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10/03/2009

Nos mecs les femmes

 

Comment oserais-je ternir cette désormais officielle « Journée de la femme » ? Moi qui suis homme, donc mille et mille fois fautif de toutes les misères qui accablent la gente féminine. Il ne me reste qu'à me terrer. Me terrer et me taire, conscient de ma culpabilité héréditaire.

 

J'en viens même à envier un de mes copains, transsexuel lui. Lorsqu'il était gamin sa petite voisine de classe grimaçait contre lui : sale quèquète ! Cache toi, pas beau ! Hou t'es laid ! … Tout ça à cause du zizi qu'il portait, elle pas. Heureusement, quinze ans après, tout allait beaucoup mieux pour lui : l'anesthésie, le bistouri et l'art du chirurgien spécialisé l'avaient changé en fille, le garçon. Enfin femme ! Et femme libérée qui mieux est.

 

Mais moi qu'est ce que je deviens devant ce bel exemple d'opportunisme psycho-politique ? Moi je demeure condamné à porter le lourd fardeau … De mes bijoux de famille ? Non. Mais le lourd fardeau du péché originel (rappelez-vous votre Curé dont la soutane sentait la vielle cave humide).

 

Et à cause de qui et de quoi, ce péché d'origine ? A cause de ma copine Ève ! Ève qui m'a séduit, abusé, trompé, berné, moqué. Ève qui m'a dévalué devant le plus rancunier des dieux en provenance du Proche Orient. Comment remédier à une telle trahison ? M'en venger comment ? Tiens, pourquoi ne pas exploiter Ève puisque c'est elle qui a commencé par exploiter mon innocence ? Ève qui s'est probablement dissimulée sous un nom d'emprunt pour mener à bien son commerce. Elle s'est fait appeler Lilith. Ève de jour, Lilith de nuit. Un seul corps, double jeu. Constatant cette ruse, pourquoi me refuserais-je d'exploiter à mon tour son sexe qui exploita le mien ; et exploiter en même temps la braguette et le porte-monnaie des autres hommes ? Oui c'est elle Ève qui profita en premier de l'exploitation de nos natures humaines. Par le matriarcat d'abord, puisque des ethnologues m'apprennent que se sont elles, les femmes, qui s'emparèrent les premières du pouvoir en société.

 

Mais à présent, des voix de femmes, de plus en plus nombreuses et exigeantes – parmi lesquelles Madame Ségolène Dentifrice- veulent nous interdire à nous autres hommes le commerce sexuel. Quelle hypocrisie mesdames ! Reconnaissez plutôt que c'est sûrement une femme, sûrement une Lisistrata qui inventa LA prostitution en refusant aux hommes l'amour sauf dans le cas d'un paiement. Les femmes sont intelligentes. C'est leur manquer de confiance que de croire qu'à elles toutes seules, au début, elles ne surent pas exploiter financièrement l'homme dans l'appétit qu'il a pour elles. A la suite de quoi, j'imagine qu'aux cours des millénaires nos amies les femmes se sont faits faucher leur jubilatoire commerce par les hommes, leurs frères devenus des révoltés et obtenant pour eux, enfin, le respect d'une parité. Eh, eh, eh ! En voilà une idée de macho.

Ryal

 

Eve.jpg

Le péché originel - Chapelle Sixtine

Volontiers austère Michel Ange ne refusait pourtant pas des postures et des gestes insinueux dans ses oeuvres. Ici, contredisant toute lecture naïve de la mythologie racontée en tout début de La Bible, l'artiste suggère (dans une église) que le premier contact érotique entre Eve et Adam ne se fit pas par le coït mais par la fellation.

Ah je t'y surprends coquine !

Ryal

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