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10/06/2016

35 heures payées 39. Et bientôt ? 32 payées 39 ?

 

E U R O
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Il faut savoir continuer une grève

Euro-2016.jpg

09/06/2016

Merdci Monsieur le maire !

Cantine scolaire de Pornichet

M E N U
ZLATAN

Zlatan-Menu.jpg

 

08/06/2016

Nice : Menacée d'être pendue au nom du Ramadan

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Ligue féminine laïque pour la tempérance publique

avec le soutien de nos frères religieux

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Bourdin !! La démocratie même orthographiée démocrassie ne doit pas être pervertie en espace de propagande religieuse ! … Tu te fais peu entendre, voire même pas du tout lorsqu’il s’agit de la période du CARÊME.

Mais rassure toi : même si l’Islam redevenait modéré en Europe, tu ne serais pas démuni de tes 90 minutes de « foot ball » le vendredi soir après le passage du marchand de tapis.

07/06/2016

Blum ! Quand le cœur de Macron fait Blum !

 1 9 3 6  ?

Trois ans après

 c’était mil neuf cent trente n’œuf

 

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Servi d’une omelette pas cuite

dans une misérable cantine du peuple laborieux

un bourgeois ose faire scandale.

06/06/2016

Le coût des grèves communistes ?

 

Nos impôts vont le payer

 

martinez,c.g.t,maurice thorez,komintern,jeannette vermeersh,waldexk rochet,garaudy,pierre laurent,pierre goldberg,fabienne comiti,nelly depriester

05/06/2016

Dimanche, jour du Seigneur n° 13

 

Le lundi d’avant celui de cette semaine finissante, ma régulière et moi sommes allés assister aux funérailles religieuses d’une dame vieille … Mais, à mieux y réfléchir, est-on encore « vieux » lorsqu’on est mort ?

 

En l’Église Sainte Thérèse, cette messe d’enterrement débutait à quatorze heure. L’heure à laquelle s’effectuait l’entrée dans les usines du temps de jadis, quand des sirènes sinistres survolaient les toitures de la petite ville du gargotier Gozet. Pour cet office catholique, peu de gens. Peu de gens mais, néanmoins, plus que de prêtres, tous absents. La cérémonie était confiée à deux femmes âgées, l’une noire, l’autre blanche, comme les pions oubliés d’une interminable partie d’échecs. Toutes deux en civil. Elles récitèrent un texte entrecoupé de phrases chantées, sans participation des auditeurs qui, tous et moi le premier, attendaient que ça s’arrête.

 

- C’est à cause de l’ampli du micro : il est mal réglé. On ne pige rien aux paroles.

- Mais, au moins, la noire chante juste.

Pendant la trop longue année préparant le dimanche de la communion solennelle, et comme je marchais au milieu d’une rue dont j’étais sûrement propriétaire puisque mes grands parents y habitaient, une voisine adulte ouvrit brusquement la fenêtre de sa cuisine du rez-de-chaussé. A croire que Madame T guettait impatiemment mon passage devant chez elle.

- Tu vas bien à la messe en ce moment pour préparer ta communion ?

- Heu, bonjour, oui.

- Alors tu le connais l’abbé C. Tu l’entends chanter à la messe. Il chante si bien on me l’a dit.

- … ?

- Tu pourrais savoir quel dimanche prochain à venir dans pas longtemps ce sera lui qui devra chanter ?

 

L’Abbé C., qui chantait si bien, je n’en savais rien, moi, quel jour prochain il chanterait encore. Et je m’en fichais pour tout vous avouer.

 

La voisine insista : t’as qu’à lui demander !

 

T’as qu’à ou pas t’as qu’à, cette demande tombait mal : elle venait pendant une saison où ma relation avec l’Abbé C. était loin d’être au beau fixe.

 

Figurez-vous que trois ou quatre semaines auparavant, un jeudi en matinée – Jour de « caté » - je me rendais à l’adresse d’une école située en bordure d’une chère rivière qui, débordant de ses rives en 1956 (?), mit le grand immeuble du commerçant Bouillonnet dans le bouillon – Ah ! ah ! ah !… j’ai longtemps pratiqué les jeux de mots du genre cantine de midi, autour d’une tablée de copains : comment vas-tu–yau de poêle ? - Au poil !

 

Mais ne perdez pas de vue le sujet principal ! c’est ce que nous conseillait le Père Martin. Donc, un jeudi en matinée, j’entrais dans la salle de l’école privée réservée ce jour là pour les leçons de catéchisme.

 

Oui. Et alors ?

 

Et alors, désinvolte, je m’étais mis à siffler l’air d’une chansonnette à la mode. Je n’ai même plus souvenance de laquelle. C’était que,chacune de mes deux poches emplie d’une main serrée en poing, je me préparais à affronter toute une heure de fantasmagories bibliques : Moïse qui fendait en deux la Mer rouge ou la mère morte … je m’estimais libre de m’en hausser des épaules plutôt que d’en tomber à quatre pattes. Mais, quand même ! formidable, LEUR Moïse ! … Un type capable d’appeler sur terre un « ange de dieu » pour égorger tous les petits enfants d’Égypte en une seule nuit. Un ange insomniaque, sûrement.

 

Paf ! Je bloquais une gifle tombée du ciel. J’en restais muet, n’ayant même pas le réflexe de riposter au missionnaire de dieu.

 

- Toi ! Sois poli ! On ne siffle pas en entrant dans un cours religieux.

 

Du coin de la bouche, à mon côté, un des gamins assagi d’être tenu « en rang » m’interrogea presque admiratif : t’as rien senti ? t’as une peau de crocodile  - Allons, réfléchissez un peu, lieutenant : est ce que Batman, Tarzan et Tom Mix attaqués par traîtrise, se laissent surprendre à pleurnicher ?

 

Plusieurs décennies plus tard, le fait d’avoir siffloté un air joyeux peu avant que commence une leçon de catéchisme, ne me paraît toujours pas suffisant pour justifier une baffe en pleine tronche. Mais la vraie cause était probablement ailleurs. En fait, pendant la semaine passée, j’avais refusé quoique hésitant quelque peu, l’offre faite par cet Abbé C. d’avoir à suivre l’apprentissage pour devenir Enfant de Chœur. Visiblement, mon refus avait dû lui décoiffer le béret. C’est que, savez-vous ? mon père était militant communiste quand Staline prétendait être le dieu des nombreux sans dieu. Ce que savait pertinemment l’Abbé C. pour qui ç’aurait été une bonne petite victoire que de faire servir une cérémonie religieuse par le fils d’un des cocos montluçonnais.

 

Quelque temps plus tard, j’aperçus la voisine, mon père et ma grand-mère bavardant de bonne humeur sur le seuil de la maison. Et la voisine de s’exclamer, parlant de l’Abbé C. :

 

- Vrai, qu’il a une belle voix !

- Oui : un bel organe, insista mon père.

 

Il, mon père, venait de faire allusion à une certaine réputation populaire de l’Abbé C. qui, pas haut de taille mais solide de jambes, était à tort ou à raison la cible d’histoires croustillantes racontées dans des débits de boisson. Histoires qui faisaient d’autant rigoler les groupes de buveurs qu’elles semblaient rendre dérisoire chaque vœu de chasteté.

 

- Et t’as des preuves ? demandait mon oncle quand son beau-frère (tout en versant une goutte énorme de rhum dans la tasse à café vidée de café) récidivait avec un nième racontar de bistro - Et t’as des preuves, je te demande ?

 

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Ryal