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03/06/2017

Tarzanides du Grenier n° 254

 

Si la date de naissance du médecine-man SITTING BULL demeure approximative (1833 (?) - 1834 ?) selon l’ère chrétienne, en revanche la publication d’une bande dessinée française élaborée à partir du héros indien est bien précise : 7 octobre 1948. Un jeudi, jour sans école laïque mais pas sans religion.

 

C’est l’hebdomadaire COQ HARDI qui présenta sur sa huitième page la toute première planche BD consacrée au grand sachem de la tribu des Hunkpapas. Le scénario était écrit par Marijac en collaboration avec l’illustrateur Dut (Dutertre) ; et résultait de faits historiques que le cinéma western nous a appris à généraliser sous l’appellation « Conquête de l’Ouest ». Toutefois, et en dépit d’une documentation sérieuse peut être fournie par Joë Hamman (1883-1974), l’identité indienne du guerrier des prairies n’est pas précisée dans le récit prolongé pendant quelque cinq années (1848 à 1953). TATANKA LYOKATE, ainsi s'appelait ce grand chef que journalistes et romnciers surnommèrent abusivement « Le Napoléon Rouge ».

 

 

BD Coq-Hardi-30-09-1948.jpg

 

Marijac suivit la chronologie des faits historiques, depuis 1860 jusqu’à l’échec des grandes et légitimes révoltes indiennes. Exception faite pour l’atroce guerre de sécession, laquelle n'est évoquée que par quelques unes de ses conséquences, notamment l’expropriation de familles sudistes au moment de la reconstruction et de l’allongement des chemins de fer. Dans cette période, l’ingénieur, allait parfois en couple avec le tueur à gages, tous deux favorisant d'odieux trafics dont s'enrichissaient des « carpetbaggers ».

 

Marijac resta, sa vie durant, nostalgique du succès qu’il avait remporté grâce à des scénarios destinés à notre jeunesse. C’est ce qui explique qu’il entreprit avec Jean Chapelle, autre nostalgique des bandes dessinées pour enfants, la réédition de SITTING BULL, en août 1970. (Intermède personnel : lorsque je rencontrai Jean Chapelle, année 1966, celui-ci voulut à tout prix m’enfoncer dans la tête l’idée selon laquelle la BD devait rester confinée à un public d’âge scolaire. D’ailleurs, m’asséna-t’il : les rares adultes, en particuliers les bidasses s’ennuyant à la caserne, qui lisent encore de la bande dessinée nous les traitons de grands couillons.

 

La réédition du Sitting Bull de Marijac et Dut, hélas ! fut imprimée sur les petites feuilles d’un format de poche, ce qui obligeait à désorganiser les mises en page réussies sur le grand format de COQ HARDI (25 X 35 cm).

 

Sitting-Bull,-n°-1.jpg

 

Plus grave, l’altération de quelques-uns des textes. Exemple : lorsque la parole du père de Christine et Michel Lalouette se fait fière de dire « Les indiens ne me font pas peur. J’ai de leur sang dans les veines », la réédition de 1970 supprime la dernière phrase, enlevant toute la salaison raciale du propos. Aussi n’eus-je que déception à parcourir cette réédition misérable qui ne compte que douze numéros.

 

Marijac, en 1953, s’était interdit de raconter à ses jeunes lecteurs la mort de SON Sitting Bull. Il avait choisi d'en terminer l’histoire par une image où l’évocation d’une paix future rend moins amère la résignation des survivants « peaux rouges ». En réalité, TATANKA LYOKATE fut finalement assassiné par un scout indien renégat aux mœurs de ses aïeux. On était le 15 décembre 1890. TATANKA LYOKATE s’endormait soudain pour le pays des chasses éternelles

 

BD-Coq-Hardi-26-02-1953.jpg

 

 

 

   

 

 

 

Coq Hardi, n° 118 de la NOUVELLE SERIE 
daté du jeudi 23 février 1953.

 

  

Doc Jivaro et Mfcl

 

18/04/2017

Scène de viol collectif "au" Zénith

Une fois encore

les fachos d'une fille à papa

persécutent

une femen libérée

Zénith-viol-collectif.jpg

13/06/2015

Les Tarzanides du grenier n° 112

Intermède BD western

 

En page 23 du numéro 25 de BRIK-YAK… De l’année 1950 ? C’est oui, c'est de l’année 1950. Et sur cette page 23 nos vieux copains montluçonnais lurent l’annonce d’un titre nouveau à paraître chez les Éditions L.U.G. Ce titre nouveau était PLUTOS. Une grande image imprimée en noir sur papier blanc mettait en appétit sur ce que devait être la couverture du numéro 1 promis pour le 15 septembre dans toutes les bonnes librairies.

 

Brik-Yak.jpg

 

Seulement voilà, l’image ci-dessus ne figura jamais sur le numéro 1 de PLUTOS. Elle n’apparut qu’en couverture du numéro 2 de cette collection qui allait compter jusqu’à 52 numéros.

 

Plutos-numéro-2.jpg

 

Teddy Ho n’eut rien du phénomène atomique prévu. C’était un jeune sergent des États-Unis pendant les guerres entre amérindiens Kiowas et contrebandiers émigrés d’Europe. L’histoire était dessinée par ROY D’AMY, lequel illustra, quatre ans plus tard, la couverture du numéro 1 de PAMPA à l’intérieur duquel débutèrent les aventures du Sergent YORK dont Teddy Ho s’était montré comme le précurseur.

 

Pampa-16-8-1949.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

Numéro UN, 1954

 

 

 

De tous les numéros PLUTOS, un seul accapare vraiment notre attention : le numéro 33. Celui-ci contient une des nombreuses variantes que les BD donnèrent d’une bataille américaine essentielle dans la construction politique des States : La Bataille de Little Big Horn. Répertorier les titres de journaux sous lesquels fut publié, ne serait-ce qu’en France, cet affrontement historique entre « peaux rouges » et « ventres bleus » n’est pas notre devoir ici. Bornons-nous à préciser que c’est dans COQ HARDI, depuis son numéro 133 de l’année 1948 jusqu’à son numéro 113 de l’année 1953, que nous pûmes approcher les grandes révoltes indiennes. Marijac et Dutertre avaient eu soin d’en présenter les péripéties sanguinaires sous une forme bien adaptée à notre enfance.

 

 Souvenir, souvenir.

 

Docteur Jivaro