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19/04/2009

Le bus qui bosse

FRANCE PAYS D'ACCUEIL

GARE DU NORD/BARBES : UN BUS, DES BOSSES

AGRESSEE PAR DES JEUNES SYMPAS

LA VICTIME REFUSE D'ETRE INSTRUMENTALISEE

PAR DE MAUVAIS FRANCAIS

Gare-du-Nord-Barbès.jpg

LA PRISON EST CRIMINOGENE

AIDEZ-NOUS A EVITER LA PRISON AUX HONNETES GENS

QUI VOLENT, VIOLENT, TORTURENT ET ASSASSINENT

26/03/2009

Faire face aux licenciements, suivre le conseil de Sarko : créez votre propre entreprise

Petite-entreprise.jpg


17/03/2009

Montluçon à la petite semaine

 

L'autre samedi matin, un conseil d'administration se tenait autour de la marmite familiale .

  • - Et si, ce soir, on se faisait une raie au beurre noire ?

 

Je m'apprêtais à répondre par un bon mot à cette proposition à caractère pornographique, quand quelqu'un sonna du dehors.

 

C'était le facteur.

  • - Madame Machine n'est pas chez elle ?

  • - On ne sait pas. Peut être chez les autres qu'elle est.

 

Sans insister dans l'art de déranger les gens, le préposé au courrier appuya sur la pédale de son deux roues. Aussitôt sa tête glissa en ligne droite sur le haut de notre mur, en contrebas de notre escalier incrusté de diamants.

 

De nos jours, on entend souvent les facteurs se plaindre d'un mal spécifique à leur profession. A force de lever le bras pour déposer les lettres, une douleur taraude leur épaule. Voyez-vous ça, docteur ?

Remarquez que j'ai toujours soutenu la thèse selon laquelle le principal ennemi des salariés, c'est le travail.

 

  • - Ne traîne pas ; faut arriver avant midi. Autrement ça sera fermé.

  • - Tu n'as pas vu mes clés ?

 

Rangeant notre Lamborghini sur le parking d'un des magasins de congélation, dans la Ville Gozet, nous avons filé directement au rayon des viandes et des chairs mortes.

 

J'aime regarder les poissons congelés. Ils sont installés en famille, bien au calme, vraiment reposant pour les yeux. Comme en léthargie, ils semblent attendre les premières pluies pour recommencer à nager.

 

La caissière gardait son phone portable entre la bouche et l'oreille, tout en passant le code barre de nos achats. Elle a dû s'y reprendre 3 ou 4 fois … Elle bavardait, gémissante auprès de quelqu'un d'invisible : « Y fait chaud t'aujourd'hui. Je ne sais pas quoi je vais me mettre ».

 

J'avais bien une idée à lui fournir pour se bien mettre, mais ma compagne m'a écrasé le bout du pied sous son talon, ayant deviné que je me préparais à ouvrir une vanne.

 

Je confesse avoir toujours eu mauvais esprit.

 

N'empêche qu'acheter du poisson en congélation m'a rappelé – paradoxalement – l'époque où on ne le vendait que tout mou, tout poisseux poissard le poisson.

 

J'étais gamin. Je sortais de l'école comme pour m'en évader, entre la demie de onze heures et la trente de treize, pour courir à l'abord des usines Saint Jacques. Un marchand ambulant vendait de la marée tirée de je ne sais quelle pêcherie. Pour envelopper le poisson, il utilisait de grandes feuilles de journaux. Alors forcément, chimiquement, l'ammoniaque ramollissait les textes imprimés et les ré-imprimait quelque peu mais à l'envers sur les flancs et le ventre de la marchandise plus ou moins fraîche.

Tantôt on avait droit à cinq ou six phrases inversées du Centre Républicain, tantôt aux gros titres de L'Humanité que nous rétablissions dans le bon sens en les reflétant dans le petit miroir du poudrier de la grande sœur du copain. C'était rigolo.

 

Une fois, je ne sais plus sur quel morceau de poissonnerie - colin ou cabillaud - ma mère aperçut l'image incomplète d'une jeune femme assez dévêtue. La tranche d'océan avait été emballée dans deux pages roses d'un journal humoristique populairement très connu Le Hérisson. Ma mère a nettoyé l'aliment ; la pin-up a disparu.

 

Pendant le repas, ma mère a dit à mon père sous la joue duquel une bouchée faisait boule :

- Tu sais il y avait une poule sur ton poisson.

Mon père n'a pas levé la tête. Il guettait une plume dans l'assiette.

- Qu'est ce que tu racontes encore ?

 

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Ylar

12/01/2009

Brute de paume

Montluçon à la petite semaine. (on va encore se faire des amis).

L'autre jour, en matinée je sors pour porter un courrier dans la jolie boîte jaune suspendue contre un mur, vingt maisons plus loin que mon domicile. Surprise : malgré une température hivernale trois femmes âgées, chacune en robe de chambre, bavardent bruyamment sur le trottoir.

Je me dis : ça y est ! Ils ont installé une maison close à proximité de chez moi ; sans m'en avertir pour pas que j'aie ma part des bénéfices. Mais il me fallut rengainer mon bâtard : d'abord ces bonnes femmes étaient vieilles comme des concessions à perpétuité. Ensuite ce n'était que des ménagères, redoutables cancanières.

Remarquez, je n'ai rien d'offensant contre les gagneuses d'âge canonique. Les connaisseurs racontent même que c'est dans les marmites les plus usitées qu'on cuisine la meilleure soupe.

 

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Lundi 12 janvier

Sur RMC Sophie de M... s'est exclamée : "les petites villes de province sont des mouroirs !"

Qu'en pense Monsieur Dugléry ?

Me semble qu'elle est très proche de la vérité la dame qui n'est pas de chez marxisme.

A propos : la piscine Descartes aurait besoin d'être nettoyée par mesure d'hygiène. Mais peut être veut on décourager les gens de s'y rendre. Les cimetières sont mieux entretenus que ce lieu où l'on fait trempette.

Il n'y a guère que les bosquets de fleurs qui aient belles allures dans Montluçon.

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10/01/2009

POPEYE

Du dimanche 4/02, Le monde (encore lui !) vient de consacrer toute une page à l'un des personnages B.D. parmi les plus populaires : POPEYE.

Lisant le commentaire, je regrette qu'il n'explique pas pourquoi ce fut sous le nom de MATHURIN que furent d'abord publiées en France les aventures assez extravagantes du matelot borgne. C'est qu'avant la première et seconde guerres mondiales l'éducation des petits n'enfants était fortement imprégnée de patriotisme. La langue nationale bien comprise confirmait l'appartenance à notre pays. D'où le respect exigé du vocabulaire et de la syntaxe, en particulier dans les journaux destinés à la jeunesse. La règle consistait donc à franciser au maximum toute provenance étrangère. L'époque voulait que l'on parle de gomme à mâcher et non pas de « chewgum » pendant que Guy L'Eclair se substituait à Flash Gordon. Toute la ménagerie de Walt Disney – aie ! – devait changer les noms de son bestiaire : Moule à gaufre remplaçait Pluto, tandis que Pegleg Peté devenait Le Frisé ou Mal O'Pat. Dans d'autres séries Tim Tyler's Luck se changeait en Richard le Téméraire. Au total : une résistance à l'invasion anglo maniaque made in USA, invasion parfois résumée en un seul nom : Winkler (Paul).

Toujours dans l'article sur POPEYE MATHURIN, celui ci est présenté comme un redresseur de torts, protecteur de la veuve et de l'orphelin, et luttant pour une « société plus égalitaire », j'en reste interloqué. J'en reste baba et pas cool du tout. Figé comme par l'effet Pilou Pilou. Car je n'avais jamais vu le rude compagnon d'Olive Oil sous cet angle politique.

Et je ne le vois toujours pas.

Ma mémoire m'indique surtout que POPEYE devint le support publicitaire d'une boîte d'épinards, en même temps qu'un vache de boxeur capable d'assommer 299 géants plus 1 géant (ce qui fait 300 comme le compte si bien le ventru Wimpy, dévoreur de hamburgers). Wimpy que je préfère nommé Gontran puisque j'appartiens à une génération qui ne mangeait pas du hamburger dans Central Park mais des petits pâtés au hachis de viande sur les bords du Canal du Berry.

Dire la peine que les « hussards noirs » de la République se donnèrent pour nous instruire de belles phrases « à la française », serait peu dire.  Mais leurs leçons étaient contestées par le jargonneur  Popeye dans nos journaux illustrés. « Al'z'ont suivi le bâtiau ». Ou quelque autre écriture casse gueule du genre « … Pas élocation. On dit allocation, ça veut dire qu'on a de l'aloquence ». Voilà notre matelot apprenant à bien causer à son Popa.

Alors quand je pense que les éditeurs se voient interdits de rééditer l'original de Tintin au Congo (année 31), sous prétexte que des africains n'y parlent pas une langue française identique à celle parlée par l'Académie Française, j'avoue mon agacement.

Veut-on me faire croire que les tirailleurs sénégalais chargeant hors des tranchés en compagnie de nos poilus de 1918,  pratiquaient une langue identique à celle de messieurs Clémenceau et Poincaré ? Comme si ce n'était pas normal que des gens qui débutent dans un parler nouveau pour eux, débutent maladroitement. Sachez que je ne parle pas le langage chinois … Si j'en prononce plusieurs mots en les faussant vais-je accuser de racisme tel ou tel chinois qui se moque de moi à cause de ma mauvaise diction ? On refuse trop souvent de se souvenir que bien des français parlaient un patois régional (à l'insu de leurs officiers) pendant la guerre 1914-1918. Les villageois amis de mon grand père maternel étaient de ceux-là, creusois d'origine.

Tous pouvaient s'exclamer :

  • "Nous nous moquin dé qui qué risin de nous !"

Alors pourquoi se choque-t'on de formules telles que :

  • « Toi pas fâcher, missié … Nous pas savoir bon blanc » paroles que Hergé attribua aux pèlerins noirs dans Coke en Stock. Paroles qui font comme un écho au langage tenu par un héros blanc dans des films réalisés par hollywood puis traduits en français : « Moi Tarzan, toi Jane ! ».

Toujours dans le même sujet, comment accuser de racisme esclavagiste des européens qui abolirent officiellement l'esclavage, cessèrent les premiers de le pratiquer, alors qu'aujourd'hui encore, en maints pays musulmans, l'esclavage existe toujours ?

Cependant bonne nouvelle : nous pouvons dès à présent utiliser POPEYE sans avoir à en demander l'autorisation aux syndicates américains.

Profitons en tout de suite ci-dessous.

YRAL

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Le dernier banjo à Paris


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16/10/2008

Brute de paume

BD Nostalgie Black-Boy.jpg

Non, non, Il ne s'agit pas d'une "main de fatma" utilisée par telle ou telle organisation politique travaillant pour les intérêts africains en Europe.

Il ne s'agit que d'une petite image extraite de la bande dessinée Black-Boy publiée en 1956 dans le numéro 5 du format de poche Kid Colorado.

Pourquoi présentons-nous, ici, cette vignette ? simplement parce que ce même kid Colorado destiné à un public d'enfants, pouvait librement offrir à son jeune lectorat toute une imagerie aujourd'hui interdite.

 

La preuve dans cette autre image collée ci-dessous. Un indien fumant une cigarette et s'exhibant en gros plan sur la couverture en couleur !

Colorado.jpg

Jugez de la différence : même les journaux d'à présent publiés pour des adultes n'osent plus présenter le portrait d'un type tranquillement et virilement occupé à "en griller une" !

C'est dire la régression anti culturelle imposée par les gouvernementaux en deux décennies, sous pression des nouvelles ligues de tempérance.

Bien sûr,on affirme que la lutte contre le tabagisme est nécessaire pour garder les braves gens en bonne santé. Mais réfléchissez que l'on garde aussi les lapins, les vaches et les moutons en bonne santé.

Pour les envoyer à l'abattoir.

 

Yral

 

 

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