31/03/2013
A tire d'Elles n° 61
Le train-train de deux jours, samedi et dimanche pour Lydia.
Puis lundi, repos. Le mardi aussi et idem pour le mercredi. Quant au jeudi, madame fait ses emplettes – le shopping comme on doit dire à présent. Je ne parle pas du vendredi : elle reçoit deux copines qui apportent le champagne et les derniers commérages sur la disparition programmée de la rue.
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A tire d'Elles n° 60
Rue de la Verrerie, aussi elle en a épongés
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24/03/2013
A tire d'Elles n° 59
Je me tenais trop éloigné pour distinguer les paroles. Mais ça se voyait dans les mouvements du corps : le quidam sortait en lançant des menaces.
Une heure après, tout le monde semblant l'avoir oublié, le type revenait, serrant un objet dans sa main. Un couteau ! Il a un couteau ! cria quelqu'un. Les filles disparurent dans les couloirs, chaque porte se fermant derrière elles.
La police rappliqua.
Pierre, qui était un des videurs mais en berne cette nuit là, commenta : j'suis pas assez fou pour m'en mêler. Que cette Carole se démerde toute seule. Elle a trop souvent des grolles avec le client. D'ailleurs, ici, ce n'est pas mon coin.
Nous partîmes nous payer deux bières – pression - éventées, dans le grand café d'angle des rues Saint Denis et Réaumur, qui restait ouvert toute la nuit, sauf une heure pour balayer autour du comptoir.
Pierre expliqua qu'il avait trouvé un vrai boulot chez Mampower. Je me suis présenté en cravate, tu croirais pas.
Nous étions en 1971 ou 72. Je ne prévoyais pas que je ne reverrais plus Pierre pendant les décennies suivantes.
- Dans la vie, mon vieux, faut savoir où l'on va.
J'ai gardé cette parole dans l'oreille.
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A tire d'Elles n° 58
Allons, allons pas de confusion indécente ! Ne nous méprenons pas sur la pratique buccale de la dame du premier plan. Elle mord dans un petit pain brioché, tout bonnement.
Même à trois heures du matin, Nadine se sentait vide de l'estomac. Elle se faisait cuire toute une casserole de nouilles … dont elle se débarrassait à l'aube dans la poubelle commune.
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23/03/2013
Les Tarzanides du grenier (n° 27)
DANN
Que faire d'un après-midi pluvieux provincial ? Pour mon goût c'est re-feuilleter de vieilles BD, souvent celles de mon enfance populaire montluçonnaise.
Le jeudi, les copains du quartier envoyaient leur ballon contre la porte de la maison, rien que pour m'obliger à mettre le nez à la fenêtre. « Allez, on y va, viens ! On va au Champ de courses jouer au foot ! ».
Le « Champ de courses » c'était l'ancien hippodrome disparu, ayant laissé son espace à l'aérodrome d'à présent. C'était, c'est encore Villars pour moi. Sur ce sujet, mon grand père racontait ce qu'il avait retenu de ses parents : autrefois, au temps de Napoléon III, il y avait un étang. Je n'en doutais pas : à certains endroits, en contre bas de la voie ferrée en direction de la ville, la terre envahie d'herbes sauvages, demeurait assez molle sous nos sandales. On pouvait même encore y arracher des touffes de jonc.
Aller jouer au foot ? Je refusais de temps en temps, inventant quelque mensonge. Par exemple : que ma mère allait m'emmener chez le médecin.
-
T'es malade ?
-
Non. Mais tous les trimestres elle m'y emmène une fois.
-
Alors ça fait deux fois déjà ce mois qu'elle t'y emmène, eh !
Moi, le foot, je n'appréciais pas des masses. Je préférais le judo. Je fréquentais « La Montluçonnaise », Quai Louis Blanc, et sans m'être du tout inscrit aux entraînements.
Cette semaine, j'ai retrouvé dans un gros carton débordant de feuilles illustrées un titre de BD édité tout au début des années 50 de 1900. Un titre commercialisé par CHOTT. C'est un spécial Jacques Tonnerre américanisé en THUNDER JACK pour épater les gamins d'une France d'après guerre. Une France rendue convalescente par le dollar, oui camarade Thorez.
THUNDER JACK, 64 pages de BD et 4 pages de couverture dont une seule peinte de jaunes et de rouges, signée personnellement CHOTT.
Entre deux aventures, l'une du cavalier canadien de la police montée, et l'autre de l'impétueux BIG BILL LE CASSEUR, j'ai relu l'épisode sans lendemain d'un tarzanide bien discret : DANN.
Quand l'historiette débute, DANN est enfant. A la fin il est homme. Tout ça en sept pages, pas une de plus. DANN se déplace à dos d'éléphant et tue les lions. Il ne porte qu'un petit pagne pour cacher son zizi. C'est donc bien un tarzanide culotté par la civilisation, laquelle construit des villes pour ensuite les détruire.
DANN sauve une jeune fille brune qui, à son tour le sauve du poignard d'un sorcier vindicatif nommé YOGOYA. Ne cherchez pas plus loin : c'est terminé. Bien sûr vous pouvez imaginer un mariage prochain à l'eau de rose, mais... mais apprenez que DANN et Laure sont en réalité frère et sœur ! D'où pas question d'une étreinte sexuelle réglementaire, c'est à dire autorisée par le maire et le curé (en attendant l'approbation musulmane). L'inceste demeure tabou, c'est pourquoi des gens d'apparence vertueuse le pratiquent en cachette.
Le spécialiste Gérard Thomassian dans le tome III de son encyclopédie BD des petits formats, indique que le tarzanide DANN fut dessiné par André Rey.
André Rey s'abritait sous le pseudonyme de Carland. Il participa à trois des derniers numéros consacrés à un autre tarzanide, fameux celui-ci : TARGA.
Bien des images dans DANN sont produites à partir d'extraits de films américains ayant Johnny Weissmuller pour vedette dans le rôle de TARZAN.
Sur la photo ci-dessus, déplacez mentalement vers la gauche la jeune femme, et remplacez le rhino-féroce par un lion bondissant, vous obtenez le modèle du dessin d'André Rey.
Docteur Jivaro
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17/03/2013
A tire d'Elles n° 57
Chaque dimanche en après-midi toutes les boutiques et entrepôts d'alimentation étant fermés, les trottoirs du quartier s'animaient d'une prospérité capable d'enrichir les caisses d'un État bien géré.
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