Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

26/12/2018

Tarzanides 330

  

Nous ne nous demandons plus dans quelle région du monde réside le PÈRE NOËL : depuis janvier 1953, le jeudi 15 précisément, nous avons appris qu’il loge dans COQ HARDI.

 

BD-Coq-Hardi,-N°-112,-1953.jpg

 

 

Dessiné par Claude Marin, ce Père Noël n'est en réalité qu'un clochard rondouillard qui n'a pas réussi à mériter son diplôme de S.D.F. Il vadrouille, vivotant de mendicité et d'un peu de chapardage, trop maladroit pour renoncer à flemmarder sur un banc public d'où le chasse immanquablement le gardien du square. Son manteau râpé, peint de rouge explique le surnom du bonhomme.

 

Les connaisseurs de BD anciennes reconnurent aussitôt en lui quelque chose de l'ancien Père Lacloche publié dans l'hébdo JUMBO de l'années 1938. Preuve que Claude Marin ne se creusa pas la cervelle. Ses images sont nettes, proprement exposées, gentillettes et lisibles au premier coup d’œil pendant que ses gags sont abordables même par la moins futée de nos chères têtes blondes.

 

BD-Jumbo,-05-02-1938.jpg

 Dessin Russel

 

Précoce, Claude Marin commença sa carrière pendant sa quatorzième année, accueilli par MARIJAC ; et ne rendit son crayon et son pinceau qu'après avoir tourné avec les rouages de l'industrie WALT DISNEY.

 

Hier encore Donald Trump était malmené par des journalistes, par des politiciens aussi pour avoir fait douter de l’existence d’un Père Noël à un enfant âgé de sept ans ...

 

Quoi de malséant là dedans de la part d'un Président des États-Unis ? Doc Jivaro vous le dit carrément : si votre gamin de sept ans vous affirme croire encore au père Noël, c’est un arriéré mental. Où alors c'est vous qui n'êtes qu'un vieux couillon incapable de démasquer le petit menteur.

 

Doc Jivaro

 

24/12/2018

Tarzanides du grenier n° 329 bis

 

Au VIe siècle après Jules César et en réaction contre l’érotisme populaire manifesté par les Saturnales du paganisme, les évangiles imposent le monothéisme en Europe par leurs prêches et leurs guerres. Les manifestations publiques de l’animalité humaine sont interdites pendant que des draperies de pudibonderie transforment la chaude maternité d’Aphrodite-Éros en une présence platonique désexuée, celle de Marie-Jésus.

 

Pourtant, Rome devenue chrétienne ou plutôt Judéo-chrétienne ne renonça pas à employer dans sa statuaire comme dans son art pictural la figure humaine conformément aux traditions païennes : l'imagerie était évidemment une méthode commode pour enseigner la religion nouvelle aux peuples laborieux, certes ! mais auxquels la compréhension de signes littéraires restait prohibée.

 

Les vitraux de nos églises avec leurs personnages colorés et transparents sont la preuve historique de l'importance éducative d'une imagerie faite de figures humaines.

 

Voici qui nous aide à comprendre que lorsque le XIXe siècle en Occident développa tout un commerce de

journaux illustrés destinés à la jeunesse, l’église Catholique n'en fut pas désemparée : elle avait depuis des siècles emmagasinée ses propres munitions visuelles. Et la création de la bande dessinée par la laïcité amena les religieux à créer à leur tour leur propres entreprise de captation de l'innocence. (Séduction of the innocent", Frédric Wertham, 1954)

 

BD-Coeur-Vaillant,-n°-48,-1.jpg

 

 

Fondé en 1929, COEURS VAILLANTS fut publié sans discontinue jusqu'en 1963 où il modifia son titre en J2 puis en Formule1 avant de disparaître pendant l'année 1981.

 

BD-Coeur-Vaillant-25-12-195.jpg

 

 

Bien entendu chaque année, CŒURS VAILLANTS ne manquait pas de rappeler aux enfants baptisés la naissance du Petit Jésus ; naissance sans doute abusivement datée entre le 24 et 25 décembre, c’est-à-dire en remplacement des anciennes Saturnales du polythéisme saluant la renaissance du soleil.

 

Bonnes fêtes à tous et toutes, que vous dire d'autre ?

 

Doc Jivaro

 

22/12/2018

Les Tarzanides du grenier n° 329

Je doute qu’un enfant de 2018 se suffise pour les fêtes de fin d’année d’une reliure BD pareille à celle-ci datée de Noël 1948.

 

BD-Garry-Noël-1948.jpg

 

Il s'agit d'un recueil groupant sous une couverture en carton souple sept numéros TARGA suivis de six numéros GARRY. L'éditeur en était Les Éditions du Siècle. Chaque TARGA comptait seize pages tandis que GARRY n'en comptait que douze (Le numéro un de TARGA manque). Un tel assemblage de BD se confectionnait à l'aide des journaux invendus pendant l'année écoulée. Si TARGA, victime de la loi 1949, ne parvint pas à franchir un vingt deuxième numéro mensuel, GARRY joua les prolongations jusqu'au numéro 457. Toutefois, il perdit son grand format de publication pour se réduire, à partir de son numéro 190, au format banal des "pockets".

 

GARRY c'est l'aéronaval guerroyant en Extrême Orient contre les "faces de citron" c'est à dire contre les japs, contre les japonais bourreaux des populations chinoises en Mandchourie.

 

Peu avant l'heure du cours du cours de cathéchisme ... Pardons : de la leçon de cathéchisme  l'abbé Sauvageot nous surprit à regarder une des couvertures batailleuses de GARRY ... Ses yeux furetèrent parmi les images. Il ne nous adressa aucun reproche. Peut être venait-il d'être rassuré : pas une geisha n'enquiquinait les hommes occupés à s'étriper le plus sérieusement du monde.

 

Doc Jivaro

 

20/12/2018

C'est officiel

 

Les femmes

sont sous représentées

dans l'espace public

 

Paris-Strasbourg-St-Denis.jpg

 

La preuve : aux adresses traditionnelles

on n'a même plus l'embarras du choix

19/12/2018

Tarzanides du grenier n° 328 bis

 

BD-Cardy-truc.jpg

 

Le 14 octobre 1950, en page 12 du magazine TARZAN, une image fut supprimée par la censure dans les aventurlures du héros de E.R. BURROUGHS ; et remplacée par un dessin de faussaire.

 

Doc Jivaro, ici, a restitué la véritable vignette d'origine américaine. Laquelle est-ce ?

 

 

17/12/2018

Bar Zing et Doc Jivaro

 

Ce jour : problèmes familiaux
A demain si vous le voulez bien.