17/10/2012
Cinoche : Astérix en relief
Mais c'est encore le calme plat !
15:02 Publié dans Actualité, Arts, BD, Cinéma, Dessin humoristique, Film, Journaux, Littérature, Media, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma, film, astérix, obélix, uderzo, goscinny, gérard depardieu, edouard baer
13/10/2012
Les Tarzanides du grenier (n° 6)
Les Éditions des Remparts, en dépit de leur enseigne évocatrice d'une résistance farouche, ne s'opposèrent que modérément aux assauts de chaque rival dans l'espace BD. Leur action porta entre 1950 et 1979 ; et l'on peut supposer qu'elles s'essayèrent à compenser par la quantité des titres le manque de qualité des produits. Wikipédia, compte jusqu'à 84 titres édités.
De cette production que Bar-Zing dit banal pour ne pas la taxer de médiocre, on peut avec clémence excepter la série intitulée JUNIOR (aventures) et JUNIOR (espionnage). Quant aux deux autres titres échappant de très haut à tout un ensemble décevant, ce sont des champions débarqués d'Outre-Atlantique, du pays d'Al Capone et de Mac Carthy. Ce sont MANDRAKE et THE PHANTOM (du Bengale). Mandrake porte une petite moustache pointue qui lui sort des narines, et son charme de gommeux coiffé d'un chapeau-clac opère en permanence auprès d'une Narda, vraie princesse amoureuse de ce roturier dont le nom s'enracine avec la mandragore. De son côté, The Phantom, justicier dans l'Inde des anciennes colonies anglaises, est réputé immortel. Aucun vivant n'a le droit de connaître son visage. Seule, la jolie délinquante repentante Suzie gagnera le privilège inouï : VOIR les yeux du formidable « esprit qui marche » ! Mais c'est pour mourir dans l'instant qui suit. (n° 70 d'une traduction tardive française. Année 1969. Editions des Remparts).
Justement, venant de ces Editions des Remparts, parlons un peu de King la Jungle notre modeste Tarzanide d'aujourd'hui. Celui-ci fut publié pendant 21 numéros mensuels – 1960-1962. La mode BD étant alors au petit format, le nanisme de ce Tarzanide semble avoir voulu battre tous les records dans la concurrence entre pockets : 10 cm X 15 cm. Qui dit mieux ? Ne parlons pas des mini-récits insérés dans le SPIROU de la même époque.
A peine commence t'on à parler de ce King la Jungle que nous nous sentons déjà perdre notre temps par ces quelques phrases à son propos. Le graphisme, le scénario, c'est du n'importe quoi. Comme beaucoup de Tarzanides de trempe infèrieure, certains mouvements sont maladroitement imités du modèle Tarzan signé Hogarth. Ainsi page 72, numéro 5. Ou encore page 46 , numéro 7. Et, pour ce coup, c'est amusant : perdant son panache, le grand sorcier noir Totama se retrouve blanchi, transformé qu'il est en King la Jungle. Cette BD prétend à quelque réalisme, refusant de plaisanter d'elle même. Pourquoi voit-on un éléphant lancé au grand galop ? Hardi, l'animal ! Depuis quand les pachydermes galopent-’ils ?
Chez les bouquinistes spécialisés chaque exemplaire King la Jungle se vend, s'achetant jusqu'à 6 euros (BDM 2009-2010). C'est du beaucoup trop coûteux. Vous me direz : quand on aime on ne compte pas. Mais qui donc aime King la Jungle ?
Moi, je me suis payé en 1994 ou 95, 11 numéros de ce King la Jungle avec en plus 2 exemplaires Marco Polo de l'Atelier Chott, année 1949, pour simplement 50 francs chez un brocanteur bric-à-brac à l'entrée de Lapalisse (03120).
Preuve que vous avez tort de négliger le Centre de la France pendant vos vacances.
Image sortie du numéro 28 de RANCHO, année 1957
Inattendu dans la ménagerie : un Tarzanide nommé cheval.
Quelque méchante fée Carabosse a métamorphosé le Roi de la Jungle en étalon domestiqué (Je n'ose écrire châtré).
Le copyright réservé E. Rice Burroughs, très pointilleux sur le respect dû à son héros financièrement juteux, n'a t'il pas protesté contre ce cow-boy irrespectueux se permettant de monter Tarzan ?
Herr Doktor Jivaro
18:02 Publié dans BD, Grenier de la BD, Journaux, Livre, Tarzanides | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bd, bd ancienne, tarzan, bd de collection, éditions des remparts, illustrations, dessinateurs
11/10/2012
"La frondeuse"
14:51 Publié dans Dessin humoristique, François Hollande, Journaux, Media, Moeurs, People, Politique, Sexualité, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : valérie trierweiler, françois hollande, christophe jakubyzyn, bfmtv-rmc, miou-miou
09/10/2012
Chavez réélu
14:07 Publié dans Actualité, Economie, Journaux, Politique, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : vénézuela, hugo chavez, industrie pétrolière, révolution bolivarienne, présidentielle, huffpost, révolution socialiste
06/10/2012
Tarzanide du grenier (n° 5)
Parcourez quelques-unes des listes de Tarzanides d'ailleurs inégales entre elles, vous y noterez l'absence de TUMAK. Et si vous n'êtes pas cinéphile, pas non plus collectionneur de BD anciennes, ce nom ne rappellera rien à votre mémoire.
TUMAK n'est pas à proprement parler un Tarzanide. Même s'il affronte une nature sauvage, même s'il ne se vêt que d'un pagne suspendu à l'épaule par une épaisse bretelle en peau d'animal.
Sur le titre-bandeau, on lit « Fils de la Jungle ». Il s'agit d'appâter un jeune public déjà captivé par Tarzan, prototype de tous les autres « Fils de la Jungle ».
TUMAK apparut d'abord comme figure du cinéma américain – année 1940. Un bel homme comme les aiment les femmes et les homosexuels, incarne ce jeune personnage aventuré dans une préhistoire fantaisiste. Fantaisiste puisque les dinosaures d'avant la chute sur terre d'un météorite géant, y apparaissent contemporains de l'espèce humaine, contrairement aux données de la paléontologie. TUMAK combat de monstrueux carnivores après s'être fâché avec son père pendant qu'une blonde pulpeuse devient l'enjeu de et de ... Mais relisez votre petit Freud illustré !
TUMAK se nomme en réalité VICTOR MATURE, acteur du cinéma américain, surtout connu pour avoir gagné des tombereaux de dollars en jouant dans des péplums dont il disait en se marrant : ce ne sont que des nanars.
Le dessinateur Poïvet transcrivit en une bande dessinée le film TUMAK.
On le publia dans la énième série de l'INTREPIDE (1948-49), série comptant 47 numéros. Tout au début, Poïvet s'essaya à rendre sur papier le portrait de Victor Mature.
L’INTREPIDE s'était alors spécialisé dans la mise en BD de films populaires. Il y eut « L'aigle des mers » dessiné par Bourlés ; il y eut un « Zorro » édité par les films DE KOSTER ; il y en eut d'autres, un « Tempête sur le Bengale » celui-ci mis en images par Jacques SOURIAU.
SOURIAU est probablement le premier français à avoir illustré le roman TARZAN THE APE MAN. On apprécie son travail dans le journal HOP-LA ! édité par le très politique Paul Winkler.
A l'aide de silhouettes robustes, SOURIAU accompagne la version bleu-blanc-rouge du roman TARZAN THE APE MAN traduit en deuxième page du numéro un (1937) de HOP-LA !.
Parmi tous les américains du journal de Paul Winkler, Souriau était l'unique français. La France ayant déclaré la guerre à l'Allemagne, il sera mobilisé militairement, abandonnant sa participation à HOP- LA ! où une certaine Fiora le remplacera (n° 95 octobre 1939). L'incunable GIFF-WIFF, n° 8 année 1964 a dit tout le bien que ses fondateurs pensaient du talent parfois controversé de cette dame.
Jacques SOURIAU lui, disparut en 1957.
Herr Doktor Jivaro
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22/09/2012
Tarzanide du grenier (n° 4)
Image truquée genre couverture. Combinaison d'un lettrage avec l'exemplaire spécial série de Bob et Bobette (année 1947) et racontant partiellement en BD le film Tarzan's secret treasure de la MGM.
Son nom n'évoque rien pour vous ? Tant pis pour lui ! Et vous perdez peu à ne pas le connaître. Car ce Tarzanide ne fit que de brefs séjours dans les pages intérieures du magazine mensuel Tarou publié chez l’éditeur Artima dont le siège se trouvait à Tourcoing.
Ainsi Moha « de Coco » semble t-il n'avoir jamais possédé un journal personnel marqué de son patronyme. Pourtant, oui, il en eut tout de même un, publié en format italien, année 1950 (avec un accent circonflexe sur le "o" de son nom).
Deux dessinateurs le firent voyager en images : Niezab suivi de Gosselin. Deux braves praticiens dont la créativité se diversifia chez de nombreux éditeurs souvent en rivalité les uns avec les autres. Niezab s'attela pendant dix bonnes années à illustrer Petit Riquet Reporter. Quant à Gosselin, il est connu surtout pour deux westerns de papier : Jack Hilson d'abord. Red Canyon ensuite, ce dernier cavalier retrouvé amnésique au fond d'un ravin.
Moha commence par affronter des périls dans la légendaire cité des Atlantes … mais bien vite on le retrouve dans l'ancienne Afrique colonisée.
Comme tous les Tarzanides Moha possède une stature athlétique. Un couteau ? Pardi, oui, un couteau ! Mais avant tout un pagne à longs poils sombres, cachant l'organe central pareillement caché sur le Jésus crucifié dans vos églises. Cependant cette assez lourde fourrure sera remplacée par du tissu ou par quelque peau tannée en cuir. Pour donner un air moins barbare ? C'est probable. Pourtant un ornement traditionnellement attaché à la sauvagerie et à la piraterie reste pendu à l'oreille droite : un anneau. S'agit-il de souligner l'aspect quelque peu métissé du grand gaillard ?
Alors que Tarzan réaffirmant sa méfiance envers la civilisation, jette les revolvers dans les marécages et casse les fusils, Moha, au contraire, s’accommode fort bien d'une carabine. Tout au moins lorsqu'il est illustré par Niezab (n° 13 de Tarou, année 1955). Occasionnellement il conduit un jeep. Éventuellement il voyage accoudé au bastingage d'un paquebot baptisé Albert Ier (Tarou, n° 40). Le Congo Belge, voilà donc le territoire vaste des pérégrinations souvent poussives de ce Moha scénarisé par de Lortac.
Malgré ses fréquentations ethniques variées Moha ne pressentit pas l'approche d'une fin des colonies européennes en Afrique. Il ne prévint pas non plus des famines qui allaient décimer certaines des populations décolonisées; ni avertir du retour des guerres fratricides que la présence coloniale avait neutralisées.
Ah ! L'étourderie me fait oublier le bestiaire accompagnant Moha. Celui-ci dispose pourtant d'une belle petite amie. Mais n'en soyez pas alarmés parents attentifs à maintenir votre gamin dans une pieuse sagesse. Cette belle petite amie n'appartient pas à l'essaim des rêves dont l'érotisme « Tord sur l'oreiller les bruns adolescents » (à ce que raconte le poète attablé entre les cuisses de sa maîtresse mulâtre). Non, non ! Il s'agit d'une panthère. D'une panthère noire, bien obéissante pareillement à un bon gros chien-chien fidèle .Prénommée Baêra, la demoiselle.
Signé Niezab Signé Gosselin
17:42 Publié dans Arts, BD, Film, Journaux, Littérature, Tarzanides | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bd, bd anciennes, collection bd, tarzan, tarzanides, tarou, editions artima