10/05/2026
Tarzanides n° 682
Numéro z’UN
FULGOR
Qui dites vous ? ... FULGOR ? ... Quasi totalement oublié t’aujourd’hui en France 2026 de l’ère chichement encore chrétien.
FULGOR fut pourtant l’un des titres venus d’un éditeur parmi les plus importants de la décennie 1950 : ARTIMA dont le siège se situait à Tourcoing.
Et d’abord que signifie le mot fulgor ? À ne retenir que ses deux dernières lettres il vaut son poids. Mais il se termine par une syllabe « GOR » qui pendant mon enfance évoquait la violence, la brutalité primitive. Peut-être à cause des romans produits par le r’américain E. R. Burrougs et tout son zoo de bêtes monstrueuses. Et pourtant, de nos jours, ce mot Gore parfois écrit Gor symbolise surtout une situation, sanglante, peut-être sous l’influence des films dits d’horreur.
Quant à fulgor sa signification est éblouissante, merveilleuse, étincelante, etc. ... Donc le personnage de BéDé FULGOR se doit être puissant pour être admiré. Ses aventurlures se développent en Russie, dans les steppes ... Immenses (sic). Toutefois il n’est pas un batelier de la Volga mais un cosaque. En Russie, certes ! non pas en l’an 1942 mais en l’an 1630.
Mensuel n°1 année mai 1955, coll, Artima
Le n° 1 de ce FULGOR est édité en 1955 pendant le mois de mai. Quantité de pages : 36. Deux fois agrafées et d’un format approximatif 23 X 17,5 cm. Bien entendu les reliures formant albums sont de dimensions moindres puisque re-massicotées. Mais qui donc dessina l’imagerie ? ... Bild.
- Buffalo Bild ?
Rigolo ! Le paraphe BILD apparaît dès le premier numéro au bas de la couverture. Mais par la suite il s’absentera. J’avoue tardivement que sa manière n’attirait pas mon adolescence. Mais je m’aperçus immédiatement qu’il lui arrivait de copier les mouvements des personnages sur ceux précédents signés tantôt Hogarth, tantôt Hal Foster. Et pour ce qui est d’un record de copieur, feuilletons donc le n° 31 de Fulgor.
Mensuel n° 31, année 1957
Mouvement imité de Tarzan (Hogarth)
Si vous n'êtes pas d'accord demandez à la Princesse Ta'ama
ainsi qu'au dictateur Dagga Ramba
Image gauche : copie sur Prince Valiant (anglais)
Images de droite : Tarzan par Hogarth, éditeur Hachette - Sa copie pour Fulgor
Il semblerait que les ventes de ce FULGOR soit demeurées en dessous des espérances de son éditeur. J’écris ça en remarquant qu’à partir du n° 34 le graphisme du mot FULGOR est modifié. Il sera même plusieurs fois changé, sans doute pour parvenir à le rendre plus attrayant pour l’éventuel jeune lecteur qui pouvait librement le regarder exposé dans l’un des très nombreux petits marchands de journaux de l’époque.
Titres des numéros 35 puis 36, année 1958
Ma collection FULGOR est incomplète d’une dizaine de numéros. Je me désintéresse depuis longtemps d’en remplir les vides. Je laisse ça au hasard ...
Ah ! Que je n’oublie pas que ma curiosité d’ado fut pincée par le style d’images signées : JEM. J’aime ? Son personnage BD était baptisé Marc Kambola (le bolas du gaucho ? Pas un gauchiste lui !). Toujours est il que ce bédéiste JEM des années 50 aurait été sans doute classé « Ligne Claire » durant les années 1980 dans mon Atelier.
Et alors ? A bientôt bonnes gens !
Bar Zing
18:26 Publié dans Arts, BD, BD anciennes, Blog, Fanzine, Grenier de la BD, Journaux, Tarzanides | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : fulgor, jem, hogarth, bild artima, cosaques de la volga, bolas, jem marc kambola





