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03/05/2015

Impasse de l'aller-retour n° 37

 

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C'était une agressive, une à faire toujours la gueule. Mécontente de se trouver là. Mais qu'avait-elle essayé pour se trouver ailleurs ? Rien. La rareté de ses passagers faisait les commentaires des autres filles.

 

Alors quand un quidam l'aborda et qu'elle ne lui répondit pas, sauf par un « fais pas chier ! », l’échange de paroles vira vite au vinaigre. Il l'engueula, elle l'engueula. Du coup, croyant en terminer, elle éteignit sa cigarette dans l'œil du type.

  

Celui-ci s'en sortit-il aveuglé d'un côté ? Je n'en sais toujours rien cinquante ans après. Cette dispute me fut racontée par un René, videur que les femmes du coin regrettèrent lorsqu’il cessa d’exercer. Paraît qu'une dizaine de lignes furent écrites dans les faits divers du Parisien Libéré.

 

Je ne lisais pas le journal de Monsieur Amaury. 

 

 

02/05/2015

Les Tarzanides du grenier n° 109

 

Traditionnellement, les ouvrages informant de l'évolution des bandes dessinées depuis plus d'un siècle, présentent à leur lectorat des copies de couvertures relatives au numéro 1 de chaque titre. Le numéro 1 de ANTARES (1978) ou encore, entre mille exemples, le numéro 1 de FRIMOUSSES (1985). Mais Docteur Jivaro, ici, choisit de présenter le dernier numéro d'un des aïeux de la BD.

 

Et pas n'importe lequel des derniers numéros ! Puisqu'il s'agit de HARDI ! dont les 22 numéros couvrirent la période de juin à novembre 1937, en vente hebdomadaire.

 

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 Scanne de la première page volontairement pliée

 

Le 14 novembre 1937, HARDI ! édité par la famille Offenstaldt cessait d'exister. Journal de grand format (38 cm X 26 cm) il était imprimé sur huit pages dont, seules les pages une et huit se nuançaient de diverses couleurs. Le personnage principal s'appelait MALABAR, jeune aventurier dessiné par René Giffey, artiste français dont la carrière exemplaire est évoquée dans le numéro 41 de janvier-février 1984 du « Collectionneur de Bandes Dessinées ». Vous y apprendrez que Giffey ne fut pas simplement apprécié par les enfants mais aussi par des adultes amateurs de petites femmes gambadant en porte-jarretelles.

 

 

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Toutes les BD et tous les récits écrits dans HARDI ! mirent le mot fin dans le numéro 22, arrêtant leur course où s'arrêtait le journal. Tous ? Pas tous. Il y eut un survivant : César-Napoléon Rascasse, qui prolongea ses grosses farces dans L’ÉPATANT, autre titre dépendant des Offenstadlt.

  

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Deux images sorties du numéro 22 de HARDI !

A gauche : Supplice infligé à tout voleur ayant tenté de s'emparer de trois rubis énormes, chacun propriété du sultan Kadjar Kahan. Et à droite un petit dessin d'humour que je ne vous conseille pas de faire republier dans un de vos Mangas actuels.

 

Dix ans après la disparition de HARDI ! un bourgeois d'origine juive né dans Buda-Pest, utilisa le titre HARDI ! en guise de référence pour le lancement d'un nouveau journal de BD. Ce journal fut DONALD ou, plus précisément « Hardi présente Donald ». Paul Winkler, de cette façon, regagnait une clientèle d'enfants en remplacement de celle de l'année 1934 qu'il avait perdue après que le Maréchal Pétain ait été légalement nommé à la présidence du Conseil.

 

Dans la célèbre collection ARTIMA, chaque curieux de BD peut trouver un titre presque jumeau de celui abandonné par la famille Offenstald. Mais il s'agit d'un HARDY orthographié avec un Y. Ce qui nous amène à signaler que l'orthographe de certaines BD publiées en France fut quelquefois égratignée par des éditeurs voulant donner une résonance américaine à quelques-unes de leurs créations. Ainsi, et toujours chez ARTIMA, nous connûmes un TEMPEST plus tourmenté qu'une tempête et un Dynamic forcément plus énergique que notre banal dynamique. Ce genre d’entorse à l'écriture de nos instituteurs me joua un tour dans la classe du père Martin. J'écrivis « Saloon » au lieu de salon, dans une dictée.

 

- Perdez moins de temps à regarder des illustrés ! me lança le maître. Vous rédigerez mieux.

 

Le vouvoiement ne venait pas d'une politesse mais d'une moquerie, on s'en doute.

  

Docteur Jivaro

  

01/05/2015

La Petite Sirène - 1er mai 2015

Gigantesque triomphe syndical

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30/04/2015

Je fuis Charlie !

Luz jette l'éponge

"Mahomet ne m'intéresse plus"

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29/04/2015

Joe le taxi, y roule dans la caisse de l'INA

Tout n'est pourtant pas qu'égoïsme
du côté de chez Saal

Ina Agnès-Saal-Frais-de-taxi.jpg

 

28/04/2015

Comment l'esprit vient aux filles

 

En Afghanistan
 la bicyclette est interdite
à ta mère, à ta sœur, à ton épouse, à ta voisine
 

 

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Voilà qui devrait t'apprendre que toutes les religions résultent d'une origine commune : l'humaine sexualité du mâle et de la femelle. Dire que les interprétations religieuses ont perduré parce que nos ancêtres regardèrent les étoiles du ciel, c'est dire une sottise d'ignorant ; et c'est dire un mensonge lorsqu'on est savant.

 

Petits enfants, c'est votre foufounette et c'est votre quéquette qui obligent vos parents à vous conduire au temple, là où les élucubrations des époques primitives vous sont présentées comme bien mieux crédibles que les réalités journalières.

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De façon générale, le religieux païen exalte l'érotisme public, au contraire du dieu fanatique d'Israël et de ses dérivés chrétiens puis musulmans, lesquels en condamnent toutes les joies collectives qu'elles soient artistiques ou charnellement de plein air.