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09/10/2013

Quelle femme pour le Panthéon ?

Casque d'Or

ou la Grande Marcelle ?

 

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Lorsque PICASSO tomba mort, je ne sais plus quel type présent dans un de nos cocktails parisiens, s'exclama le plus sérieusement du monde : Il faut l'entrer au Panthéon !

 

De mon côté, sans cesser de mâcher une tranche de viande froide, je proposai d'allonger l'artiste peinturlureur dans le mausolée du Kremlin, entre Lénine, qui périt impotent, et Staline expulsé par Chrouchtchev.

 

Je me fis engueuler – c'était prévu. Cependant que malgré le danger, je parvenais à poser la question qui tue : « Est-ce que quelqu'un peut expliquer pourquoi on noue une cravate autour du cou d'un mort ; mais pourquoi on ne lui place pas sa paire de lunettes sur le nez ? »

 

On me répondit que la mort rend aveugle et que, donc, pas besoin d'avoir quatre yeux s'il faut les garder fermés dans le royaume des ombres.

 

Remarquons toutefois que la mort rend tout autant paralysé des deux jambes sans que ce handicap empêche de mettre les pieds du cadavre dans une paire de chaussures.

 

Parmi le petit groupe qui me reprochait d'avoir offensé la mémoire de l'illustre artiste, il y avait deux jolies femmes un peu mûres et qui s'énervaient. Elles se tortillaient, assises de travers, comme pour que leur croupe s'évadât de leur minijupe, et cela pendant que leur petite culotte jouait à cache-cache avec mes yeux.

 

 Voilà pourquoi je ne regrettai pas d'avoir provoqué, contre moi, leur ire.

 

 


03/10/2013

Edgar Rice Burroughs

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Image d'un roman

jamais écrit

 

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22/05/2013

Intellectuel païen, donc ami des devoirs et des plaisirs de l'homme

Dominique Venner se sacrifie

sur l'emplacement de l'ancien temple 

de Zeus-Jupiter

 

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27/02/2013

Viande - étiquetage frauduleux

 TROP C'EST TROP !

 

 DSK croyait se taper une jument

c'était une vache

 

 

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23/02/2013

Les Tarzanides du grenier (n° 23)

Wamba

WAMBA est un noir, travailleur salarié de base dans une exploitation forestière en bordure de la Nyanza, rivière traversant l'Oubanghi. 

Ne cherchez plus l' Oubanghi : ce pays africain tenant sa légitimité de la Conférence de Berlin organisée en 1884 par le formidable BISMARCK, a cessé d'exister. Un de nos ancêtres politiques, le commandant Jean-Baptiste Marchand, joua un rôle essentiel dans ces régions autrefois limitrophes entre Congo Belge et Congo français. Une BD parue en 1953 dans l'hebdo Coq Hardi raconte en version adaptée pour les enfants, l'épisode terminal : Fachoda.  Un texte de Saurel illustré par Le Rallic.

 

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WAMBA, athlète africain, œuvre-t'il à rentabiliser l'arbre à caoutchouc ? La bande dessinée imprimée dans RIC ET RAC depuis le numéro 1 jusqu'au numéro 18 (1944) ne précise rien la-dessus. Le scénario, assez pauvre, peut se résumer de la manière suivante : la brutalité d'un contremaître blanc provoque une rébellion de la part d'employés qu'autrefois on décrivait comme « de type négroïde ». L'un deux justifie d'ailleurs de façon plutôt raciste sa révolte : « tous les blancs sont nos ennemis. Ils doivent être tués impitoyablement ».

 

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WAMBA, lui, n'est pas du tout d'accord. Il s'éloigne « à travers la jungle », décidé à ne revenir auprès de ses compagnons  que lorsque la famille européenne propriétaire légitime aura retrouvé ses biens spoliés. 

Entre temps, WAMBA aura agi en vrai émule de Tarzan. Un Tarzan que l'on sait n'avoir jamais remis en cause le droit du colonisateur blanc en Afrique noire. (Mais pourquoi critique t'on l'action religieuse chrétienne des Pères Blancs occidentaux en Afrique, alors que l'on ne critique jamais – ou toujours pas – l'action religieuse des marabouts musulmans s’accommodant fort bien de l'excision des fillettes noires ?)

WAMBA tue un lion en le trouant d'un coup de pieu aigu ; il sauve des sables mouvants un blanc malveillant ; puis il lutte au corps à corps contre un insurgé noir dont il immobilise les quatre membres. Puis encore, toujours infatigable, tel un vrai imitateur de Tarzan, il tue d'une sagaie dans l'estomac l'affreux SANTINI, un vilain homme de race blanche s'imaginant invulnérable d'être moulé dans une peau de boudin blanc – Eh ! Eh ! 

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 Une imagerie conforme à la gestuelle des Tarzanides.

 

Tout est bien qui finit bien. Même si WAMBA refuse d'apparaître comme un « bon noir » conforme au code révolutionnaire énoncé par la théorie socialo-communiste. N'aurait-il pas dû diriger la simple révolte de ses frères de race vers une révolution anti-coloniale permettant de ruiner l'influence européenne en Afrique tout en renforçant un envahisseur rival, celui des pays islamiques du Golfe ? Mais, sur cette question, qui osera dénoncer le rôle de l'Angleterre et de son Laurence d'Arabie, rôle finalement néfaste pour l 'Occident dans les décennies qui suivirent. 

GIRE, (mortibus en 1979) dessina WAMBA tout en accomplissant une bien longue carrière de bédéïste français. 

GIRE, soudain apparu avec son LAGLOBULE en remplacement de NESTOR TOURNIQUET dans le numéro 74 (année 1938) de l'AS, hebdo, 16 pages grand format. Plus tard, dans les années 1950 l'éditeur ARTIMA, « petit bourgeois opportuniste », et le journal stalinien VAILLANT, le premier avec TEMPEST et le second avec LA PENSION RADICELLE, le rendront sympathique auprès du jeune public. 

Même lorsqu'il essaie d'adapter son coup de crayon aux scénarii réalistes c'est toujours la manière humoristique qui lui va le mieux.

 

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Extrait de LE TEMERAIRE, 1944

On doit aussi à GIRE un passage chez LE TEMERAIRE, hebdomadaire inspiré de l'idéologie nazie. GIRE y figure en bas de page 3 du numéro 38 (le dernier) de ce journal de BD alors destiné à la "jeunesse moderne de France".

Doctor Jivaro


 

01/12/2012

Les greniers de la BD n° 13

 Coupez lui la tête et pendez le !

 

J'ai connu la BD d'avant 1949 lorsque j'étais gosse. J'en collectionne encore plusieurs titres. Aussi ai-je retrouvé, fouillant mes vieilles paperasses gardées sans soin, beaucoup d'images ayant en commun d'être impossibles à re-publier dans des albums destinés aux enfants d'aujourd'hui. 

Par exemple, un thème comme celui de la pendaison. 

On pendait « haut et court », souvent, dans les bandes dessinées de mon enfance. Je vous en présente au dessous quelques extraits. Leur petit nombre ne rend évidemment pas compte de la quantité de dessins BD consacrés à cette « justice expéditive » fréquente, dit-on, dans le Far West. 

Une évidence sociale en ressort pourtant. Une solide corde de chanvre vaut mieux qu'un long discours « droits de l'homme » lorsqu'il s'agit d'assurer la sécurité publique.


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Le bourreau ne va pas couronner « le géant bronzé demi-nu, roi de la jungle ». Il va l'étrangler – ou lui briser les cervicales. Mais Tarzan demeure d'un calme olympien sévère. Son « regard d'aigle » est pareil à celui que des artistes portraitistes français du XIXe siècle attribuaient à un corse « plus français que tous les français ». Un corse, Napoléon Bonaparte, dont l'Arc de Triomphe est encore utilisé (dévoyé ?) par des républicains démocrates incapables depuis 1874 de débarrasser leur mémoire des fastes impériaux de l'Empire Latin des Césars.

 

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Deux vignettes – choc sorties du n° 49 de JEUDI MAGAZINE, année 1947.

 

Un western produit par NORTIER qui en était à ses premières passes. Le titre ? Pionniers de l'Ouest. 

A cette époque, l'apprentissage du dessinateur se faisait fréquemment sur le tas. Même s'il rendait une BD plus ou moins bancale elle pouvait être publiée semaine après semaine. Au moins servait-elle à remplir une page ! et leur auteur devait se suffire d'être payé avec des clopinettes. 

NORTIER, une fois rodé, fera le relais avec POÏVET pour quelques planches des Pionniers de l'Espérance imprimées dans l’hebdomadaire communiste VAILLANT. 

On doit aussi à NORTIER un des Tarzanides de 1948 : TAO l'homme fauve, dont je vous parlerai avant la fin de l'hiver si la déesse des athées me garde vivant.

 

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L'éditeur CHOTT gagna une place de champion pour la création de situations cruelles dans les BD, visant les suffrages d'un public de gamins populaires français, tous rescapés de la seconde guerre mondiale. 

Le dessin est extrait du terrible Big Bill le Casseur n° 7, année 1947. 

Avant hier, lorsqu'un instituteur coiffé d'un béret d'ennui me tirait par l'oreille, c'était les ligues féminines de vertu religieuse qui s'alarmaient contre les ouvrages BD fabriqués par CHOTT. Aujourd'hui, si CHOTT se relevait d'entre les morts, ce serait la féministe libérée lesbienne qui gueulerait contre lui.  


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Ci dessus, vous avez été déçu, mon brave. On ne voit pas un seul pendu. Pourtant le texte est explicite : Il y bien deux pendaisons simultanées. Mais le dessinateur Le Rallic fut obligé d'en gommer les cadavres pour les remplacer par des lignes pointillées simulant quelque palissade. (On voit mieux ce détail dans l'original du n° 96 de Coq Hardi).


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Se balançant d'un seul bras, Tarzan poignarde éventre le guerrier noir qu'il vient de pendre à l'aide d'un lasso confectionné d'herbes tressées. Ainsi venge-t-il Kala, sa mère adoptive assassinée par l'ennemi. 

C'est après avoir tué cet indigène que Tarzan renonce à pratiquer le cannibalisme. Ce renoncement contraire à la nature première de l'homme, trouve sa compensation-consolation dans le vol du vêtement porté par l’ennemi abattu. Dans cette circonstance, en effet, le jeune Tarzan apprend à se vêtir. Mais s'il se vêt ce n'est évidemment pas par pudeur. C'est par la légitime appropriation d'un objet appartenant à l'ennemi vaincu. C'est une preuve matérielle de victoire.

 

Le paquet grossier du feuillage cachant les fesses du bel adolescent, n'est qu'une vulgaire concession faite à la censure par l'éditeur italien Del Duca. L'original américain, œuvre de l'excellent FOSTER, ignore cette pudibonderie.

 

Doktor Jivaro