN s’évade ».

 

Bob-et-Bobette 1947.jpg

 

Peu habile lorsqu’il faut crayonner l’anatomie humaine, GOSSELIN n’eut jamais la prétention de rivaliser avec Frazetta ou Cheret, non plus qu’avec un ALLEN SAINT JOHN dans le maniement libre d’une nudité masculine appliquée aux Arts Graphiques. Il se contenta de démarquer passablement tout un ensemble de photos / cinéma.

 

Participant à l’épopée des Tarzanides GOSSELIN créa MOHA pendant la décennie qui suivit la fin de la Seconde guerre mondiale. De ce Tarzanide métissé, nous avons déjà parlé dans notre rubrique n° 4 du 22-09-2012.

 

Est-ce par manque de persévérance que Doc Jivaro n’a pas trouvé la biographie détaillée d’ANDRE GOSSELIN ? Il s’est arrêté sur un nom similaire mais d’orthographe différente : André Gosselain. Un musicien œuvrant en compagnie de Robert Hossein pour un des films de 1958 : TOI LE VENIN. Doc Jivaro se souvient que bien des adolescents de sa jeunesse préféraient dans le rôle d’une pin-up non pas la talentueuse Marina Vlady mais la sculpturale Dominique Wilms …

 

Doc Jivaro et Mfcl