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29/12/2013

Aux bonnes heures des dames n° 41

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Lui, déjà deux fois qu'elle le refusait. Cet entêté finirait bien par se décourager.

Elle allait et venait, rue Saint Martin depuis l’Église Saint Nicolas en tournant sur la rue aux Ours avec retour rue Réaumur par le Sébasto.

 En ce temps là, il y avait deux urinoirs – deux tasses. Lydia était prévenue : tu ne les acceptes pas lorsqu'ils sortent des pissotières. Tu risques de tomber sur des gourmands du croûton de pain ramolli, si tu vois ce que je veux dire. Quel monde !

 Son protecteur, qui termina par un cancer au foie, la cala rue La Reynie, où elle flamba.

28/12/2013

Les Tarzanides du grenier n° 46

YAK « suite en guise de final »

 

Quoique obtenant grand succès auprès des enfants du début années 1950, YAK se limita seulement à 6 numéros personnalisés. Ensuite, il fusionna avec un autre titre – BRIK – formant en duo BRIK-YAK qui s'étira sur 73 parutions mensuelles.

 Ce fut donc dans le numéro 19 de BRIK que se prolongèrent les exploits fabuleux de YAK.

 

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Ici, YAK se débarrasse des « Hommes volants » mais se retrouve capturé par les survivants d'une Égypte antique a laquelle, soit dit en passant, Israël est redevable de la naissance de Moïse. YAK réussira t'il a échapper à une séduisante princesse nommée comme par hasard Neferti ? Vous le saurez au prochain numéro, alors ne le manquez pas, petits amis lecteurs.

 Les aventures de YAK étaient dessinées par Cézard (1924-1977), lequel ne connut une vraie popularité qu'en changeant complètement de style. Il fabriqua Arthur le Petit Fantôme, d'un dessin humoristique plus laborieux que décontracté, et cela pour l'hebdomadaire VAILLANT, qui servait de relais pour le Parti Communiste auprès de nombre de gosses de l'école laïque.

 Ce numéro 19 de BRIK-YAK, important puisque doté d'un format de transition, n'est pourtant pas le plus recherché par les collectionneurs, ceux-ci lui préférant le numéro 4 du seul YAK.

 

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« Les dieux du stade » en est le titre retentissant. Publié en janvier 1950, ce titre fait écho à un film allemand d'époque et réalisé comme reportage grandiose des jeux olympiques qui se tinrent dans Berlin, année 1936. Une certaine Léni Riefensthal, alors fameuse par sa beauté autant que par ses étreintes galantes réelles ou inventées, signa ce chef d’œuvre cinématographique pour un troisième Reich qui promettait de durer mille ans.


 

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Fragment du n° 507 de CINEMONDE (7 juillet 1938). En page 2 le commentaire assez bref est signé de Maurice BESSY.

 

Ne croyez pas que nous nous éloignons ainsi de nos amis les Tarzanides. Nous restons en plein dedans, plutôt. Car pendant les jeux olympiques de 1936, un jeune athlète américain gagna la rude épreuve du décathlon. Il se nommait GLENN MORRIS. Et c'est lui qui endossa pour Hollywood le rôle de TARZAN dans « Tarzan's revenge ». On attribua même à ce grand garçon blanc vainqueur, (sans doute applaudi par Hitler et Goering) – une liaison amoureuse avec … avec la fougueuse Leni Riefensthal précédemment citée.


 Parcourant le numéro 49 de BRIK-YAK, les petits lecteurs ressentirent une frustration : YAK, leur YAK n'était plus présent. En réalité YAK, encore existant dans le numéro 48, avait cessé depuis longtemps de ressembler au puissant YAK de la première mouture. Il était devenu une homme normal. Il ne s'aventurait plus dans des pays fantastiques, et plus aucun monstre ne menaçait de le dévorer tout crûment. Il ne se heurtait désormais qu'à des adversaires communs, ceux du coin de la rue. C'en était bien décevant. Et, peut être pire encore dans sa déchéance, les jolies filles qui le faisaient jeter aux lions lorsqu'il dédaignait de les aimer, elles avaient toutes disparues, elles aussi.

 

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Sur le devant de la large poitrine, une énigme ; quelque chose comme un « code barre » unique parmi les personnages de BD pour la jeunesse. N'est- ce pas que nous pensons aux chiffres romains ? Quoiqu'il en soit ces symboles n'existent pas dans le premier épisode ; ils n'apparaissent que pendant le deuxième numéro (5 novembre 1949). Et pourtant, nous les voyons sur le dessin colorié de la couverture du numéro 1 (5 octobre 1949). Ce qui semble indiquer que cette couverture du numéro 1 n'a été réalisée qu'après les planches dessinées pour le numéro 2.

 En 2009, surprise ! Une réédition format d'origine des exploits de YAK est entreprise par les « éditions du bleu et noir », la gérance étant assurée par Jean Antoine Santiago*. Chaque exemplaire, 10 euros. Initiative courageuse lorsqu'on sait que ce genre de produit n'est guère accessible que dans de rares librairies spécialisées.

 

Docteur Jivaro

*editionsdubleuetnoir.e-monsite.com

22/12/2013

Aux bonnes heures des dames n° 40

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- Eh ! j'crois que t'en as un  qui te guette.

- Flute ! zut ! même plus le temps de siffler un diabolo-menthe.

Aux bonnes heures des dames n° 39

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Deux ou trois mois avant le mois des "accords d'Evian".

- Tu pipes ? 

- Je ne fais que ça. 10 balles, pas cher.

- Et ta copine ?

- On te monte à deux : trente tout rond.

21/12/2013

Les Tarzanides du grenier n° 45

L'ensemble de cette image est influencé par les travaux de Hogarth, lequel succéda à Foster dont il amplifia le style pour couronner d'une réputation mondiale TARZAN.

 

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Dans ce dessin qu'ici nous trouvons isolé de la BD à laquelle il appartient, les motifs en sont tous influencés par Hogarth. La grosse branche tordue, noueuse et saccadée dans son parcours ; le personnage acrobate lancé en plongée (doté d'un bras gauche surdimensionné) et formant comme la pupille d'un œil géant délimité tout autour par l'abondance des feuillages … etc, etc. Mais surtout, une erreur fréquente dans les illustrations populaires : la liane est suspendue à la cime des arbres alors qu'en réalité toute liane possède sa racine dans le sol. Elle monte, ne descend pas.

 

YAK n'est pour ainsi dire jamais mentionné parmi les Tarzanides. Cependant, beaucoup des péripéties auxquels il survit offrent des ressemblances avec celles du héros de Burrough. Même si Yak ne se présente pas quasi dénudé, n'ayant pour seul vesture qu'un pagne de pudeur auquel s'accroche un couteau-poignard, symbole d'une indépendance que l'adolescence gagne au détriment du père. Dans le domaine d'une royauté débutante, on hérite peu, on usurpe beaucoup. 

 

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Couverture numéro 1 de Yak, 1949.

 

Aujourd'hui, chez nos enfants gavés de surhommes et d’animaux fantastiques (au fond ce sont les mêmes), l'existence révolue des dinosaures est devenue comme contemporaine. Il n'en fut pas de même pour nous qui naquîmes pendant l'affrontement armé entre américains et japonais (d'où résulta la seconde guerre mondiale). Les « Lézards terribles » étaient alors rares, de peu d'importance dans les scénarios de la bédé. Ce qui explique que cette couverture de grand format numéro 1 de YAK – 1949 – impressionna fortement les petits écoliers de la quatrième république. Scandalisant en même temps – eh, oui ! - nos vieux instituteurs dont l'enfance ne fut souvent amusée que par « Zoé Plouf, femme à poigne » ou encore « Le bain de pieds de Monsieur MILIBAR » - Faites bien dodo les petits n'enfants !

 

Docteur Jivaro

 

Semaine prochaine, nous rappellerons les mutations dévalorisantes qui frappèrent YAK, celui-ci mutilé par l'infecte censure 1949.

 

15/12/2013

Aux bonnes heures des dames n° 38

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Chaque vendredi soir, les types s'attroupaient nombreux. A croire  qu'ils se donnaient rendez-vous, se faisant un devoir de payer une pute pour marquer la fin de leur semaine de boulot.

"Tiens, celui-ci va être son dernier,à  Alexandra. Après elle va se casser. Bonne nuit tout le monde !