Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

29/03/2008

L'éros et l'épine

Bientôt - et ce n'est pas une blague - l'administration pénitentiaire devra construire quelque chose comme des cellules d'accueil pour les familles.

 

Pour les familles des prisonniers.

 

Les mots, souvent, ainsi, ne servent qu'à déguiser les choses. Car probablement, les cellules auront l'aspect de chambrettes aménagées pour des rencontres ( minutées ? ) entre monsieur et son épouse, ou monsieur et sa concubine, voire monsieur avec monsieur.

 

Mais pensons-y : pourquoi ne pas faire venir une prostituée ? Parce que ce serait officiellement lui reconnaître une existence sociale ? Ah ! Arrêtons de feindre l'ignorance là-dessus. Les travailleuses sexuelles sont déjà imposées par le percepteur. La loi de 2003 les oblige même à mettre en vente des studios et des appartements lorsqu'elles en sont propriétaires. Elles subissent en plus, la rapacité du proxénétisme et le procès-verbal de la police. Et l'instituteur de vos enfants perçoit à son tour une petite part de l'argent de nos soeurs les putains puisqu'elles versent au Trésor Public et qu'il est payé par le Trésor Public. C'est à croire qu'il y a un concours entre plusieurs catégories de gens, à qui réussira le mieux dans l'exploitation de ces femmes ironiquement déclassées comme étant « de petite vertu ».

 

Alors reposons la question : pour ou contre de nouvelles cellules permettant d'intimes rencontres familiales dans les centres de détention ?

  • Oui.

  • Oui ? Alors en admettant que le truand obtienne un droit de sexualité pendant son séjour de taulard, ne faudra-t'il pas, conséquemment, modifier le statut du surveillant -maton ? Celui-ci pourra-t-il recevoir son épouse ou sa petite amie sur son lieu de travail afin d'y être détendu, d'y être dé-stressé et s'y sentir de moins en moins victime d'une pénibilité dénoncée par le syndicat ?

 

Mais, affreux macho que je suis, je parle trop des hommes. Parlons plutôt des femmes emprisonnées. Ce sera bien entendu pareil pour elles qui bénéficieront légalement de la visite amoureuse, à heure fixe, de leur point G.

 

Tout ça donne à penser que les prisons et les hôpitaux sont mal fréquentés. En particulier quand on est innocent et en bonne santé.