28.02.2008

Cancer et suicide

Une femme dont le visage est ravagé par un cancer incurable, demande publiquement d’être aidée à mettre fin à sa propre existence.

 

Cependant quelques gens de science, paradoxalement influencés par des élucubrations théologiques, croient de bonne conscience de condamner cette femme à survivre au prix de longues souffrances physiques et psychiques.

D’autres commentateurs, au contraire, l’incitent à se suicider pour ne pas recourir à une « mort assistée » donnée par des spécialistes en milieu médicalisé.

 

Au fait, tiens : est-il encore permis de philosopher sur le suicide sans se retrouver menacé de procès ?

 

Nos ancêtres latins, gaulois ou germaniques, tout comme les japonais et autres peuples fondateurs reconnaissaient dans le suicide un exemple de morale et même une attitude héroïque. Mais à présent c’est officiellement tout différent : mourir grabataire, dépérir durant des années et des années pendant lesquelles l’on ne sait même plus qui on est, finir décomposé, putride avant même d’être mort, tout ça est désigné comme une conclusion exemplaire parce que conforme – même sous un aspect laïque – aux imaginations du monothéisme.

 

Ne subsistons-nous pas dans une société bourrée de contradictions ? On la voit capable de protéger au prix de nos impôts la vie d’un assassin récidiviste, et capable en même temps d’assassiner par avortement des enfants en bonne santé dans le ventre de la mère.

 

Mais, oh ! sans doute ne suis-je pas normal de penser que de telles mœurs sont anormales.

 

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