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13/07/2019

Tarzanide du grenier n° 361

 

En ce moment le Musée des Arts et des Métiers dans Paris-Pourri, expose les travaux d'Edgar Jacobs, travaux relatifs au monde grouillant des bandes dessinées. C'est lui Jacobs qui créa les inséparables Blake et Mortimer, peut-être le fleuron le plus représentatif de l'ancien journal TINTIN. Un journal en faveur duquel se manifestèrent toujours nos curés quoiqu'il concurrença dangereusement Cœurs Vaillants, hebdomadaire directement issu du religieux catholique.

 

Doc Jivaro connut Blake et Mortimer à partir de l'un des épisodes les plus fameux de leurs aventurlures. Nous étions en 1953 et c'était "La Marque Jaune". Toutefois cette histoire ne retint pas longtemps Doc Jivaro qui préféra bientôt la cage grande ouverte de l'écureuil SPIROU.

 

Le numéro 256 de TINTIN édita la première planche BD de La Marque Jaune en même temps que se terminait en page 16 de ce même journal l'épisode précédent "La Grande Menace".

 

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L'hebdomadaire politique VALEURS actuelles (n° 4311) vient d'éditer un article sous le titre "retour vers le futur" consacré à l'exposition présente 60 rue Réaumur 75003 Paris. Sans prétendre  pourtant rivaliser avec le numéro hors-série de BEAUX ARTS (juin 2015) intitulé BLAKE ET MORTIMER  face aux grands mystères de l'Humanité. (BD-Beaux-Arts-hors-série,-2.jpg)

 

BD-Tintin-Marque-jaune,-pg-.jpg

 

 

Le travail lent et studieux de Edgar Jacobs contribua fortement à qualifier de "style ligne claire" l'ensemble des bandes dessinées affichées dans TINTIN. Par opposition à une autre école belge surnommée, elle, l’École des Gros Nez, sans doute à cause du tarin en forme de patate dont l'exemplaire Franquin et son compère Jidéhem affublèrent leur personnage Gaston Lagaffe pendant l'année 1957.

 

Doc Jivaro

 

10/07/2019

Tarzanide improvisé néanmoins n° 360

Cette année encore Fausto Copi et "tête de cuir" n'ont pas été présents sur la ligne de départ du Tour de France. "Tête de cuir" était le sobriquet donné à Jean Robic, un breton entêté auquel ses médecins avaient conseillé de protéger son crane déjà victime d'un accident. A l'époque, le port d'un casque pendant une épreuve cycliste n'avait rien d'obligatoire, si bien que le bonhomme passait pour un original.

 

Cette année encore et encore, les compétiteurs hommes noirs semblent ne pas participer à la célèbre course par étapes. En tout cas la TV se montre très discrète quant à leur existence (semblerait qu'il y en a deux, chacun moulinant deux pédales).

 

 

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Faut-il toujours rappeler que Pellos, de son nom véritable Pellarin, qui naquit en 1900 avant de périr en 1998, se classa définitivement comme le dessinateur de bédé françaises le mieux qualifié pour raconter en images les récits relatifs aux sports. La boxe, la lutte et le foot, le ski, l'alpinisme et le tennis mais aussi le cyclisme, tous s'animèrent entre ses mains si j'ose dire. C'est même lui qui attribua à un jeune homme de couleur un rôle non pas simplement sympathique mais surtout décisif quant au choix ainsi qu'à la réussite des épreuves sportives. Au risque, parfois, de choc dangereux plus proches du pugilat entre voyous que d'une mêlée de rugby entre gentlemen. On peut vérifier ces évènements dans l'hebdomadaire ZORRO depuis 1951 jusqu'au premier trimestre de l'année 1954, trimestre qui achève les exploits sportifs de "Chouchou roi de la Petite Reine".

 

Doc Jivaro

 

06/07/2019

Tarzanides du grenier n° 359

 

La première guerre mondiale aurait pu être pour l'aviateur BIGGLES, tout au moins dans les romans signés de W. Earljohn, l'occasion d'affronter la Luftwaffe et, donc, d'affronter un des as de la chasse aérienne : Goering.

 

C'était ça, c'était lui : Hermann Goering, futur maréchal opiomane du IIIe Reich.

 

Lorsque l'Angleterre de 1941 prolongea, d'abord isolée, la guerre déclarée en 1939 contre l'Allemagne, Pierre Clostermann, notre compatriote, s'engagea dans la Royal Air Force ... Toutefois le nom de Clostermann ne devint pas le titre d'un journal de bandes dessinées. Par contre, il y eut un Battler Britton, pilote fictif de la R.A.F.

 

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Ce fut l'éditeur Impéria qui le lança sur le marché de nos comics périodiques. Le succès, autant inattendu que phénoménal, permit à ce format de poche de subsister pendant 471 numéros mensuels jusqu'en 1986 après être né en 1958.

 

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Mais en 1958, celui qui ne répondait pas encore au surnom Doc Jivaro, avait délaissé les journaux Bédé. Désormais, il recherchait des lectures plus adultes. Alors, tout à fait par hasard, un voisin plus jeune lui fit connaître quelques titres nouveaux émergeant dans les petits Mickey. Et parmi eux Battler Britton.

 

Le jardin familial de ce garçon prénommé Bernard côtoyait celui de mes grands-parents. Bernard et moi ne trouvions aucune vraie raison  à l'existence d'un vilain petit mur qui gênait nos rencontres .

 

Le Doc Jivaro d'à présent ne détient que sept ou huit petits Battler Britton. N'en pavoisons pas ! Aussi est-il amusé d'apprendre que des messieurs collectionneurs d'un pocket pour l'enfance se consolent de la banalité des scénarios en constatant qu'un certain Hugo Pratt, prochain inventeur du célèbre Corto Maltesse, ne crut pas déchoir en plaçant son talent au service des aventures imaginaires d'un faux aviateur british.

 

Doc Jivaro

 

29/06/2019

Tarzanides du grenier n° 358

 

Oui, c'est bien tout à la fin des années 1970, que René et moi avions pris l'habitude de commander notre café double matinal dans un établissement de la Rue Aux Ours : au petit marsouin, c'était l'enseigne. existe t-il toujours ? Pour vous en dire un peu, René, de corpulence trapue et plus âgé que moi, tenait un rôle de "videur" dans un des b... du quartier des halls. C'est ce qui explique qu'une dame s'asseyait parfois à notre table. C'était une gagneuse d'assez haute taille, robuste, coiffée d'une chevelure blonde qui lui descendait à l'arrière jusqu'au promontoire de son fessier. Nous bavardions de tout et de rien jusqu'à ce qu'elle dise : Bon, moi, Carole, je vais me pieuter !

 

Elle en lessivait, rue Quincampoix, chaque nuit . Les filles de ce temps là dans ce quartier parisien couvraient 'les trois-huit" comme les travailleurs syndiqués de Billancourt.

 

 

Une fois je me laissais raconter que je faisais de la bande dessinée. Des guignols, vous savez. Oh ! s'exclama Carole, quand j'étais gamine je lisais TARTINE ! qu'est ce que je me tordais avec ça !"

 


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Doc Jivaro, il ne s'est jamais intéressé à TARTINE qu'il entrevit d'abord dans le mensuel de poche ARC EN CIEL (164 pages) des Éditions de l'Occident en Belgique. C'est Jean Chapelle le créateur avec Oullié du journal Bédé ZORRO, qui propagea en France la publication des aventurlures de TARTINE, une herculéenne grand'mère bien mieux sociable que Tatie Danièle.

 

 

 

BD-Arc-en-Ciel,-n°-14,-1958.jpg

 

Lorsque je rencontrais Jean Chapelle en 1965 ou 66, pour lui présenter quelques uns de mes travaux, c'est lui qui précisa que cette TARTINE en France s'appelait Abélarda en Italie.

 

Pendant ces moments passés, la bande dessinée n'était pas encore devenue une mode chez les adultes et je ne me souviens même pas si l'Anthologie Planète avait déjà publié son épais volume des "Chefs-d’œuvre de la bande dessinée".

 

BD-Chefs-d'oeuvres,Ed-Planè.jpg

 

Doc Jivaro bénéficie depuis plus de quinze ans d'une retraite mais celle ci ne lui donne aucun droit à des congés payés. Preuve que la législation du travail n'est pas vraiment bien accomplie.

 

Doc Jivaro

 

22/06/2019

Tarzanides du grenier n° 357

 

NAOH des OULHAMRS

 

 

Vers la fin de l'année 2018, ma légitime authentifiée dans les archives de la Mairie Parisienne du Xe rarrondissement, me posa la question traditionnelle :

 

- Qu'est ce que Monsieur souhaite comme cadeau pour l'année nouvelle ?

 

Je n'eus pas la réponse. Alors ma femme : j'ai vu que Hachette réédite les aventures des Pieds Nickelés dessinées par Pellos. En plus nous pourrons interrompre nos achats quand nous voudrons.

 

- Non ?

- Si.

 

Depuis, le facteur, a intervalles réguliers, apporte une boîte en carton rigide contenant des exemplaires de BD auprès de laquelle était assidue la jeunesse des années 1950.

 

- En plus, encore, tu vas recevoir un cadeau si tu restes fidèle client.

- Non ?

- Si.

 

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J'ai donc reçu une réédition de LA GUERRE DU FEU toujours dessinée par l'infatigable Pellos, une série que je connus avec enthousiasme en dehors des études scolaires. La publication s'en faisait dans l'hebdomadaire ZORRO sur une page centrale toute en couleur. Seulement voilà, aujourd'hui, le format de la réimpression est bien plus petit que celui de l'original, et les couleurs pas vraiment respectueuses de celles de la première parution. Autre altération : chacune des planches originales est coiffée du titre LA GUERRE DU FEU, titre qui est supprimé dans l'édition datée de 2018. Enfin la couverture est un truquage réalisé à partir d'un dessin que l'on a inversé et « nettoyé », comme on peut en faire le constat en le comparant avec l'image ci-après.

 

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Les couleurs du ZORRO des années 50-51 étaient pratiquées « à l'essence » donc moins coûteuses. Quel résultat ? Défectueux ! L'encre imprégnait la feuille jusqu'à la traverser en rendant pénible par salissure la lecture au verso. « C'est dégueulasse ! disait-on entre nous, si ça continue on n’achètera plus ».

 

 

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Planche BD, format réel : 36,5 X 27 cm

dans le ZORRO n° 256 de l'année 1951.

 

Je ne pense pas avoir à rappeler que cette BD résulte librement modifiée d'un roman populaire par lequel Rosny Ainé connut le succès dès 1911.

 

Doc Jivaro

 

21/06/2019

R.A.S.


Donc, à demain
si vous le voulez bien