Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

23/09/2017

Les Tarzanides du grenier n° 269

 

 

« Malheureusement méconnu » affirme le BDM des z’ans z’ans 2009-2010. « Méconnu » c’est vrai. Mais, « malheureusement », est ce bien certain ?

 

Et le même BDM d’ajouter « bi-mensuel puis hebdomadaire ».

 

Non ! Mes amis, non ! Le petit journal BD VAILLANTE naquit d'abord avec une parution mensuelle.

 

De quinze en quinze : numéro 1 du 15 novembre 1946, numéro 2 du 15 décembre 1946 … etc.

 

vaillant,vaillante,gire,jeannette thorez,bandes dessinées de collection,imprimerie de saux,madeleine bellet,henri créspi

 

Vaillante n° 1 du 15 novembre 1946

 et Vaillante n° 3 du 15 janvier 1947

 

 

Doté d’un sous titre « Magazine des petites filles de France », ce sous titre est modifié sur le bandeau du numéro 3 pour devenir : Le Journal des fillettes. A croire que nos mouflettes avaient cessé d’être françaises …

 

Semaine dernière, Doc Jivaro s’étant empressé de trouver un emplacement digne du gros carton empli de TINTIN donnés par un ami, il tomba tout à fait par hasard sur onze des premiers exemplaires de VAILLANTE qu’il avait depuis longtemps oubliés posséder.

 

Si vous ne le savez pas, VAILLANTE fut la sœur cadette du fameux VAILLANT édité pendant 888 numéros « grands formats » par le Parti Communiste.

 

Dans les huit pages de VAILLANTE les filles rencontraient des dessinateurs BD déjà connus par leurs frangins pas forcément foulards rouges. Il y avait ARNAL, GIRE, BASTARD, BOURLES … en même temps qu’un HENRICRESPI dont les connaisseurs disent que trop modeste il laissa quelque peu ignorer son talent.

 

Signalons qu’à l’occasion de ce nouveau journal pour nos copines, GIRE métamorphosa en casimages BD le roman boîte à malices d’Alice de Lewis Carroll - roman dont les psychanalystes firent souvent leur gourmandise favorite sur canapé.

 

Encartée dans le numéro 3 de VAILLANTE du 15 janvier 1947, une page volante annonçait un « grand concours » mais réservé aux seules demoiselles celles-ci devant réaliser un joli napperon carré de 14 cm de côté. En somme, l’éducation classique voulue par l’Église était également appliquée par le Parti Communiste dans ses journaux. Bleu pour les garçons, rose pour les filles. Maman surveille t'à la maison le biberon du bébé pendant que Papa visse virilement les boulons dans l’usine. Étonnant non ? Étonnant surtout de la part de militants athées.

 

BD-Vaillante-1947,-concours.jpg

 

D’autant qu’à cette époque la camarade stalinienne Jeannette Vermeersch Thorez portait la culotte à braguette dans le couple. Et que cette Jeannette qui n’était pas celle de ma barboteuse … Et que cette Jeannette interdisait absolument l’utilisation de méthodes contraceptives aux filles du peuple.

Libération sexuelle de la femme ? Mon cul ! s’exclamaient alors les marxistes politisés made in URSS.

 

Le BDM (encore lui) indique 58 numéros VAILLANTE publiés.

 

Doc Jivaro

 

30/11/2014

Bernard Chamblet dans LE MAQUIS

Ce dimanche, BAR ZING, Ryal et le Docteur JIVARO se sont rendus dans ATHANOR pour entretenir le feu ardent grâce auquel le plomb se transmute en or.

 

Question BD à la sauce tarzanide, Docteur Jivaro n'a quasiment rien trouvé ; sauf un exemplaire 1945 de BATOUK « Roi de la forêt vierge ». Toutefois, en guise de lot de consolation, il s'est assuré la possession d'un « Bernard Chamblet dans le Maquis » édité par Chagor, non daté et illustré façon BD par un vieux de la vieille : LE RALLIC.

 

Le-Maquis-Bernard-Chamblet.jpg

 

Quant aux journaux d'érotisme, dessins ou photos, ils demeurent les grands absents dans Athanor. C'est à croire que comme dans l'URSS sinistre, toute littérature sexuelle est rigoureusement interdite aux collectionneurs dans Montluçon intra-muros.

 

Docteur Jivaro

07/09/2013

Les tarzanides du grenier (n° 39)

Trois semaines ! Nous a fallu pas moins de trois semaines d'une enquête aussi discrète que pointilleuse pour trouver la dernière demeure, le dernier refuge de l'un des plus célèbres justiciers masqués qui amusèrent d'autant mieux notre enfance que nos instituteurs et notre curé nous en déconseillaient les aventures.

zorro,bandes dessinées anciennes,illustrés pour enfants,gire,oulié,encaustique diamantine,montluçon,douglas fairbanks,marguerite de la motte


En voyant cette modeste porte marquée de cinq lettres qui ne viennent pas de Cambronne, nous crûmes d'abord à une plaisanterie de gamin. Mais non, non mais : ce fut bien Bernado, serviteur muet de Diego de la Véga, qui marqua ainsi l'emplacement derrière lequel agonisa, oublié de tous, le héros au fouet mordant.

Une indiscrétion du voisinage, nous apprit que sur le tard de ses jours ZORRO utilisa l'encaustique Diamantine fabriquée à Montluçon, pour cirer ses bottes rapiécées dont le cuir gémissait au contact du parquet en bois exotique.

 

Zorro,BD,bandes dessinés de collection,censure,illustrés pour enfants,

 

Dans les décennies 50 et 60 ce fut principalement le ZORRO dessiné par Ouliè qui occupa le premier plan. Il y eut pourtant d'autres dessinateurs attelés à ce personnage.

Voici ci-dessus un ZORRO beaucoup moins connu. Un ZORRO jeune, blondinet tout rieur et dessiné par Gire pour la Collection Hurrah ! d'après le film Républic Pictures distribué par les Films de Koster – Ouf ! C'était en 1949 et je venais de gagner mes sept ans.

Docteur Jivaro