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19/08/2012

Brèves du trottoir n° 95

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Lydia promenant sa petite caniche par quatre rues tout autour d'un bloc de bâtiments, ancien quartier des Halles.

  • Au début, elle m'aidait auprès des clients, tu vois ce que je veux dire. Mais figure toi que cette coquine serait devenue ma concurrente si je l'avais laissé continuer.

Oh ! Oh !

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Rangée n° 95, cette  image est la dernière de notre série

« Brèves du trottoir ».

Dimanche prochain, une deuxième série intitulée

« A tire d'Elles »

débutera mais sans que je puisse en prévoir sa durée.

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Brèves du trottoir n° 94

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Comme l'un de ses visiteurs marchait vers la sortie, notre Lydia nationale ne se soulageait pas d'une mauvaise humeur. 

D'abord, des locataires nouveaux dans l'immeuble et qui prétendaient la faire expulser. « Alors que je loge ici depuis presque trente ans avant leur arrivée, ces connards ! Ils font signer contre moi et deux copines une pétition de merde ! oui, mon cul, tu parles ! » 

Et t'aussi la police qui, depuis 2003, colle de plus en plus de PV aux dernières courtisanes traditionnelles du coin. Et pourquoi donc ? Parce qu'au lieu de s'avilir dans la mendicité, elles choisissent de gagner du fric en satisfaisant la demande de l'homme toujours aux aguets sexuels ! 

Pourtant Lydia à fait tout son possible pour réglementer sa situation. Elle s'est déclarée travailleuse indépendante, personne physique dotée d'un numéro SIRET … etc., etc. 

Elle a dû déjà vendre, sous menace d'être accusée de proxénétisme par le juge, un des trois studios achetés avec de l'argent honnête. Un argent perçu lorsqu'elle participait aux 3 X 8 sur le ruban, une cadence pareille à celles du prolo reniflant la limaille chez Renault. 

Reste qu'elle n'habite pas les deux studios restants. Elle y vient simplement pour siffler le passager, c'est tout. 

Elle se paie un confortable appartement parisien, je ne vous indique pas où. 

Elle y entretient même un vieux, bien vieux julot qui n’eut jamais vraiment autorité sur elle. Il se traîne pour ainsi dire quasi impotent. Il coûte en médicaments non remboursés par la SS. L'est tout ratatiné du gland jusqu'à la cervelle. Regardez : Il lui arrive de percer des trous dans d'anciens tickets PMU périmés … « Je l'engueule et puis je fais semblant d'aller les jouer au bureau de tabac. Je m'en donne de la peine, tu sais. » 

  • Pourquoi tu le gardes ?

  • Il fait partie de ma jeunesse.

 

18/08/2012

Les Greniers de la BD n° 9

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Reliure amateur comprenant 8 exemplaires non numérotés, chacun de 16 pages. 

Edition La Belle Hélène, 1948.


 Au départ, un bloc de journaux mensuels et agrafés entre eux mais ayant perdu leur couverture ; et que j’achetai chez un revendeur de vieux bouquins, qui tenait boutique non loin de la Mairie de Montluçon. 

Était-ce pendant les années 1955-56 ? longtemps, longtemps après, en janvier 1990 (ce me semble !) j'ai fabriqué une couverture cartonnée qu'ensuite j'ai illustrée en m'inspirant d'un dessin de Mouminoux. Cette interprétation, je l'ai paraphée en unissant la signature de Dimitri Mouminoux avec l'un de mes anagrammes = Ryal. 

Sous cette même couverture, le fascicule intitulé « L’épreuve » est complété trompeusement par une feuille errante « Histoire de Casablanca », feuille rescapée d'un exemplaire disparu de la même collection. J'ai filouté en écrivant le mot « fin » dans la dernière image de la page 14, rien que pour donner l'illusion que ne sont pas absentes les deux pages finales d'origine par lesquelles devrait se terminer réellement « L’épreuve », épisode de Zar'o. 


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Une des planches n. et b. de Zar'o. De longues scènes de bagarre entre hommes compensent l'absence de séquences érotiques mobilisant filles et garçons. Pendant la deuxième moitié des années 40 lorsque des éditeurs français s'essayèrent à distribuer un peu de sexy dans leurs magazines destinées à la jeunesse, ils recoururent aux produits américains. Une des lois de 1949 stoppa toutes leurs tentatives jusqu'au début des années 1970. 

Les pleins et les déliés du lettrage indiquent que Mouminoux utilisait une plume métallique. Mais dans les personnages et les décors, le pinceau souple venait compléter le premier tracé des profils. 

Très doué, Mouminoux produisit énormément, y compris pour des journaux destinés aux vraies petites filles de l'ordre catholique (Âmes Vaillantes). 

Aujourd'hui, des historiens s’intéressent à son parcours politique puisqu'il écrivit sous le nom de Sajer le récit (+ ou – véridique ?) de son engagement guerrier dans la Wehrmacht. 

Il n'est pas encore interdit de lire « Le Soldat oublié », 1967,

14/08/2012

Hier, journée des enfants du diable

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Lord Greystoke

alias Tarzan

EST un gaucher quasi permanent dans les dessins américains signés Burnes Hogarth, lequel de Hogarth Burnes était lui aussi un gaucher.

 

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Dans la version française publiée pour la première fois le samedi 7 octobre 1950, le poignard est escamoté. Sans doute les belles âmes chargées de retarder l'émancipation intellectuelle des enfants, n'ont-elles pas eu conscience que la forme de la chevelure est autrement plus aggressive que celle de l'arme à couper la brioche du dimanche.

 

Lorsqu'avec l'aide involontaire des peuples guerriers venus de Germany, les premiers chrétiens ravagèrent l'Empire Latin, ils entrèrent en conflit avec les mœurs de nos ancêtres païens, lesquels utilisaient officiellement leur main gauche pour se masturber.

Les doctrinaires chrétiens ne tolérant la sexualité humaine que sous l'aspect d'un austère « devoir conjugal » s’employèrent à calomnier cette main gauche jusqu'à la rendre honteuse parmi les peuples, notamment en la taxant de « main du diable » donc de « main du vice ».

Il est révélateur de la persistance religieuse d'avoir à constater que presque tous les médecins européens, jusqu'au milieu du XXe siècle, condamnaient auprès des parents la masturbation chez l'adolescent et l'adolescente.

12/08/2012

brèves du trottoir n° 93

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- On y va m'sieur ?

- Dans un petit moment

Brèves du trottoir n° 92

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Lui, sous le renfoncement d'une entrée récemment murée, ça fait tout une heure qu'il observe le va et vient d'une gagneuse.

Elle lui fiche la paix. Et pour cause : c'est un habitué capable de verser le prix de toutes les passades qu'elle réalise et dont il compte la quantité. Il ne monte finalement avec elle que pour la payer du spectacle.

Des comme lui elle en redemande.