16/08/2026
Tarzanide n° 689
Poulidor et Astérix
Deuxièmes éternels ?
L’Astérix ? ... Signe orthographique français dont la jeunesse d’à présent se moque bien. Disparu, oublié. La signification de ce mot a été remplacée dans notre imagination par un gaulois frappé de nanisme, et moustachu, inventé par messieurs Uderzo et Goscinny pour les besoins d’une bande dessinée française. Et ça pour aider au succès d’un illustré nouveau créé en 1959 : PILOTE. Et comment oublier ici que Montluçon par quelques uns de ses éditeurs participa à cette création ? Le grand libraire : Lebienheureux, Bld de Courtais, fut-il présent ? En tout cas, le quotidien Centre Matin montluçonnais fut présent, Lui.
Tout le monde sait qu’Astérix le Gaulois ne va pas seul, accompagné qu’il est de son ami fidèle Obelix. Tous deux forment non pas un couple mais un duo, le mot couple suggérant trop d’allusions indécentes. Le petit et le gros, une paire de copains souvent utilisée dans le cinéma comme dans la BD et dont la plus connue reste Laurel et Hardi.
- Où veux-tu nous emmener ?
Simplement rappeler qu’exista avant Asterix et dans les journaux pour enfants un autre gaulois qui le précéda. Il se nommait BIGOUDI.
Bigoudi rimant avec lundi ou mardi. Il fut produit par les Editions Bias-Paris durant l’année 1945. Les images en étaient signées de Jacques Robin.
En parcourant ces deux petites histoires j’ai remarqué quelques ressemblances avec le cahin-caha des premières aventurlures des compères Astérix et Obelix. Par exemple le recours à de petits gags relatifs aux primitives « Pierres levées » autrement appelées menhirs ou encore dolmens : pas facile à renverser cette table ! Mais quand le petit gaulois Bigoudi à besoin d’un conseil, il va le demander à un druide logé sous un ... Dolmen.
Il est certain que les gaulois antiques, peuplades migrantes du Centre de l’Europe jusqu’aux côtes de l’ancienne Bretagne, connurent les « alignements de Carnac » ; mais chez Bigoudi comme plus tard chez Astérix et Obélix on donne à croire au jeune lecteur que les tribus gauloises sculptaient des pierres énormes. Croyons plutôt qu’à leur arrivée dans les territoires qui allaient être appelés Gaule, les celtes achevèrent de massacrer les derniers préhistoriques ... . Une autre ressemblance dans Bigoudi avec les irascibles gaulois d’Uderzo et Goscinny : le jeune Bigoudi a recours à la magie non pas sous l’aspect d’une potion à boire sous la pression d’une éponge magiquement humidifiée. J’en suis donc venu à me demander si Astérix dans PILOTE n’a pas été inspiré à messieurs Goscinny-Uderzo par Bigoudi. Ce qui n’empêche pas que moi, Bar Zing, il m’est parfois arrivé dans ma 20ieme année d’imaginer que l’acteur de Funès avait pu suggérer les premières colères d’Astérix.
Bien sur les scénarios, les gags, ainsi que les dessins et dialogues chez Astérix, sont très supérieurs à ceux de Bigoudi, ça ne se contreverse pas. Mais ce que l’on peut se demander c’est pourquoi « Les Temps Modernes », ceux des industries donc des machines, se complaisent tant et tant à parler des gaulois anciens, depuis la création d’une IIIe République française celle de 1871.
Nos Rois français n’en parlaient pas.
Pour moi qui passa ma scolarité dans une école laïque, je ne fus d’abord jamais surpris qu’un ou deux de nos instituteurs nous fassent rire de temps en temps à propos des vilains pas beaux aristocrates auxquels de dits libérateurs du peuple français coupaient la tête. Il y eut même un maître venu momentanément de Domérat, venu de Domérat qui nous amusait en tournant en dérision certaines des victimes de la toujours veuve guillotine ... « Ils se croyaient grands et se retrouvaient petits même sur leurs talons hauts ! » s’exclamait cet adulte en parlant de 1793. Non ! Son identité n’était pas Mélenchon.
Les hussards noirs de la République, dont parlait le catholique Péguy, j’en ai fréquenté quelques uns. Ils ne portaient plus de tabliers noirs mais gris. Gris triste. Il m’est venu à l’idée que parler en bien des très anciens gaulois disparus fondus dans la puissance romaine païenne permettait à bien des éducateurs laïcs d’abaisser dans notre tête l’existence plus proche du Royaume de France. Et n’oublions pas aussi une certaine famille Bonaparte s’efforçant à pérenniser une dynastie nouvelle venue de Napoléon Ier, et qui dans ce but avait tout intérêt à parler des lointains, lointains gaulois plutôt que des familles aristocratiques encore toutes proches. Ainsi deux forces politiques contraires l’une à l’autre, l’une héréditaire, l’autre élective, avaient-elles chacune de bonnes raisons de réduire dans notre tête écolière le souvenir de Clovis et de ses Mérovingiens.
Maintenant il fallait apprendre à parler des résultats obtenus par des fouilles archéologiques : ici Gergovie, là bas Alésia. Et Vercingétorix devenait plus important que les Mérovée et Clovis rois des Francs de France. Enfin, que ce même Vercingétorix ait été battu finalement par Julius César, peu importait : Sur un cheval de cirque, en vol plané au-dessus de la Place de Jaude, Vercingétorix accédait jusqu'au ciel des immortels.
Et ça d’autant que dans les aventurlures du gaulois Bigoudi, Jules César en est réduit par l'humour à n’être qu’un pauvre trouillard s’enfuyant visé à l’arrière train par une flèche. Son pan de chemise soulevé par le vent de sa fuite, voici donc César Impérator ridiculisé par un petit dessin signé de Jacques Robin. Et ça, déjà, plus de dix années avant l’existence d’un Astérix dessiné par Uderzo.
Bien joué, BIGOUDIX !
Bar Zing
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23/06/2026
Enfoirés !
Pendant le week-end passé, la TV nous a tanné les esgourdes et poivré les mirettes avec le souvenir d’un COLUCHE disparu sans casque (?) il y a 40 ans. C’était un dimanche, non ? Me semble même qu’on parlait beaucoup dans la capitale d’un tueur en série s’attaquant à de vieilles dames ...
Pour moi ce Coluche appartient tardivement aux clowns « Nez rouge », c.a.d. ; à la caricature de l’ivrogne populaire alcoolisé de litrons d’un « vin gros rouge qui tâche ». Et ça me rappelle un des premiers illustrés français destinés aux enfants du peuple : L’EPATANT. Très connu pendant les trente premières décennies de 1900. Les personnages étaient fréquemment caricaturés dotés d’un gros nez rouge. L’homme saoul, titubant, bégayant, zigzagant d’un trottoir à l’autre, ce qui faisait rigoler les gamins. Et rappelez vous : dans cet hebdo illustré Les Pieds Nickelés, eux aussi, exhibaient chacun un nez rouge. Alors quand j’ai revu COLUCHE se maquiller en rouge tomate son pif, j’ai repensé à tous les saoulos (sic) affichés dans le disparu L’EPATANT.
Bar Zing
18:20 Publié dans Actualité, Arts, BD, BD anciennes, Blog, Cinéma, Dessin humoristique, Fanzine, Film, Grenier de la BD, Journaux, Media, Musique, Politique, Sexualité, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : coluche, l'epatant, restos du coeur, les enfoirés, bandes dessinées de collection
26/04/2026
Tarzanides n° 881
Sois belle et tue toi
Refrain connu
Dans le journal quotidien « Centre Républicain » disparu depuis belle lurette, nos montluçonnais d’autrefois s’attardaient sur la page Avis de Décès.
- Tu comprends, m’expliquait ma grand mère paternelle tout en décrochant de ses oreilles sa paire de lunettes, si je suis absente aux funérailles d’une personne que je connais, on racontera que je me suis disputée avec elle même si ce n’est pas vrai.
Tout autour de moi pendant ma petite enfance j’apprenais que les gens une fois morts n’étaient vraiment morts qu’après que leur cadavre ait passé par une cérémonie religieuse, preuve ultime que leur âme s’était envolée au ciel ou tombée aux enfers. C’était ainsi dans ma petite tête d’alors.
Je me souviens que dans le quartier de Beaulieu des voisins bavardaient fréquemment entre-eux. En particulier pendant la belle saison. On sortait les chaises dehors, devant les habitations et il n’était pas rare qu’une personne passant à bicyclette s’arrêtât pour se mêler aux conversations. Et ça pendant que la nuit tombait ... en silence contrairement à nos voix. Nous n’avions même pas besoin de nous inviter : c’était l’habitude, la familiarité, peut être la tradition paysanne jusqu’aux abords de la ville. D’autant que nos voisins les plus proches logeaient comme nous dans une ancienne ferme compartimentée en lots pour être vendue en 1900. Mes plus proches voisins venaient du village de Bacchus. Oui : c’était Domérat abreuvé de ses vignobles.
Mais tout changea à partir des années 60. L’arrivée de la TV dans chaque famille, vous savez bien ! Tout le monde pris l’habitude, en soirée, de se grouper en famille devant ce qu’un journal satirique surnommait : l’étrange lucarne. Cet engin électrique rendait les personnages visibles sans être présents. Leurs reflets en gris se faisaient finalement plus proches de la famille que ne l’avait été un dernier cousin oublié et dont seul le croque -mort rappelait qu’il avait vécu. Les amuseurs publics de la Télé devenaient finalement plus présents que le voisin dont le mur nous était mitoyen.
- Plutôt long comme préambule, Bar Zing ! Comment tu vas attacher ça avec la bande dessinée que tu dois évoquer ici ?
Loana Petrucciani
Facile ! Et la preuve : récemment tout un chacun a appris la mort de LOANA. Cette jolie jeune femme connue un succès énorme grâce à la télévision. C’était en 2001, le premier LOFT STORY. Enrichie soudainement mais pas préparée a bien gérer un avoir bancaire énorme, tout en se laissant grignoter par de faux amis vrais profiteurs, les difficultés s’accumulèrent contre elle. Et d’autant qu’en pire Les Paradis Artificiels l’imprégnèrent jusqu’à lui dévorer la vie en feux d’artifices hallucinatoires. Loana, en résultat, trépassa solitaire dans un modeste logement niçois.
Et voici où je voulais en venir : A 7 ou 8 ans je connus bien Loana ...
- Déconne pas ! T’es né en 1942 !
N’empêche que je connus bien Loana. C’était bien une jolie fille blonde mais ... Mais sa peau n’était faite que de papier journal. Un personnage de BD même si à cette époque passée on appelait cette forme d’Art « Histoire en images » en non pas bandes dessinées.
Modestement sur une demi-page intérieure Loana fait son appartition
Cette série BD débuta dans l’hebdomadaire AVENTURES DE PARIS-JEUNES en 1948 à son n° 126 du 8 novembre. Le scénario est censé se dérouler dans l’île de Bornéo. Île immense, continentale pourrait-on dire. Forêts géantes, jungles impénétrables mais pénétrées : Notre Loana, fille superbe et orpheline y passe des vacances sans congés payés. Jusqu’au jour fatale où débarque inattendu et rapace l’Officier HAYAKAWA. Banzaï ! Banzaï !! C’est un japonais guerrier (pléonasme ?) . Le Japon alors belliqueux en Extrême Orient est à la recherche de minerais nécessaires à son expansion coloniale. Cette série BD est dessinée par Marc Carlo (1929-2017) ; lequel va donner à sa championne une silhouette de pin-up. Pas du tout le genre à paraître dans une des aventures de Tintin.
Résultat ? Les écoliers applaudissent pendant la récréation autour du bac à sable de l’École Voltaire. Et j’espère que vous avez appris qu’existe une école dans l’école. C’est l’école de la cour où l’on joue à ne plus être à l’école. Donc à bavarder de sujets interdits pendant les heures d’études officielles.
Après le n° 126, de notre hebdo parurent le 127, le 128 ... Jusqu’au 133. Mais ensuite pas de n° 134. Aucun. Pourtant la suite des aventurlures de LOANA se prolongent la semaine suivante, celles du mois de janvier nouveau année 1949. Surprise : l’éditeur vient de décider de renouveler la numérologie ... Pardon : la numérotation. Et c’est le n° 1 daté du 3 janvier 1949. LOANA s’affiche alors en toute première page, toutencouleur, et quelques gamins imaginèrent que son prénom allait devenir le nouveau titre de leur journal illustré. D’autant que sur le n° 4 le visage de la souriante LOANA occupe sous le bandeau le milieu horizontal de la page affichée.
En toute première page, Loana triomphante.
Un de mes copains s’exclama : j’vous parie que Loana va devenir le titre du journal.
Il n’en fut rien jusqu’au dernier numéro du 30-10-1950 de cet hebdomadaire illustré. Dommage vraiment. Car si LOANA était devenue le titre du journal, ç'aurait été la première fois en France que le prénom d'une fille aurait personnalisé un hebdomadaire destiné aux garçons.
N'empêche que AVENTURES de PARIS devenu simplement AVENTURES jusqu'à son final en 1950 restait totalement inconnue par tous les grands garçons fanas de BD dans mes ateliers du 14e arrondissement parisien.
Un temps disparu lorsque Paris n’était pas encore pourri.
Bar Zing
19:36 Publié dans BD, BD anciennes, Blog, Fanzine, Grenier de la BD, Journaux, Media, Moeurs, Tarzanides | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : loana, bd aventures paris jeunes, loana petrucciani, marc carlo, bandes dessinées de collection, bar zingtarzanides
19/04/2026
Tarzanides n° 880
UBU ? IBIS ROI !
IBIS par çi, Ibis par là. Tout partout, omniprésent, cet IBIS, alors ? Et vous pensez à l’oiseau cet échassier emmanché d’un long cou allongé d’un bec courbe. L’ibis dont les égyptiens antiques firent un messager religieux capable d’établir une connexion entre eux et le dieu Thot. Mais ce n’est pas de cette volaille dont je vais vous parler. Mon ibis à moi en provenance de mon enfance est un personnage de BD. Donc c’est un homme. Mieux encore un Prince. Et c’est aussi un magicien ... Pas vraiment pourtant. C’est l’instrument qu’il utilise pour accomplir des tours de passe-passe, voire pour se promener dans l’espace-temps. Par exemple pour voyager à longues enjambées dans le Passé (n° 80 du 11 mars 1948. Illustré : MON JOURNAL). En fait une telle performance lui est possible lorsqu’il en fait la demande à son IBISBTRICK, l’outil faramineux que j’ai évoqué.
Les aventurlures de ce Prince IBIS commencent toutencouleur sur la page 4 des 8 pages formant l’hebdomadaire MON JOURNAL ; n° 56 d’octobre 1947. Un illustré qui cessera de paraître à son numéro 86 du 22 août 1948. Et si vous êtes un collectionneur débutant faites bien attention : ce numéro 86 final doit être marchandé pour être complet avec la présence de l’hebdo Zorro n° 99. Encarté.
Signalons que le jeune Prince Ibis est accompagné d’une jolie jeune femme comme le furent la plupart des héros de mon enfance d’avant la sinistre Loi de Juillet 1949. Cette pulpeuse beauté expose une poitrine soulignée par deux traits courbes épais. Son prénom ? TAIA. Mes petits copains et moi pour la prononciation mettions un tréma sur le ï mais allez vous me croire sur la suite ? Il y a longtemps que j’ai mentionné la présence réelle mais courte d’un nommé Oudina dans la classe de CEP de l’École Voltaire. Et pendant une récréation où il nous entendit prononcé Taïa ou quelque chose d’approchant. « On ne doit pas parler de ça ! » s’exclama t’il. Devinez pourquoi ?
Forcément le Prince IBIS et sa magie vous donne à penser à un autre personnage magicien infiniment plus connu : MANDRAKE. Mandrake de la phallique mandragore.
Les images successives de Ibis, ma scolarité en ignora l’identité du dessinateur. Aujourd’hui je peux sans avoir à le mentionner, vous aider à savoir de qui il s’agit. Cet auteur que fréquenta le cinéaste FELLINI, est surtout connu pour avoir tracé SHAZAM.
Alors, ça vient, ce nom ?
Bar Zing
18:55 Publié dans Arts, BD, BD anciennes, Blog, Fanzine, Journaux, Media, Moeurs, Tarzanides | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ibis l'invincible, bd mon journal, bandes dessinées de collection, bar zing, bernadette ratier, clarence charles
08/03/2026
Tarzanides n° 877
EVA HITLER
Eva ... Eva quoi ? Eva Braun, voyons !
Ah ! La P ... D’Hitler ? Celle qui chaque soir et en cachette se mettait à cheval sur le dos d’Adolf tout nu sur ses quatre pattes ? Dommage que nous n’ayons pas des photos. Dommage, oui ; et d’autant que Mademoiselle Eva s’était spécialisée à longueur de pellicules dans le domaine des films ; son amant du troisième Reich ne lui refusant aucun cadeau à ce qu’on nous raconte. Bref ! Les capacités sexuelles d’Adolph étant loin d’égaler celles de Mussolini, le recours à la comédie du sado-masochisme pouvait compenser bien des fiascos (dixit Stendhal) du moustachu pas chaplinesque.
- Mais je croyais que vos Tarzanides traitaient ou maltraitaient de la Bande Dessinée. Pas de la sexualité humaine.
J’y viens, j’y viens. Né en 1942 que je suis, mon enfance ignora totalement la physionomie réelle de cette Eva Braun. Les reportages étaient loin d’être aussi nombreux qu’à présent, et les bibliothèques régionales pas toujours achalandées. Quant à la TV …. familiale donc censurée. Mais heureusement, ouf ! Nous connaissions, souvent malgré nos instituteurs et nos curés, beaucoup de journaux de bandes dessinées. En tous les cas, chez moi, je n’en manquais jamais. Aucune personne de ma famille s’y opposait. C’est ainsi que parmi les séries BD des années 1947-48 et 49, un scénario de provenance italienne imprimé dans l’hebdo TARZAN m’impressionna vivement. Son titre : Sacrifices Inconnus. Il résultait d’une réalité historique : L’armée Nazie exploitant ses conquêtes en Europe de l’Ouest. Tout y apparaît : les déportations, les mitraillages et les assassinats, les fosses communes toutes gonflées de cadavres en décomposition. Tout je vous dis. Comme s'il s'agissait d'une BD destinée aux adultes mais qu'un enfant entrevoit par dessus l'épaule de ses parents.
Année 1948, TARZAN n° 105
Et parmi tous les personnages dont beaucoup ne vivaient que pour périr de façon brutale, s’il existe bien un héros prénommé Michel, il existe surtout des victimes et des brutes, des séries de tortionnaires au nombre desquels une jolie jeune femme dont le nez porte une paire de lunettes : C’est Gerda. Une hitlérienne cruelle par fanatisme, n’hésitant jamais à assassiner non seulement des familles ennemies mais aussi tel ou tel officier allemand quand celui ci met en doute le génie d’Adolf H.
C’est cette Gerda qui dans mon imagination d’enfant me servit à attribuer un visage ainsi qu’un corps féminin à la maîtresse du Führer.
Année 1949, TARZAN n° 125 du 13 février 1949
Lorsque beaucoup plus tard j’eus accès facilement à toutes informations et photographies relatives à Eva Braun, évidemment que je me corrigeais de mon premier fantasme ... érotique. Les petits enfants ne sont pas des naïfs, d'autant qu’ils se mouchent bien leurs narines pour cacher des ... rêvasseries absolument condamnées par la décence publique.
Enfin, reste un point qui me déplaît : Comment expliquer que les historiens et leur littérature documentée, continue d’appeler Eva Braun : Eva Braun ? Dans Berlin détruite par les bombardiers alliés et par les canons soviétiques, Adolf Hitler épousa Eva Braun dans un bunker et le mariage fut parfaitement légal. Même si Eva habituée à signer Braun esquissa la lettre B qu’elle rectifia aussitôt par le H de ses amours. J’espère donc que dans l’avenir on imprimera Eva Hitler et non pas Eva Braun.
Bar Zing arrête ici tout en avouant avoir rédigé ce petit texte pendant que dans ses oreilles jumelles la voix encolérée de Dominique de Villepin pestait contre les décisions guerrières de Trump et d’Israël affrontant les Gardiens de la Révolution en Iran.
Souhaitons que nous n’assistions pas en ce moment au début d’une Troisième ...
Bar Zing
18:57 Publié dans Arts, BD, Blog, Grenier de la BD, Histoire, Journaux, Politique, Société, Tarzanides | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : adolf hitler, eva braun, dans l'intimité d'hitler daniel costelle, tarzanides du frenier, bar zing, bandes dessinées de collection
22/02/2026
Tarzanides n° 675
UBERMENSCH
En ce jour dominical, Onfray et son Michel de prénom n’étaient pas venus seuls tous les deux mais accompagnés de la rediffusion de leur émission du samedi.
Michel Onfray évoqua l’existence du philosophe allemand le plus controversé de la seconde moitié du XIXe siècle : Nietzsche. En réalité un fou syphilitique qui formula la création d’une sorte de surhomme ... De quoi s’attirer la colère de nos amies les femmes libérées présentement. Mais pire encore peut-être : ce même philosophe (?) fantasma jusqu’à une mort prochaine inévitable de Dieu. Comprenez bien : le Dieu des judéo-chrétiens, non pas le Dieu des arabes. Car vous n’ignorez pas j’espère que ce même Nietzsche appréciait beaucoup les conquêtes guerrières accomplies par l’Islam.
Dans une des bandes dessinées éditées pendant ma scolarité mais que je ne lus que plus tard, il fut question d’un surhomme inventé par des ingénieurs allemands. Ce récit se trouve encore dans les numéros mensuels 23 et 24 des Éditions Mondiales sises 2 rue des Italiens dans Paris. Leur titre ? TARZAN, chacune distinguée par un sous-titre : « Chasseurs d’esclaves » pour l’une « Tarzan vainqueur » pour l’autre.
Dès le début nous assistons à une réunion secrète groupant Goering, et Goebbels et un troisième, ancien clochard SDF, artiste raté et pétomane notoire : Hitler.
- Manque personne ?
Ni Speer, ni Himmler, ni Hess n’y sont présents. Le moment arrive où l’on annonce à Hitler que les savants qu’il a recrutés ont réussi l’exploit ambitionné par des multitudes de scientifiques avant eux : fabriquer un surhomme. Va t’on le baptiser Ubermensch ? Nein ! ! Il s’appellera Thorwald. Hitler, à ces mots ne se tient plus de joie et pour montrer sa belle voix jette un ordre : « Tuez les tous ! ». Aussitôt des S.S. Mitraillent sur place tous les savants : Il faut bien se garantir absolument contre une trahison éventuelle.
Dessiné par Rex Maxon habile à donner une allure simiesque à l'homme
Et c’est en employant ce surhomme allemand, donc boche, que le caporal décoré de la croix germanique du mérite, ambitionne de conquérir toute l’Afrique subsaharienne.
Ouais ! D’autant que le Hubermensch a été usiné pour être capable de vaincre TARZAN, le roi des jungles.
Lorsque Bar Zing acheta ces deux numéros (1984), autant vous dire que le libraire peu éloigné de l’Université Jussieu ne manquait pas d’augmenter quelque peu le prix de vente après avoir mentionné au crayon « Hitler » sur chacune des couvertures.
Les rééditions publiées en France depuis des originaux américains, étaient quasiment toujours victimes de suppressions d’images, voire de partie d’image que la censure française ne permettait pas de présenter aux enfants. Bar Zing avoue, ici, ne pas connaître les originaux made in USA concernant Hitler contre Tarzan. C’est pourquoi nous ignorons si dans les créations BD d’Outre Atlantique, la Croix Gammée est présente dans quelques unes des images. Puisque nous ne devons savoir qu’en France, dans les années qui suivirent la guerre, il était fortement déconseillé d’utiliser l’ancien symbole sol-air accaparé par les Nazis. (En particulier dans les éditions destinées à la jeunesse).
Ah ! Que je n’oublie pas : ce fut Rex Maxon qui dessina cet épisode des aventurlures réussies par Lord John Kres... Mais il se trouve que ce Maxon Rex fut longtemps boudé par les spécialistes français de la bande dessinée. Boudée et peut dire : quelques-uns le méprisaient, ainsi Lacassin écrivant « traits inachevés, décor demi esquissé, insipides gambades ». Dans le n° 29-30, n° spécial année 1963. J’ai opté depuis longtemps pour un avis opposé. Rex Maxon a tant et tant de fois dessiné Tarzan qu’il fut pendant de longues années le seul rival de Burnes Hogarth ... Dans un style fort différend j’en suis d’accord.
Finissons momentanément en séparant les deux syllabes THOR-WLAD pour leurs rendre leurs approximations « à la française ». Thor est le dieu du Tonnerre chez les anciens peuples nordiques. Quant à (Bertrand ?) quant à Wlad, parfois Vlad c’est un nom d’origine roumaine (de roumain) inséparable du supplice d’empalement.
L’empalement étant, à ce qu’affirment certains humoristes, un supplice qui commence bien mais finit très mal.
Bar Zing
18:10 Publié dans Arts, BD, BD anciennes, Blog, Grenier de la BD, Journaux, Media, Tarzanides | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : hitler, goering, tarzan, editions mondiales del duca, thorwald, ubermensch, bandes dessinées de collection, bar zing, tarzanides





















