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22/06/2019

Tarzanides du grenier n° 357

 

NAOH des OULHAMRS

 

 

Vers la fin de l'année 2018, ma légitime authentifiée dans les archives de la Mairie Parisienne du Xe rarrondissement, me posa la question traditionnelle :

 

- Qu'est ce que Monsieur souhaite comme cadeau pour l'année nouvelle ?

 

Je n'eus pas la réponse. Alors ma femme : j'ai vu que Hachette réédite les aventures des Pieds Nickelés dessinées par Pellos. En plus nous pourrons interrompre nos achats quand nous voudrons.

 

- Non ?

- Si.

 

Depuis, le facteur, a intervalles réguliers, apporte une boîte en carton rigide contenant des exemplaires de BD auprès de laquelle était assidue la jeunesse des années 1950.

 

- En plus, encore, tu vas recevoir un cadeau si tu restes fidèle client.

- Non ?

- Si.

 

BD-Guerre-du-feu-Hachette,-.jpg

 

 

J'ai donc reçu une réédition de LA GUERRE DU FEU toujours dessinée par l'infatigable Pellos, une série que je connus avec enthousiasme en dehors des études scolaires. La publication s'en faisait dans l'hebdomadaire ZORRO sur une page centrale toute en couleur. Seulement voilà, aujourd'hui, le format de la réimpression est bien plus petit que celui de l'original, et les couleurs pas vraiment respectueuses de celles de la première parution. Autre altération : chacune des planches originales est coiffée du titre LA GUERRE DU FEU, titre qui est supprimé dans l'édition datée de 2018. Enfin la couverture est un truquage réalisé à partir d'un dessin que l'on a inversé et « nettoyé », comme on peut en faire le constat en le comparant avec l'image ci-après.

 

BD-Naho,-1950-51.jpg

 

Les couleurs du ZORRO des années 50-51 étaient pratiquées « à l'essence » donc moins coûteuses. Quel résultat ? Défectueux ! L'encre imprégnait la feuille jusqu'à la traverser en rendant pénible par salissure la lecture au verso. « C'est dégueulasse ! disait-on entre nous, si ça continue on n’achètera plus ».

 

 

BD-Zorro,-1950-51.jpg

Planche BD, format réel : 36,5 X 27 cm

dans le ZORRO n° 256 de l'année 1951.

 

Je ne pense pas avoir à rappeler que cette BD résulte librement modifiée d'un roman populaire par lequel Rosny Ainé connut le succès dès 1911.

 

Doc Jivaro

 

21/06/2019

R.A.S.


Donc, à demain
si vous le voulez bien


20/06/2019

Les écolos opèrent un tête à queue

L 214 :
"Il faut rentabiliser
les vaches à hublot !"

 

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19/06/2019

Ce jour le revolver de Van Gogh aux enchères

 

Mais plus fort encore :

On a retrouvé
l'oreille de Van Gogh


En 1890 un artiste peintre inconnu et pauvre, VAN GOGH, s'agaçait depuis plusieurs jours d'un de ses poils d'oreille devenu trop long. C'est en essayant à l'aide d'un rasoir de couper cette pilosité disgracieuse qu'il se trancha accidentellement une oreille.

 

Immédiatement il eut la présence d'esprit de se rendre auprès d'une prostituée connue pour son doigté de couturière. Celle-ci malgré toute son expérience ne réussit pas à recoudre l'organe de l'ouïe. Irrité au possible l'homme jeta son oreille dans un fossé au long du sentier qu'il empruntait pour retourner dans sa modeste chambre louée quatre sous et deux centimes. Cent ans plus tard et tout à fait par hasard un cantonnier retrouva l'organe miraculeusement momifié par la gentille fée Lation la dernière survivante du royaume des Atlantes.

 

On sait qu'à présent Van Gogh fait l'objet de spéculations financières effarantes et quasi analogues à celles pratiquées à propos de l’œuvre de l'espagnol Picasso "compagnon de route de Staline".

 

Van-Gogh-enchères.jpg

 

 

 

 

18/06/2019

France : Black, Blanc, Beur 2019

Foot-France-Nigéria.jpg

15/06/2019

Les Tarzanides du grenier n° 356

Remember

 

Doc Jivaro ne prévoyait pas ... Doc Jivaro ne prévoyait pas que les commémorations récentes du «Débarquement Américano-Anglais» dès l'aube du 6 juin 1944, l'amèneraient indirectement à improviser un petit commentaire sur le cas de CALVO talentueux bédéiste français.

 

Ma mère était entrée dans le Monoprix ouvert sur le Boulevard Courtais de Montluçon, et je l'avais précédé peut être mis en appétit par l'envie de regarder des soldats de plomb sur un étalage. A droite, en entrant, un grand bac contenait tout un tas de petits livres pour enfants. Parmi les illustrations, l'une d'elle m'attrapa le regard : Elle montrait un grand loup bipède et comique. En réalité elle le montrait deux fois levant la patte car il y avait deux brochures. C'était LA BÊTE EST MORTE.

 

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« Ne m'empêche pas de faire mes courses » avais dû dire ma mère en constatant que mes yeux restaient collés sur les dessins. Maman paya, c'était gratuit pour moi. «Tu les regarderas à la maison. Regarde plutôt devant toi en marchant ».

 

A ce moment là j'en étais à l'apprentissage de la lecture. Alors, forcément, de temps en temps, c'était mon père qui parcourait le récit qui lui paraissait assez ennuyeux à lire - et il n'avait pas tort !

 

CALVO bénéficiait déjà d'une belle réputation comme dessinateur d'animaux marrants. Maman l'entrevoyait dans Moustache et Trottinette lorsqu'elle feuilletait un de ces journaux desquels les bonshommes disaient avec quelque dédain : c'est pour les femmes !

 

- Ah ! Ça, ce doit être la tuerie dans Oradour-sur-Glane ! s'était exclamé mon père en cessant de lire pour détailler plus attentivement l'image. je me souviens bien qu'il fit une remarque : il n'y a pas eu de pendu !

 

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Oradour-sur-Glane, du côté de Limoges, j'en entendais parler souvent autour de moi. Une de nos tantes, résistante, s'était déjà donné pour devoir de s'y rendre en pèlerinage chaque année. Mon père refusait de l'accompagner en expliquant vaguement qu'il n'aimait pas aller voir ces choses là comme si elles étaient du spectacle. Mais ce commentaire ne l'empêchait pas, chaque 15 août, de participer à une cérémonie qui se tenait et se tient encore dans la Carrière des Grises toute proche de Montluçon et en souvenir d'un groupe de fusillés par l'armée allemande.

 

Les deux originaux de LA BÊTE EST MORTE furent assemblés en un seul volume pour être réédités deux fois. Une première fois par FUTUROPOLIS en 1977, puis par Gallimard en 1995.

 

Sollicité par la Société Walt Disney, CALVO ne tomba pas dans le piège et refusa de perdre son originalité et son public français.

 

Doc Jivaro