Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

22/02/2018

Stephen Smith : La ruée vers l'Europe

 

 

NOTRE ANCÊTRE L'HOMO BLANCO

Stephen-Smith.jpg

05/12/2017

L'humour bête et méchant existe encore

Décès-Jean-d'Ormesson.jpg

28/11/2015

Les Tarzanides du grenier n° 189

 

Moi, Général de Gaulle … Pardon ! pardon pour ce faux lapsus. Je viens tout simplement de me retarder d'écrire : moi, Doc Jivaro.

 

Ayant achevé un de mes commentaires à propos d'une des BD de 1946 traitant des maquis français, j'accompagnais mon épouse dans l'Espace Culturel d'une grande surface commerciale. Mon regard fut arrêté par deux épais volumes, chacun de plus de 400 pages et portant pour en-tête UDERZO. Le sous titre « L'intégrale 1941-1951 » bien mieux que le nom célèbre appâta ma curiosité.

 

Uderzo-l'intégrale-1941-195.jpg

 

Découpe virtuelle du premier plat.

 

 

J'ai feuilleté, j'ai acheté. Je me suis dit : voici encore une jouvence qui va te ramener vers l'âge des barboteuses.

 

Beaucoup des illustrations et des bandes dessinées réimprimées dans ce tome 1 de « Hors collection », je les connaissais depuis longtemps. En particulier celles présentées sous le nom de BELLOY l'Invulnérable.

 

Ce gaillard s'exposa d'abord en page une de l'hebdomadaire OK quand ce journal atteignait son numéro 84. C'était le moment pendant lequel UDERZO s'exerçait à modeler des champions de stature herculéenne. Aussi Belloy faisait-il suite à un Prince Rollin dont il amplifiait la carrure ; et ce même Prince Rollin arrivait, lui, d'un Arys Buck en en triplant les volumineux biceps. Tous trois provenaient de la mode des Tarzanides mais tous trois étaient secoués dans un shaker de comique.

 

Cependant, UDERZO se différenciait de ses rivaux dessinateurs d'athlètes. Il s'en différenciait en négligeant l'anatomie des grands corps masculins et faisait oublier sa négligence en déformant jusqu'à les disloquer les masses musculaires. En résultaient des anomalies exacerbées jusqu'à l'infirmité. Seule l'habileté de la ligne, la netteté et la propreté de l'imagerie rendaient le lecteur tolérant envers des maladresses contraires à la myologie humaine.

 

Dans le lot des pseudo Tarzanides que fabriqua UDERZO il en est un qui n'exista que sur 6 pages. Six Pages publiées dans KID Magazine journal de BD qui ne connut pas de vrais succès en 1949. Et ce pseudo Tarzanide, ses compagnons le surnommaient Brick le Fort.

 

En 1949, j’entrais dans ma septième année. Je connus BRICK Le Fort durant la dizaine de jours de vacances d'été que je passais à Chenérailles, en Creuse. Toutefois, ce ne fut que plus tard, dans ma neuvième ou dixième année que j'entreprenais une copie partielle de l'épisode « Trésor de l’Île Fantôme » où la force de BRICK le corsaire se vérifiait à chaque vignette. Et comment n'aurais je pas repéré que pour donner des mouvements aux flots de l'océan UDERZO imitait les effets graphiques inventés par HOGARTH ?

 

 

Rick-2-pages.jpg

 

Deux pages quadrillées arrachées à un de mes cahiers d'écolier. Le stylo plume muni d'une réserve d'encre bleue de marque Waterman, je l'utilisais plus fréquemment pour « faire des petits guignols » que pour réduire à un dénominateur commun des séries de fractions.

 

Doc Jivaro

 

19/09/2015

Les Tarzanides du grenier n° 180

 

Jeanne-d'Arc-Librairie-Gründ.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Jeanne d'Arc

 

 

Que voici une bien belle image ! Chaste et mieux encore : pieuse. Catholiquement pieuse.

 

Devinez quel en fut le dessinateur encensé par tous les saints et œuvrant pour la librairie Gründ de 1936.

 

Charlie avril 1973.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Extrait de Charlie n° 51

avril 1973

 

 

Et cette autre image, vulgaire celle-là et dont les figures se prénomment Paulette et Joseph en 1973. Dites-nous en l'auteur en dehors de toute odeur de sainteté.

 

Cherchez pas : toutes deux viennent de PICHARD.

Sauf que l'une est signée d'un Jean-Jacques quand l'autre l'est d'un Georges.

Le Jean-Jacques décéda en 1949.

Le Georges, lui, décéda en 2003.

Lorsque des homonymes se différencient par le choix des sujets, le désordre s'empare du monde.

 

Docteur Jivaro

 

Vous savez, les nénettes du Georges de Georges Volinski sont le plus souvent copiées d'après des photos de nus féminins dans des magazines érotiques qui pullulaient pendant la décennie 70. C'est ce qui explique que les dessins de bonhommes qui, eux, sont dessinés de mémoire (on dit : « de chic »), ne sont jamais dotés d'une présence aussi persuasive que celle des femmes.

 

01/11/2014

Les Tarzanides du Grenier n° 86

La Société Parisienne d’Édition fut l'une des maisons les mieux fournies dans le commerce des romans et BD français. Sa naissance dans le passé remonte jusqu'en … 1899. L'année ou les frères OFFENSTADT s'associent pour établir comme un monopole sur la Presse de divertissement adressée à la jeunesse de notre pays. Une réussite qui, en réaction, allumera contre elle toute une campagne politique conduite par la Droite traditionnelle, comprenez : par des familles catholiques. Les OFFENSTADT, vous avez compris, appartenaient à la diaspora juive capitaliste prospectant en Europe de l'Ouest.

 

Parmi la multitude de titres créés par la S.P.E et dont Docteur Jivaro s'avoue incapable de répertorier l'existence, exista un TÊTAR-ZAN.

 

Têtar-Zan-n°-1.jpg

 

Voici le numéro 1 de ce Tarzanide pour rire. Les dessins intérieurs sont signés de MAT sur cette couverture où le nom du scénariste ne figure pas. Aussi faut-il le chercher en page 3. Il s'agit de Lortac. Celui-ci, comme moyen d'humour, utilisait fréquemment les similitudes de prononciation entre des mots composés et des syllabes isolées, le tout facile d'accès à l'enfance populaire. Exemple : BÔ-NEUR-E-PROSPER-I-T-Ô-JEU-NEZE-POÛ. Et si, après ça, vous épousez la moins aimable de vos voisines, c'est que vous disposez d'un ballon d'oxygène increvable.

 

Cet album n° 1 comporte 48 pages sans compter les quatre pages de sa couverture de même grammage de papier semble-t’il. Deux planches publicitaires sont présentes ; l'une pour le dentifrice GIBBS, l'autre pour PERRIER « l'eau qui fait pschitt ! ». Aucune date de publication n'est précisée. Toutefois, le collectionneur peut trouver un repère approximatif dans L'ÉPATANT, année 1951. En effet, les premières aventures contenues dans l'album n° 1 TÊTAR-ZAN furent préalablement publiées sous une forme hebdomadaire dans L’ÉPATANT.

 

TÊTAR-ZAN n'est qu'une parodie gentille des exploits fictifs de TARZAN. Bien des écoliers s'identifiaient à ce valeureux personnage dans leurs jeux. Ici encore Lortac feintait avec les mots : TÊTAR-ZAN résume Tu es, t'es Tarzan ! MAT et LORTAC brocardaient ainsi certains enfants qui se prenaient trop au sérieux dans de naïves imitations de leur héros. D'ailleurs, quelques uns réagissaient avec colère, vexés. J'en connus au moins un qui déchira quatre pages dans l'exemplaire ci-dessus au moment de me l'échanger contre je ne sais plus quel journal illustré.

 

Sigle-SPE.jpg

 

 

 

 

 

Le monogramme devenu fameux de la

SOCIÉTÉ PARISIENNE D’ÉDITION.

 

 

Mat travailla beaucoup, beaucoup. Exhibant une vivacité graphique moins « musculaire » mais tout aussi constante que celle d'un PELLOS.

 

Un PELLOS qui participa de façon décisive à la création du plus important journal de bandes dessinées d'avant la guerre 1939-40. Je veux nommer JUNIOR dont le format géant – 55 X 39 cm – fascinait les voisins adolescents de mon père.

 

JUNIOR ? encore un produit réussi par la très fertile famille OFFENSTADT !

 Publications-SPE,-1930.jpg

 

Ci-dessus, sur ce quatrième plat de la couverture de la reliure intitulée Histoire en Images, quelques-uns des titres commercialisés par la SPE.

 

Cette reliure date de 1930. Les exemplaires de simplement quatre pages chacun qu'elle contient, étaient publiés trois fois par semaine : le mardi, le jeudi et le dimanche.

 

Docteur Jivaro

 

 

 

14/10/2014

"Le Suicide Français", livre raciste ?

Faut-il décapiter Zemmour ?

 

eric zemmour,tarik ramadan,harlem désir,julien dray,bianco,danièle gouze,daesh,littérature