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23/02/2018

Le maire Carré réussit la quadrature du cercle

JEANNE D'ARC

était

MUSULMANE

Orlèans-Jeanne-d'Arc 2018.jpg

22/02/2018

Stephen Smith : La ruée vers l'Europe

 

 

NOTRE ANCÊTRE L'HOMO BLANCO

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21/02/2018

Leur solution humanitaire ...


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devenez S.D.F.

Héberger des-migrants.jpg

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VOTRE PROCHAIN FESTIVAL DE CAME

BLACK PANTHER

LE RACISME ANTI BLANC
N'EXISTE ÉVIDEMMENT PAS

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20/02/2018

Archi diplômé, archi vilipendé

 

Wauquiez Laurent

THE FLINGUEUR

 

laurent wauquier,em lyon,xavier bertrand,valérie pécresse,emmanuel macron

19/02/2018

Biathlon Martin Fourcade

C'est le bout de la chaussure

qui décide du résultat

Biathlon-Martin-Fourcade.jpg

16/02/2018

SNCF : 50 milliards de déficit annuel ?

 

Les mauvaises langues clabaudent

 

sncf déficitaire,rapport cour des comptes sncf,guillaume pépy,sncf mobilités,sncf réseau

 

Mémoire Ferrifère

 

Chaque année depuis celle de mes dents de lait jusqu’à celle de mes premières éjaculations, nous voyagions par le train jusqu’à Parsac en Creuse. Il y avait Maman, il y avait Papa et il y avait moi sans la bonne. C’était le 15 août pour la fête mariale.

 

Le départ s’effectuait à Montluçon.

 

— Bonjour monsieur ! Je voudrais trois tickets : deux pour des grandes personnes et un pour un enfant.

 

Maman payait avec l’argent de Papa, puisque Papa était travailleur salarié quand Maman travaillait aussi mais sans être payée puisqu’elle travaillait comme Jeanne d’Arc : au foyer.

 

Sur le quai il y avait un monde fou, celui des congés payés et, à ce moment-là, pas question d’être propriétaire d’une voiture à essence.

 

Dans le train pratiquement toutes les banquettes en bois étaient occupées par des familles SNCF pour qui le transport était gratuit. Au contraire nous qui déboursions notre fric en espérant avoir une place assise nous nous trouvions à demeurer debout.

 

– Ton Père va encore se ramener au dernier moment.

 

Chaque fois que Papa sortait de la maison c’était comme s’il devait mettre toute une garnison autour d’elle. Il vérifiait trois ou quatre fois la fermeture du gaz, celle des robinets d’eau et testait la résistance de chaque serrure fermée à double tour de clef.

 

 

Par tout un jeu des épaules autour d’une trentaine de bustes, papa s’était rapproché de nous dans le couloir du wagon surchargé : Henriette je suis ici ! attends-moi ! ne bouge pas ! Comme

si maman, prisonnière de ses deux bras croisés contre lesquels pesait une voisine, avait pu décoller sa cheville gauche de sa cheville droite. … Et papa s’impatientant, ajouta : Qu’est-ce qu’ils fichent les gars du rail ? On est tassés comme au temps de l’occupation allemande. Il faut accrocher un wagon supplémentaire.

 

Nous étions bel et bien immobilisés. Mon visage du côté de ma joue était malgré moi appuyé contre le bas du veston d’un type. Pour un peu j’aurais entendu coasser la grenouille que nous avons tous dans nos boyaux.

 

La locomotive à charbon et à vapeur tardait à démarrer. Une voix de femme, soudain, domina notre inconfort de bestiaux : « On ne peut pas partir il parait qu’il y a un bonhomme qui s’est allongé en travers des voies ».

 

Le bonhomme c’était Papa.

 

Ryal